2008-12-16 14:24:22

    NEW YORK (Nations Unies), 15 décembre (Xinhua) --  L'exploitation des ressources hydrauliques inexploitées en Afrique est critique pour son peuple, a déclaré Jacques Diouf, responsable en chef de la FAO, lors d'une conférence des ministres africains  tenue lundi en Libye.   

     Lors de la session d'ouverture de la conférence sur le  programme de 20 ans de gestion de l'eau, Révolution Bleue, d'une  valeur de 65 milliards de dollars américains, tenue à Syrte, une  ville libyenne, le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agricutlure (FAO), Jacques Diouf, a indiqué que la gestion de l'eau est un élément clé dans la  sécurité alimentaire. 

     L'Afrique sub-saharienne, souffrant déjà du taux de  malnutrition le plus élevé du monde, a besoin de tripler sa  production alimentaire d'ici 2050, pour nourrir une population  prévue atteindre 2 milliards d'habitants, qui devraient être le  plus durement touchés par les changements climatiques, a affirmé  M. Diouf cité par un communiqué de presse publié sur un site-web  de l'ONU. 

     Il a souligné que "la relance de la production agricole dans  des pays pauvres est un moyen viable et durable pour combattre la  famine. Nous devons donc investir plus dans l'agriculture". 

     Il a appelé à la tenue d'un sommet mondial pour "assurer une plus grande cohérence dans le contrôle de la sécurité alimentaire  et jeter les bases d'un nouveau système de commerce agricole  offrant aux fermiers dans les pays développés et en voie de  développement la possibilité de gagner une vie décente". 

     Révolution Bleue est destinée à exploiter les ressources  naturelles de l'Afrique en accordant des investissements à la  gestion de l'eau au niveau des villages, aux systèmes d'irrigation et au développement de grands bassins fluviaux pour l'agriculture  et la génération de l'énergie hydraulique. 

     La conférence de trois jours, organisée par la FAO et  présidée par la Libye, en collaboration avec l'Union africaine, a  attiré des ministres de 53 pays africains sous le thème : Passer  de la parole aux actes.