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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie

31 octobre 2008

Littérature africaine


rectoverso

"ARC MUSICAL" PRÉCÉDÉ DE "EPITOMÉ"
Tchicaya U Tam'Si
Introduction de Claire Céa - Préface de Boniface Mongo-Mboussa
Encres Noires
LITTÉRATURE POÉSIE AFRIQUE NOIRE Congo


Tchicaya U TAM'SI mêle dans une écriture subversive son angoisse existentielle à la passion du Congo, son pays natal. En rupture avec la poésie de la négritude, il propose des poèmes éclatés, à la syntaxe désarticulée, travaillés par des ruptures de tons, de collages baroques, qui juxtaposent le prosaïque et le sublime, provoquant ainsi une tension, qui, à son tour, provoque l'intranquillité du lecteur. "Epitomé" fut initialement publié en 1962, et "Arc musical" en 1968.

ISBN : 978-2-296-03007-7 • avril 2007 • 170 pages

LE CHANT DES CHIMPANZÉS
Daniel Mengara
Encres Noires
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES AFRIQUE NOIRE Gabon


C'est le récit d'un jeune garçon de dix ans qui, caché sous un lit, voit sa mère et ses deux petites soeurs sauvagement assassinées par des soldats venus arrêter son père. Ayant par miracle échappé aux soldats, le jeune garçon découvre dix ans plus tard que son père est toujours vivant, prisonnier des geôles du Grand Camarade Président Trebla Dranreb Ognob, un dictateur sanguinaire qui règne d'une poigne de fer sur le pays imaginaire de Bibulu depuis quarante ans...

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30 octobre 2008

RD Congo : pourquoi le conflit du Kivu resurgit aujourd'hui

Par David Servenay | Rue89 | 30/10/2008 | 12H01

Cette reprise des combats autour de Goma est la conséquence d'un énième accord de paix défaillant. Comme le souligne l'International Crisis Group dans sa dernière analyse, les groupes armés présents dans la région se sont réarmés ces dernières semaines. Il était donc logique que les armes parlent à nouveau. Retour sur un conflit qui n'en finit pas de ravager la région depuis quatorze ans.

Le Kivu ? La Suisse de l'Afrique centrale

Contrairement aux images misérabilistes qui reviennent à chaque soubresaut de la crise, le Kivu est une région extraordinairement riche, qui lui vaut le surnom de « Suisse de l'Afrique centrale ». Et ce pour plusieurs raisons :

  • D'une superficie de 256 000 km2 -presque la moitié de la France- la région s'étale entre la cuvette congolaise, au climat tropical, et les contreforts du plateau rwando-burundais, beaucoup plus tempéré et froid.
  • Au nord, la chaîne des volcans Virunga culmine à plus de 4000 mètres d'altitude, à l'ouest, les forêts congolaises offrent un environnement où les cultures sont abondantes, mais surtout des richesses minières inégalées : cuivre, or, coltan, gaz naturel et pétrole dans les lacs Kivu et Tanganiyka. Toutes ces richesses faisant l'objet de trafics en tout genre.
  • Traditionnellement peu peuplée, la région est depuis le XIXe siècle une terre d'immigration, attirant les « banyarwanda » (habitants du Rwanda) des plateaux, où la densité de population a toujours été très forte. Ces derniers se heurtent régulièrement aux locaux congolais, à travers de multiples conflits fonciers.
  • Deux villes -chefs-lieu de région administrative- délimitent la zone : Goma au nord du lac Kivu, avec de nombreux camps de réfugiés et Bukavu au sud du lac.

Dès les années 60, le Kivu a constitué une base arrière pour tous les réfugiés -principalement rwandais- de la région, mais également un enjeu de pouvoir entre le Zaïre, le Rwanda et l'Ouganda, où ce « ventre mou » de l'Afrique centrale reste une zone impossible à contrôler entièrement. Car trop vaste.

Des protagonistes de la crise du génocide de 1994

Tous les protagonistes du conflit d'aujourd'hui sont des héritiers du génocide rwandais. Impossible de comprendre la logique des acteurs sans se référer à cette période.

  1. Fin juin-début juillet 1994, après trois mois de massacres, les génocidaires balayés par l'offensive de l'Armée patriotique rwandaise (APR) de Paul Kagame traversent la frontière zaïroise, avec la complicité des soldats de l'opération Turquoise.
  2. Dans les mois qui suivent, les Forces armées rwandaises (FAR) reconstituent leurs unités, en se mélangeant aux Interahamwe (les miliciens du génocide) puis elles récupèrent les armes lourdes normalement confisquées par les Forces armées zaïroises (FAZ). Commence alors une guerre de guérilla contre le nouveau régime de Kigali, qui dure deux ans (1995-97).
  3. En octobre 1996, Kagame confie à son chef d'état-major, le général James Kabarebe, la tâche de liquider cette guérilla. Une traque sanglante commence, partant des camps de réfugiés qui abritent les Interahamwe, jusqu'à Kinshasa où les Rwandais portent au pouvoir Laurent-Désiré Kabila en mai 1997, provoquant la chute du maréchal Mobutu.
  4. En 1998, la guerre reprend dans le Kivu, faisant des centaines de milliers de victimes dans les camps de réfugiés. Chaque camp -Kigali et Kinshasa- s'appuie sur des groupes armés plus proches d'une troupe de miliciens que d'une armée régulière, mais en général bien équipés.
  5. Jusqu'en 2004, les alliés de Kigali contrôlent en grande partie les différentes filières de trafics de matières premières -notamment le coltan qui sert à fabriquer les puces de téléphone portable-, ce qui permet au Rwanda de financer sa reconstruction.
  6. En 2004, le président Kagame négocie la rédition des deux principaux chefs militaires du maquis des ex-FAR -les généraux Paul Rwarakabije et Jérôme Ngendahimana- qui entraînent dans leur sillage des milliers de combattants. Problème : plusieurs milliers préfèrent rester dans le maquis. Ils ne l'ont toujours pas quitté.

Petit à petit, l'Armée nationale congolaise (FARDC) a réussi à reprendre pied dans la région; mais elle se heurte :

  • d'un côté, aux supplétifs rwandais : le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dirigé par le général Laurent Nkunda, 41 ans, un homme soupçonné de crimes de guerre. Cet ancien de l'APR a toujours servi les desseins de Kigali, mais il est devenu un allié gênant à partir du moment où la justice internationale a émis des mandats d'arrêts internationaux pour des exactions qui lui sont attribuées.

  • De l'autre, aux miliciens des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), héritiers des génocidaires de 1994, qui continuent à vivre des trafics locaux. Eux aussi sont devenus incontrôlables.

  • En janvier 2008, un énième accord de paix est donc ficelé, mais il comporte au moins deux failles : les FDLR ne l'ont pas signé et il limite l'amnistie aux « actes de guerres ». Les auteurs de crimes de guerre et/ou de crimes contre l'humanité seront poursuivis.

En somme, quatorze ans après le début du conflit, plus personne n'a vraiment de prise sur des groupes armés qui se sont autonomisés et servent de bras armés aux puissances régionales.

Que fait la communauté internationale ?

Comme à chaque fois que la tension remonte d'un cran, les premières victimes sont les civils, en particulier la population des camps de réfugiés situés autour de Goma. A la question : combien de victimes ? La mission de l'ONU répond :

« Selon une étude publiée par International Rescue Committee en décembre 2004, 3,8 millions de personnes, pour moitié des enfants, seraient ainsi mortes. Selon Jan Egeland, Coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU, les effets persistants du conflit sont responsables d’au moins 1000 décès par jour en RDC tandis qu’environ trois millions de personnes ont un “besoin urgent d’assistance ”. »

La Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo a été créée en 1999, dans la foulée d'un premier accord de paix. Depuis, la MONUC s'efforce de faire respecter le cessez-le-feu et de désarmer les différents groupes armés sévissant dans la région.

Malgré un budget très important -1 136 875 200 dollars en 2006- et un personnel tout aussi pléthorique -16 475 militaires dont 3551 pakistanais, plus 3150 civils-, le moins qu'on puisse dire est que le succès n'est pas au rendez-vous.

Plusieurs explications à cet échec :

  • D'abord des volontés politiques contradictoires : les Etats-Unis soutiennent le Rwanda, tandis que les Européens, les Français en particulier, s'appuient sur les Congolais, avec… les Chinois, qui financent une bonne partie de l'effort militaire de Kinshasa.

  • Ensuite, un contingent constitué de troupes peu aguerries à cet environnement difficile. Les soldats pakistanais font l'objet de nombreuses enquêtes de l'ONU, soit pour des dérapages individuels, soit pour de vraies fautes politiques dans l'exécution de leur mission.

  • Enfin, la région reste la proie des prédateurs de toute nature, attirés par les fabuleuses richesses du sous-sol. D'où une privatisation rampante d'un conflit au départ très politique.

Comment sortir de cette crise ?

Si un avis fait l'unanimité sur le Kivu, c'est qu'il n'existe pas de recette miracle à cette poudrière permanente.

Politiquement, aucun des protagonistes n'a pour l'instant avancé la moindre piste permettant de trouver une sortie de crise acceptable tant à Kigali qu'à Kinshasa. Le porte-parole du Premier ministre belge a indiqué qu'il demanderait « un examen de la situation du mandat et de la configuration de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) ». Rien de plus, pour le moment. Bruxelles a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Kigali, pour discuter avec le président Kagame.

Militairement, la France a fait une proposition, au titre de sa présidence de l'Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est dit favorable à l'envoi d'un « groupe tactique » -au maximum 1500 hommes- pour stabiliser la situation. Ce ne serait pas une première : l'Europe a déployé deux missions au Congo : Artémis en 2003, dans la région de Bunia, et Eufor RDC à Kinshasa en 2006, pendant le processus électoral. Les Belges, absents du conflit depuis le traumatisme de 1994 où dix casques bleus furent tués, seraient volontaires.

Photo : le général rebelle Laurent Nkunda au camp de déplacés à Kilorirwe, décembre 2007 (James Akena/Reuters).

26 octobre 2008

Quand Lefebvre "défend" l'Afrique

Dimanche 26 Octobre 2008   Par Nicolas PRISSETTE  Le Journal du Dimanche

La scène se joue dans la nuit de mercredi. Dans un hémicycle quasiment désert, mais en présence de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et d'Eric Woerth, ministre du Budget, le député UMP Frédéric Lefebvre défend un amendement créant une réduction d'impôt pour les particuliers et entreprises qui investissent dans les pays en développement "et plus particulièrement en Afrique". Quatre pages techniques signées de son seul nom et rédigées à Bercy, instaurant un régime fiscal avantageux et inédit.

Les députés de la Commission des finances, emmenés par le rapporteur du Budget Gilles Carrez, sont furieux. Ils ont découvert l'amendement la veille, en réunion de Commission, et l'ont rejeté. Non seulement ils s'opposent à certains aspects du projet, mais ils s'offusquent aussi d'être mis devant un fait accompli. Frédéric Lefebvre, inlassable, a tenté de leur faire changer d'avis. Ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, il leur indique que le président de la République lui a donné son feu vert pour créer cette nouvelle "niche" fiscale. L'amendement surprend d'autant ses collègues que le gouvernement s'est engagé à limiter les avantages fiscaux et à mieux contrôler leur coût pour l'Etat. "Les débats ont été assez pénibles, je ne suis pas sûr que tout le monde à l'Elysée soit vraiment au courant", déplore un député UMP qui requiert l'anonymat. "Nous n'avions jamais entendu parler de cette initiative", rappelle Hervé Mariton.

Certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli

Dans l'hémicycle, mercredi soir, Frédéric Lefebvre défend donc la création d'une nouvelle forme de société d'investissement et de développement (Sofidev) destinée à rassembler les fonds à investir en Afrique. Passer par ces sociétés garantira la réduction d'impôt. Il insiste pour que ces nouvelles structures juridiques soient reconnues par l'Etat dès le 1er novembre, avant donc la promulgation de la loi en discussion, attendue en toute fin d'année. "J'ai besoin de savoir si les premières applications pourraient commencer immédiatement, afin que le mouvement s'enclenche sans perdre de temps."

Gilles Carrez réitère son objection formelle de la veille: pas question de faire appliquer une loi fiscale de cette sorte avant qu'elle n'entre dûment en vigueur. Mais Christine Lagarde intervient. "Le gouvernement est très favorable à cet amendement !" lance la ministre de l'Economie qui explique qu'elle donnera son agrément aux Sofidev par anticipation. "C'est la Françafrique!" s'exclame soudain le socialiste Jérôme Cahuzac avant d'interroger: "Qui, à ce jour, a procédé ces investissements en Afrique, où, et pour combien? Et qui demande au Parlement de défiscaliser ces investissements?" L'amendement est adopté. "On ne pouvait faire perdre la face à personne", s'excuse un député UMP dépité.

Dans les couloirs de l'Assemblée, certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli. Le héros de l'OM version 1993 est devenu il y a un an secrétaire national de l'UMP en charge du codéveloppement. "Cela fait plusieurs mois qu'il fait pression pour faire passer une mesure de ce type. Le nouvel avantage fiscal est un moyen de limiter les dégâts pour ceux qui perdent de l'argent en investissant en Afrique", dit un fervent sarkozyste.

"C'est un mauvais procès, rétorque Frédéric Lefebvre. Cela fait plusieurs années que je m'intéresse à ce sujet. J'ai travaillé avec Basile Boli et avec des associations et j'avais avancé sur le dossier bien auparavant. Ce qui compte, c'est de favoriser les investissements directs entre particuliers et entre les entreprises. Car l'aide publique au développement n'arrive, hélas, pas toujours à l'endroit que l'on souhaite."

Allez plus loin et découvrez en intégralité le Journal Du Dimanche en version PDF.

25 octobre 2008

Remise des offres pour la mise en concession du Port Autonome de Pointe-Noire

Phase décisive de la mise en concession du terminal à conteneur

Par Wilfrid SATHOUD

Le processus de mise en concession du port autonome de Pointe-Noire est parvenu à sa phase décisive ce 13 octobre 2008, suite au dépouillement des dossiers techniques de différentes sociétés soumissionnaires à l’appel d’offre lancé par le gouvernement congolais.

Trois principales sociétés opérant depuis des décennies sur la plate forme portuaire de Pointe-Noire ont été sélectionnées pour concourir à l’adjudication de cet appel d’offre. Il s’agit notamment de : Groupe BOLLORE Africa Logistics, Groupe CMA-CGM (Delmas), Groupe GETMA International.

Les dossiers techniques sélectionnés  seront examinés par une commission d’évaluation placée sous la direction de Jean Jacques Bouya, délégué général aux grands travaux, conseiller au transport du Chef de l’Etat congolais, par ailleurs président du conseil d’administration du CFCO (1)  et du PAPN (2).

Le point d’achèvement du dit processus, prévu pour la fin du mois en cours (octobre 2008), sera ponctué par la publication de la sentence adjudicative désignant officiellement la société ou le consortium de sociétés adjudicataire à qui incombera désormais la charge de gérer et d’exploiter le terminal à conteneur du port autonome de Pointe-Noire, dévolue à l’Etat depuis son installation.

En définitif, il convient de souligner que le principale défi à relever par le nouveau gestionnaire du terminal a conteneur du PAPN sera celui de la modernisation et de l’extension des infrastructures techniques tombés en désuétude, dans l’optique de la mise en œuvre du programme d’investissement prioritaire recommandé par la première table ronde de bailleurs de fonds du port autonome de Pointe-Noire, organisé en mars 2006 à l’initiative du gouvernement congolais.

Wilfrid SATHOUD

(1)   Chemin Congo-Ocean

(2)   Port Autonome de Pointe-Noire

Article sur le même sujet extrait de la lettre du continent N° 550 16/10/2008

Dans le petit milieu fermé des "concessionnaires" de terminaux portuaires, l’attribution du port de Pointe-Noire est âprement guettée. Enquête.

Solidement implanté à Abidjan, le groupe Bolloré Africa Logistics, qui a perdu le port de Dakar au profit de Dubaï Ports World, n’a pas l’intention de laisser échapper la concession du terminal du port de Pointe-Noire, au Congo. Pour deux raisons. La première est que son "allié" CMA CGM, auquel il a vendu sa flotte de bateaux Delmas en 2005 (600 millions $), est également soumissionnaire. La seconde est que son "frère ennemi" Progosa (Jacques Dupuydauby) s’est installé, dans son dos, en République démocratique du Congo (RDC), en prenant la gestion de l’Onatra (Office national des transports, LC nº548). Enfin, on voit mal Denis Sassou Nguesso faire de la peine à Vincent Bolloré, l’ami du président Nicolas Sarkozy.

Au Gabon voisin, Bolloré a créé une nouvelle structure, Gabon Mining Logistics, pour mieux profiter des bienfaits futurs de la présence des Chinois dans les mines (fer de Belinga). En Centrafrique, on avait prêté l’intention au groupe français de créer une compagnie de fret aérien interafricain à partir de Bangui (longue piste pour gros porteurs). Un projet totalement démenti à la "Tour Bolloré". Au Cameroun, malgré les apparences, la messe n’est pas dite. Depuis 2003, Progosa conteste l’attribution de la concession du terminal à conteneurs du port de Douala à Bolloré. Un dossier suivi personnellement par le président Paul Biya qui en a parlé avec Nicolas Sarkozy et a, ensuite, reçu Vincent Bolloré lors de son dernier voyage à Paris. Un traitement "judiciaire" de cette affaire, déconnecté du politique, n’est pas exclu. En revanche, si Vincent Bolloré possède ses entrées à l’Elysée, Jacques Dupuydauby a un allié "fortuné" en la personne du colonel Kadhafi, dont la Libya Africa Investment Portfolio (LAP) va opérer avec Progosa (LC nº545), et un allié "politique" : l’ancien président Jacques Chirac. A l’exception notable de Michel de Bonnecorse, ex-conseiller Afrique de l’Elysée avec lequel Jacques Dupuydauby a eu un différend personnel, plusieurs collaborateurs du patron de Progosa, à l’instar de Rémy Chardon, vice-président du groupe, sont des proches de Jacques Chirac. L’ex-ministre de la coopération, Brigitte Girardin, vient même d’accepter de présider la Fondation Progosa qui va soutenir des opérations de la Fondation Chirac.

A Conakry, c’est le groupe Getma International (Richard Talbot) - dont l’allié en Afrique est l’italien MSC - qui a réussi à tacler Bolloré. (Après avoir examiné le dossier, le groupement Progosa-Bouygues aurait renoncé à soumissionner : l’accès à un futur port en eau profonde serait impossible). Les conditions de l’attribution de ce marché à Getma sont cependant vivement contestées sur place, en particulier par Getma Guinée de Jean-Jacques Grenier, devenu un concurrent de son ex-patron. En Angola, Getma International bénéficierait de l’appui du Français Vincent Miclet, très introduit dans le premier cercle du pouvoir, auprès du général "Kopelipa", le chef de la maison militaire et du "Bureau de la reconstruction". A suivre.

24 octobre 2008

Ethnie

Ethnie


Eido-Idea, Paris, janvier 2005

La notion d’ethnie est définie de plusieurs manières, sans que les spécialistes se mettent totalement d’accord. D’ailleurs, c’est l’une des premières caractéristiques de cette notion : celle-ci a été inventée et est utilisée par des "intellectuels", beaucoup plus que par les "membres" des prétendues "ethnies".

Le terme "ethnie" vient du grec ethnos qui signifie « peuple », « tribu ». Pour les Grecs anciens, les "ethnè" étaient des sociétés relevant de leur culture, mais ne se constituant pas en cités-États. Dans la tradition ecclésiastique, on désigne par ethnè l’ensemble des peuples non-chrétiens. Mais le terme "ethnie" n’apparaît en France qu’à la fin du XIXe siècle dans un contexte de domination européenne et dans une volonté de classer à part des peuples qui n’auraient pas d’histoire : il peut se comprendre alors comme un synonyme de race racialement différente à la « race européenne ».

C’est en 1896, que Georges Vacher de La Pouge propose, dans son ouvrage les Sélections sociales, d’utiliser le mot « ethnie » pour désigner une population dont le fond racial ne se modifie pas malgré de nombreux changements linguistiques ou même des scissions démographiques. C’est cette constance de l’attraction réciproque des parties dissociées ainsi que cette cohésion organique et raciale qui seraient le propre de l’ethnie, par opposition aux caractères plus culturels et surtout politiques du « peuple » ou de la « nation » .

Félix Regnault, en 1920, définit l’ethnie d’un point de vue purement linguistique. Mais il convient de rappeler que c’est l’interprétation « ethno-raciale » qui va dominer dans l’entre-deux-guerres avec notamment Georges Montandon, auteur de l’Ethnie française (1935). Le Russe S.M. Shirokogoroff (la Théorie de l’ethnos, 1936), l’Allemand Wilhelm Mühlmann (Rassen, Ethnien, Kulturen, 1964) élaborent des théories qui mettent en lumière la volonté de puissance des groupes humains.

Parmi les définitions que l’on livra ensuite pour tenter de clarifier le terme, J.-L. Amselle rassemble un ensemble de critères qui, réunis, caractériseraient l’ethnie : une langue, un espace, des coutumes, des valeurs, un nom, une même ascendance, la conscience qu’ont les membres de l’ethnie d’appartenir à un même groupe.

"Ethnos" : la référence raciale n’est pas tout à fait celle du terme grec ethnos, qui qualifie des populations inorganisées ou secondaires (par opposition aux Grecs de la cité), et encore moins celle du latin "Ethnicus" qui désigne les païens ; la tradition chrétienne conservera d’ailleurs ce sens. La création des termes "ethnologie" et "ethnographie" à la fin du XVIIIe siècle n’impose pas pour autant la notion d’ethnie. Ce sont les théories de classification raciale du XIXe siècle qui vont conduire à hiérarchiser les peuples, à distinguer des sociétés dites civilisées des sociétés dites primitives, les nations des ethnies. Nous sommes devant une notion incertaine.

La superposition des caractères biologiques et culturels dominera cette approche du problème jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Le terme d’ethnie est appliqué à des réalités aussi disparates qu’une tribu traditionnelle (en Afrique noire), une population européenne (les Corses, par exemple), une minorité nationale (les Polonais dans la société américaine) ou encore les populations classées comme tribales par l’administration britannique aux Indes.

Au lieu de considérer l’ethnie comme un isolat humain se transmettant immuablement le long des générations des éléments culturels, les distinctions ethniques se fondent et s’entretiennent dans des interrelations et par des mécanismes d’exclusion et d’incorporation définissant des frontières plus ou moins floues et jamais définitives.

Mais le terme d’ethnie se heurte alors à un certain nombre de difficultés : de nombreux chercheurs ont relevé l’inadéquation du concept et de la réalité, en soulignant que tout peuple était soumis à un flux continuel de populations. Chaque société serait donc intégrée dans des ensembles plus vastes et il existerait ainsi différents espaces : sociaux, politiques, linguistiques, culturels… Ce serait alors l’ensemble de ces multiples unités qui constituerait la véritable matrice d’identification. En ce sens, même si le terme demeure pertinent dans l’analyse géopolitique, ne serait-ce que pour rendre compte des conflits qui s’en réclament, il ne recouvrirait pas une situation réelle. Si l’on emprunte l’exemple du tristement célèbre conflit « interethnique » rwandais, la division en deux groupes différents ne datait que des années 1930 et reposait sur deux critères : la taille (plus ou moins de 1,60 m pour les hommes) et le statut social (la possession de plus ou moins de dix vaches). Si le concept d’ethnie a ici aidé à motiver le génocide massif des Tutsis, que ce soit ou non pour déguiser d’autres intérêts, il doit être examiné en tant que tel ; il n’en demeure pas moins que dans ce cas il ne possède aucune validité scientifique. Et l’ethnie, au-delà même du caractère racial dont elle est entachée, serait finalement plus une construction identitaire et donc une construction intellectuelle qu’une réalité sociale. Construction qui, en jouant sur l’imaginaire, peut servir à mobiliser des gens vers des buts matériels très concrets, en passant par la violence, ou par la construction de paix.

Il est possible de mettre en lumière aujourd’hui l’importance du fait colonial dans "l’invention" des ethnies africaines. L’usage d’ethnie est associé à des rapports de domination politique, économique ou idéologique d’un groupe sur un autre. Des populations qualifiées d’"ethnies" en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie etc. sont globalement dans des situations socio-économico-culturelles dans les niveaux les moins enviables des États dont ils relèvent. Ce qui peut aider à expliquer qu’une certaine "conscience ethnique" peut être utilisé pour prendre le relais d’une conscience de classe, dont la pertinence peut sembler perdue, tout en jouant, par la mobilisation et la solidarité qu’elle encourage, le même rôle dans la lutte contre les injustices.

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23 octobre 2008

La crise financière risque d'aggraver le sous-développement en Afrique, selon l'ONU

Il y a 2 jours

ADDIS ABEBA (AFP) — La crise financière globale risque d'aggraver le sous-développement et la crise alimentaire en Afrique, a estimé mardi la Secrétaire générale adjointe de l'Onu, Asha-Rose Migiro, au cours d'une réunion ONU-Union Africaine (UA) à Addis Abeba.

"Nous sommes confrontés à une crise financière de dimension épique. Personne ne sait avec certitude, pour le moment, comment cela va se terminer", a déclaré la numéro 2 des Nations Unies à l'ouverture d'une réunion sur la crise alimentaire en Afrique.

"La crise (financière), si elle n'est pas prise en compte à temps et suffisamment, peut très bien affecter les efforts de long terme pour faire progresser le développement international, y compris les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)", a-t-elle souligné.

"L'impact de la tourmente actuelle, aggravé par la pénurie de nourriture et les effets du changement climatique, pourrait très bien faire dérailler les perspectives d'accomplissement des OMD", a-t-elle ajouté, appelant à des actions coordonnées des agences onusiennes avec les Etats et les organisations du continent africain.

Les huit OMD - appelés Millenium Development Goals (MDG) en anglais - ont été adoptés par les dirigeants mondiaux lors d'un sommet à New York en 2000 et visent notamment à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population vivant avec moins d'un dollar par jour.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a dressé un constat sombre de l'impact de la crise financière pour le continent.

"Cet impact inclut, mais pas uniquement, le déclin de l'investissement extérieur direct, ainsi que la baisse des revenus à l'exportation et une baisse de l'aide", a-t-il estimé.

Pour lui, "il est urgent que les pays africains revoient leurs politiques agricoles, non seulement pour être à même de nourrir leurs populations, mais aussi pour être en position d'entrer effectivement en compétition sur le marché international".

La majorité des pays africains sont des importateurs nets de produits alimentaires et d'hydrocarbures.

Pour le patron de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU, Abdullahi Janneh, "nos inquiétudes sur l'impact de la flambée des prix alimentaires et des hydrocarbures sur les pays africains sont maintenant aggravées par les conséquences encore inconnues de la crise financière globale sur les économies africaines".

"Il est difficile de juger l'importance de l'impact de la crise financière sur les économies africaines, notamment à cause de l'évolution rapide des événements et des marchés", a-t-il reconnu, tout adressant une mise en garde: "à cause de sa vulnérabilité, les développements négatifs dans l'arène globale représentent un défi particulier pour l'Afrique".

"Il est nécessaire d'être vigilants pour s'assurer que les effets combinés des crises alimentaire, pétrolière et financière, ne fassent pas dérailler les récentes bonnes performances économique de l'Afrique", a-t-il dit, préconisant "une action internationale coordonnée pour réduire l'impact négatif" des crises simultanées.

Selon les chiffres de la CEA, l'Afrique a connu un taux de croissance économique de 5,8% en 2007 et prévoyait une croissance de 6,2% en 2008.

Source AFP 

22 octobre 2008

Club Millénium : Riposte d'historiens au discours de Dakar.

Communiqué de presse (22 octobre 2008)

Le 26 juillet 2007 à Dakar, le président de la République Nicolas Sarkozy à Dakar Président assénait « Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire...Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. »

On saura plus tard que le discours avait été rédigé par Henri Guaino la plume du président de la République. A cela quoi de mieux qu’une riposte argumentée?
L’historienne Adama Ba Konaré a relevé le défi en lançant en septembre 2007, un appel à ses collègues pour une réponse dépassionnée.
Le résultat est à la hauteur de la polémique créée par les propos du Président de la République: Une mobilisation exceptionnelle, 25 contributions de spécialistes de notoriété internationale ou de plus jeunes chercheurs, africains et européens.

Ils abordent chacun avec rigueur et précision, un pan d’une histoire riche, complexe et trop souvent méconnue.

Une véritable leçon d’histoire pour répondre au président Sarkozy, mais également pour éclairer son entourage et plus largement nous le grand public ceci afin de changer le regard sur l’Afrique.

Cet ouvrage* n’est pas l’œuvre de militants, de noirs ou d’Africains blessés. C’est une entreprise d’historiens. On note parmi les contributeurs, Catherine Clément, Catherine Coquery-Vidrovitch, Adama Ba Konara, Elikia Mbokolo, etc.

Le CRAN, les Editions La Découverte, la LDH, le CVUH** et le CAPDIV organisent:
une conférence-débat exceptionnelle le vendredi 24 octobre 2008 à 20h au Club Millenium, 29, rue du Colisée, 75008 Paris (M° Franklin Roosevelt)

Accueil à 19h30 et débat à 20h (très précises)
Entrée libre - Inscription préalable fortement recommandée sur capdiv.sg@neuf.fr

 

En présence de Catherine Coquery-Vidrovitch (professeur émérite à l’université Paris-Diderot Paris-7, membre du CVUH), Dominique Guibert (secrétaire général adjoint de la LDH), Etienne Smith (doctorant en science politique, chargé de cours à l'IEP de Paris)
Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy ». Préface d’Elikia M’Bokolo. Postface de Catherine Clément. Editions la Découverte, 2008.
** CVUH: Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire

Source : APA

Sarko en Afrique

/ Antoine GLASER & Stephen SMITH / Sarkozy / France / Afrique / Françafrique

PARIS, France, 21 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de presse des Editions PLON :

Sarko en Afrique, Antoine GLASER & Stephen SMITH

Contrairement à son prédécesseur, « Chirac l’Africain », Nicolas Sarkozy n’a pas de fétiche sur son bureau à l’Elysée. Pourtant, l’homme qui avait promis la “rupture” des relations intimes, voire incestueuses avec les anciennes colonies d’Afrique, n’a cessé de se renier. Non pas pour poursuivre l’œuvre de la « Françafrique » du général de Gaulle à Jacques Chirac en passant par François Mitterrand mais plutôt en cédant aux chefs d’Etat qui partagent les secrets du « village » franco-africain et par peur d’un continent dont il redoute les vagues migratoires. En dix chapitres vifs, ce livre suit les tribulations d’un Sarko en Afrique qui ne sait plus quel masque porter pour ne pas se faire piéger, pour enfin poser le « fardeau » de la Ve République. Motivé par l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud où il peut vendre des Airbus et des centrales nucléaires, Nicolas Sarkozy se méfie de l’Afrique sub-saharienne et de ses chausse-trappes. De l’Arche de Zoé aux massacres du Darfour, des enquêtes judiciaires qui entravent la diplomatie française dans nombre de pays (Rwanda, Djibouti, Angola, Côte d’Ivoire, Congo, Gabon) à la renégociation des accords de défense et à l’approvisionnement énergétique de la France (pétrole, uranium), il s’est laissé acculer.

Pour orchestrer ses affaires africaines, le président a monté un jazz band improbable avec des solistes aussi dissonants que le French doctor, Bernard Kouchner et le maire de Vesoul, Alain Joyandet, Bruno Joubert, conseiller Afrique de jour et Me Robert Bourgi, homme de l’ombre de feu Foccart, conseiller Afrique de nuit, ou encore la ministre aux droits de l’homme, Rama Yade et le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux.

Stephen Smith, ancien responsable du service “Afrique” à Libération et au Monde, est journaliste indépendant depuis 2005.

Antoine Glaser a fondé et dirige La Lettre du Continent. Antoine Glaser est co-auteur avec Stephen Smith de : “Ces Messieurs Afrique Le Paris-village du continent noir” (Calmann-Lévy, 1992) “L’Afrique sans africains, le rêve blanc du continent noir” (Stock, 1995), “Ces Messieurs Afrique 2 Des réseaux aux lobbies” (Calmann-Lévy, 1997) “Comment la France a perdu l’Afrique” (Calmann-Lévy, 2005).

20 octobre 2008

Présidentielle américaine :Barack Obama reçoit le soutien de Colin Powell

Au moment où sa campagne annonce avoir récolté la somme record de 150 millions de dollars en septembre et à 16 jours de l’élection présidentielle américaine, Barack Obama reçoit le soutien de poids de Colin Powell.

Barack Obama reçoit le soutien de Colin Powell

Ces deux événements semblaient de nature à stimuler les démocrates dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle alors que les sondages accordent en moyenne 5 points d’avance à M. Obama au niveau national.

L’ancien chef d’état-major des armées américaines et héros de la première guerre du Golfe, a loué sur la chaîne NBC le "caractère réformateur" du candidat démocrate et sa campagne "fédératrice".

Une présidence Obama "provoquerait l’enthousiasme du pays et du monde", a assuré le général à la retraite. "Obama a démontré de la fermeté. Il a démontré de la vigueur intellectuelle. Il a une façon de gérer ses affaires qui nous sera profitable", a-t-il estimé.

Un soutien qui tombe a pic

Son soutien tombe à pic pour M. Obama alors que l’équipe de campagne du candidat républicain l’accuse de se situer à l’extrême gauche de l’échiquier politique américain et met en doute sa capacité à rassembler les Américains au-delà de son camp. "J’ai toujours admiré et respecté le général Powell. Nous sommes amis de longue date. Ce n’est pas une surprise", a réagi avec dépit M. McCain.

Au cours du même entretien, M. McCain a publiquement évoqué la possibilité d’une défaite. "Je ne m’apesantis pas la-dessus. Mais, j’ai eu une vie merveilleuse. Je peux retourner vivre en Arizona, et représenter (mes administrés) au Sénat", a-t-il dit.

M. Powell est le premier poids lourd de l’administration Bush à apporter son soutien officiel au candidat démocrate. L’équipe de campagne de M. Obama a fait savoir que le sénateur de l’Illinois avait appelé M. Powell pour le remercier de son appui. "M. Obama est impatient de recevoir ses conseils au cours des deux prochaines semaines et, si possible, au cours des quatre prochaines années", a dit Robert Gibbs, directeur de la communication du candidat démocrate.

Un Homme très respecté aux USA

Secrétaire d’Etat durant le premier mandat de George W. Bush (2001-2005), avocat de la guerre en Irak à l’ONU avant de dénoncer les "mensonges" qui ont entraîné les Etats-Unis dans cette guerre, M. Powell n’a cessé de prendre ses distances avec l’administration républicaine tout en refusant de rompre les ponts avec sa famille politique.

M. Powell était républicain et demeure républicain. Il est ami avec John McCain et garde des liens avec de nombreuses personnalités de l’époque où George Bush père était président, notamment le ministre de la Défense d’alors et actuel vice-président Dick Cheney.

Au cours de sa longue carrière, M. Powell, 71 ans, a été conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan. Ancien combattant de la guerre du Vietnam, il a été chef d’état-major interarmée de 1989 à 1993 et s’est illustré notamment durant l’opération "Tempête du désert" après l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein en 1991. En 1996, il avait brièvement envisagé d’être candidat à la Maison Blanche contre le démocrate Bill Clinton.

150 millions de dollars en septembre

Juste avant l’intervention de M. Powell, l’équipe de campagne de M. Obama a annoncé que le sénateur avait engrangé 150 millions de dollars en septembre. Jamais M. Obama n’avait récolté autant d’argent en un seul mois. Depuis le lancement de sa campagne, M. Obama a récolté 605 millions de dollars.

Cet afflux d’argent devrait permettre à M. Obama de mener une campagne agressive dans plusieurs Etats clefs notamment dans plusieurs Etats considérés comme des fiefs républicains comme la Virginie et la Caroline du Nord.

M. McCain a accepté de recevoir de l’argent public et est soumis à un plafond de dépense de 84 millions de dollars d’ici le 4 novembre. Il peut néanmoins compter sur l’aide du parti républicain qui a engrangé 66 millions de dollars en septembre.

source : L'internationalmagazine.com, publié le 20/10/2008

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17 octobre 2008

200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire et un lot de matériel aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis

SENEGAL-ELEVAGE-VACCINATION17-10-2008 19:46 GMT

Dakar, 17 oct (APS) - Le ministre de l’Elevage, Oumy Khairy Guèye Seck, a remis symboliquement vendredi 200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire bovine et un lot de matériel destinés aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis, qui sont les plus affectées par cette maladie frappant le cheptel depuis la fin du mois d’août, a constaté un journaliste de l’APS.


ADI/ADC

‘’Cette nuit, Saint-Louis, Louga et Fatick qui sont les régions les plus touchées, vont recevoir leurs vaccins’’, a dit Mme Seck lors de la cérémonie de remise des doses à la direction de l’élevage, en présence de représentants des éleveurs ainsi que des vétérinaires.

La région de Louga recevra 50.000 doses et les régions de Fatick et Louga 30.000 chacune, a indiqué le ministre.

Les doses ainsi réceptionnées et remises symboliquement au représentant du personnel du ministère de l’Elevage, sont une partie des 500.000 doses commandées au Mali pour être distribuées le même jour, a indiqué Oumy Khaïry Guéye Seck.

’’Tous ces vaccins sont offerts gracieusement par le président de la République’’, a-t-elle déclaré, metant en garde ceux qui seraient tentés de les vendre aux éleveurs qu’ils s’exposent à des sanctions.

Le matériel accompagnant ces doses est constitué de réfrigérateurs, de congélateurs et de 100 glacières destinés à maintenir la chaîne de froid, du poste vétérinaire au troupeau, a expliqué le ministre de l’Elevage.

A tout cela, s’ajoutent les produits révulsifs qui, appliqués sur le dos de l’animal, permettent de tuer les insectes, principaux vecteur de la transmission de la dermatose.

Cette opération s’inscrit dans un programme de vaccination d’un coût de 500 millions de francs CFA contre la maladie qui frappe le cheptel depuis la fin du mois d’août.

‘’Avant la fin du mois, nous allons recevoir un million de doses. Ce qui permettra d’atteindra (avec les animaux vaccinés) 80% du cheptel’’, a annoncé Mme Seck.

La dermatose nodulaire bovine se manifeste par une fièvre soudaine suivie de nodules sur toute la peau de l’animal après deux à trois jours. Ces pustules se fendent ensuite pour libérer du pus et laisser un cuir creux, a expliqué, le professeur Justin Akakpo, de l’Ecole inter-Etat de médecine vétérinaire.

‘’Si les animaux son résistants, ils supportent’’, et au bout de trois à quatre semaines, ils guérissent, là où les jeunes peuvent en mourir ou voir leur croissance retardée.

La dermatose a pour autre conséquence une diminution considérable de la production laitière et une perte de poids, a dit M. Akakpo, pour qui c’est ‘’c’est un manque à gagner considérable’’ pour les éleveurs à tous points de vue.

Pour les animaux déjà atteints, il faut éviter les complications bactériennes, en leur assurant une couverture antibiotique, a indiqué le professeur agrégé.

Source : APS agence de presse du Senégal

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