16 juillet 2008
Les intellos à peau noire
Lu Pour Vous :
Christian d’ALAYER : "Je suis content d’être blanc ! "
Bonjour. Je m’appelle Christian d’ALAYER et je suis "un con de blanc", comme on dit au Cameroun, qui a juste écrit un bouquin sur les Nègres, Un crime médiatique contre l’Afrique – Les Africains sont-ils tous nuls.
Depuis que, petit blanc merdique, je défends les Nègres au péril de ma carrière (je suis chômeur définitif à présent), j’en ai pris plein la gueule. Surtout des intellos à peau noire (je me demande ce qu’ils ont d’autre de noir, ces gus !)
Faut voir ce qu’ils m’ont sorti quand j’ai fait ce qu’on appelle la "promo" du bouquin, c’est-à-dire une série de conférences-débats au cours desquelles on explique ce qu’on a fait et pourquoi on l’a fait et, en retour, on se voit malmené par l’assistance.
Je me rappelle encore l’invitation d’une association d’étudiants majoritairement Sénégalais. Quand j’ai dit, oh ! Horreur, que l’aide publique occidentale était à la fois "peanuts" (égale à presque rien) et nuisible, j’ai vu se lever l’étendard de la révolte…nègre. De la part de gens qui, par ailleurs, conspuaient et conspuent toujours leurs gouvernants Africains qu’ils accusent notamment de dilapider l’aide occidentale.
Une bonne partie de la salle, toutefois, a pris parti pour moi, notamment quand j’ai mouché une jeune intellectuelle qui osait dire qu’elle voulait d’abord réfléchir avant d’accepter le développement du pays qu’elle avait quitté et que, probablement, elle ne reverrait jamais : cette jeune crétine, il n’y a pas d’autres mots, se permettait de critiquer le mode occidental de développement et exigeait un moratoire avant de le copier dans son ex-patrie.
Pas mal, non ?, quand on sait que les taux de chômage dans les grandes villes subsahariennes en cours de constitution avoisinent les 25% ! Je lui ai répondu, justement, que les pauvres ne pouvaient attendre et figurez-vous que ma réponse n’a plu ni à la dame, ce que je comprends, ni aux organisateurs de la réunion qui m’ont engueulé en public. Et c’est en réaction à cette engueulade qu’une partie de l’assistance, celle qui se tassait au fond de l’hémicycle, m’a littéralement ovationné.
L’opposition était plus que nette entre les intellectuels et le bas peuple, si vous me permettez cette expression un peu facile. Les uns se complaisaient dans leur univers nébuleux, les autres réagissaient face à la vraie vie.
C’est du moins la conclusion que j’en ai tirée en me disant toutefois que je pouvais me tromper et que les intellectuels Africains expatriés n’étaient peut-être pas tous comme Calixte BELAYA, vous savez, cette écrivaine Camerounaise qui a osé défendre les fermiers blancs du Zimbabwe contre le gouvernement de Robert MUGABE lequel, aujourd’hui, les exproprie. En oubliant beaucoup de choses au passage : que les Anglais, lors des accords de Lancaster House, avaient promis par écrit d’aider financièrement les Zimbabwéens à racheter les terres que les Blancs leur avaient piqué sans indemnités dans les dernières années du 19e siècle (c’est-à-dire hier) ; qu’ils n’ont pas tenu leur promesse et que, lorsque Robert MUGABE, poussé par ses anciens combattants de la Liberté , a voulu agir tout seul et en direct, il a été diabolisé par Londres ; que Londres, alors, a financé une opposition sur base ethnique en se fondant sur l’ethnie ultra minoritaire qui avait combattu aux cotés de IAN Smith contre les forces rebelles de Robert MUGABE ; et qu’en fin de compte, le dit MUGABE, bien que pas vraiment démocrate (mais la démocratie ne règne pas du tout dans le camp adverse qui s’est déchiré à plusieurs reprises sur ce thème), sera bel et bien considéré comme un héro de la décolonisation par toute l’Afrique noire dès qu’il sera mort (il n’est plus tout jeune).
Bref, vous avez sans doute pigé qu’une partie notable (tous ?) des intellos à peau noire et vivant en France n’étaient plus véritablement des Nègres.
Comment comprendre, sinon, que réunis au sein d’une association dont j’ai déjà oublié et le nom et les initiales tellement elle est absente du paysage médiatique, les intellectuels noirs vivant en France se soient aussi peu intéressés à la campagne électorale Française ?
Je n’ai pas le souvenir d’une seule intervention d’importance, un coup de gueule, une analyse dérangeante, quelque chose de fort, quoi !, qui vaudrait l’admiration des foules. Rien, le vide absolu, y’a même plus de Nègre chez RUQUIER ! Sans doute les intellos à peau noire sont-ils bien, justement, dans leur peau, repus, heureux, riches, embourgeoisés ? Et qu’ont-ils à faire alors des paumés des banlieues tiraillés entre un monde normal qui a foutu le camp, les parents chômeurs, l’école qui les a éjectés, un environnement de béton déshumanisé, le mépris des autres…
Et, face à cela, les facilités de la violence qui réhabilite les garçons (au moins, se disent-ils, ils sont des hommes), celles du "deal" qui procure argent et considération et celles du journal télévisé qui, une fois par an, vous rappelle que vous existez quand même !
"Regardez-vous, bande de salopards : vous vous auto désignez comme représentants patentés du peuple noir, vous monopolisez les ondes que vous abandonnent les Blancs, vous n’arrêtez pas de créer des associations et pas un n’a eu le courage d’intervenir dans la campagne électorale quand SARKOZY a brandi la menace d’un ministère de l’Immigration".
Alors, les bourges, y’en a pas un seul que cela fait frémir ? Sans compter les culs-terreux qui s’entassent dans les grandes villes d’Afrique et qui, faute de boulot sur place, font tout pour aller vers "l’Eden", ce Nord censé leur apporter le bonheur : ça vous en bouge une sans déranger l’autre, comme dirait CHIRAC ?
Je suis blanc et, probablement, plus intellectuel que la majorité d’entre vous. Et bien dites-vous que je suis plus que content d’être blanc ! Non parce que mon sort est préférable au vôtre, mais parce que je n’ai ainsi aucune honte à être intellectuel. Alors que, noir, je la ressentirais, cette honte, au plus profond de moi, en me disant que mes frères me maudiront des siècles durant. Car ils le feront :
Un jour, les Africains se poseront des questions. Et les réponses qu’ils trouveront ne vous ne vous plairont pas, mais pas du tout. Songez qu’il n’y a eu que deux interventions réellement nègres dans la campagne électorale Française : l’écrivain Béninois (il préfère parler du Dahomey) Olympe BHELY QUENUM dans le Gri-Gri International et un petit bout de femme, mère de famille, Marthe DAYAS-EYOUM, sur le site de Ségolène ROYAL, Desirdavenir.
Ah ! J’allais oublier aussi l’inévitable sondage de Jeune Afrique (sic), "pour qui votent les immigrés" (le canard est si peu Africain qu’il ne parle pas d’émigrés mais d’immigrés).
Vous trouvez ça correct ? Je ne parle pas "d’insuffisance", c’est un mot trop doux pour qualifier le comportement des élites Africaines émigrées en France face aux enjeux d’une campagne électorale de première importance.
Le vide, le vide absolu. La faillite…
Christian d’ALAYER
15 juillet 2008
VIH/SIDA : mieux prévenir la transmission mère-enfant
Le contrôle de la transmission du VIH de la mère à l’enfant repose sur un protocole thérapeutique très précis, qui a démontré son efficacité. Mais selon un travail mené au Malawi en Afrique australe, d’autres solutions seraient encore plus efficaces. Au total, 3 000 petits Malawites allaités par leurs mères séropositives ont reçu le traitement standard. A savoir une dose de nevirapine à la naissance, puis une dose hebdomadaire de zidovudine. Une partie s’est vue ensuite administrer pendant 14 semaines de la nevirapine. Dans ce groupe, seulement 5% des enfants ont contracté le virus contre 10% dans l’autre bras de l’étude.
L’allaitement au cours des 6 premiers mois est précieux pour la santé de l’enfant, soulignent les auteurs. Mais pour les mères séropositives, le choix de l’allaitement reste toujours problématique, puisqu’elles exposent leur enfant au risque d’infection. Notre travail montre cependant que l’extension du traitement réduit considérablement ce risque. Pour en apprendre plus sur ce sujet, lisez le reportage de notre envoyée spécial au Malawi : www.destinationsant e.com, mot clé « Malawi ».
01 juillet 2008
critiques
<a href=http://blog.lisabuzz.com>Lisabuzz.com</a> parle de Le pangolin : Alors là, franchement, c est du caviar, du web-caviar pour être exact ! <a href='Http://lepangolin.canalblog.com' target=blank class='blog'>Le pangolin</a> regorge de traits d esprits et de perles linguistiques... D ailleurs, peut-on parler de Blog, alors qu il s agit, à n en pas douter, de grande litterature ? Le Vaste Monde a enfin trouvé son nouveau Victor Hugo en la personne de Mouélé Kibaya. Ca va être dur de faire mieux. pourvu que ca dure ! signé <a href=http://blog.lisabuzz.com> http://blog.lisabuzz.com</a>
L'information une arme qui échappe à l'Afrique
L’information, une arme qui échappe à l’Afrique
(Le Pays 30/06/2008)
Le dossier Mugabe montre que jour après jour, l’Occident dicte sa loi et l’actualité aux Africains. Ainsi parvient-il à gérer même l’agenda du sommet des chefs d’Etat.
Certes, dans ses rapports avec l’Occident, l’Afrique peut se féliciter du soutien financier et multiforme des actions de coopération, quoique parfois très peu désintéressé. Il est aussi incontestable que le continent bénéficie en Occident de la solidarité constante des médias et de la société civile face aux agressions dont sont victimes les professionnels de la presse et les défenseurs des droits humains.
Leur exigence de transparence dans la gestion des fonds et des élections, la dénonciation de la mal gouvernance, le bâillonnement des libertés en particulier, sont d’un apport considérable. Qu’on se rappelle la mobilisation médiatique autour du dossier des journalistes disparus, abattus ou embastillés, ou de celui des orphélins du Tchad. Mais, force est de reconnaître qu’il y a parfois des abus.
La domination occidentale s’exerce d’abord par le canal des dirigeants politiques dont beaucoup ont démissionné de leurs devoirs. De sorte que depuis notamment La Baule, le Nord se donne une sorte de légitimité et s’instaure même en bonne conscience du continent, parfois au mépris des options des dirigeants et des aspirations des citoyens-électeurs. Et si Kouchner, simple ministre, fût-il le chef de la diplomatie d’une puissance étrangère, peut se permettre d’insulter un chef d’Etat africain quel qu’il soit, c’est bien parce que les dirigeants africains n’ont pas suffisamment de mérite à ses yeux.
Pourquoi alors s’étonner que des Africains applaudissent aux sorties du président Khadaffi de Libye qui défend l’idée d’un panafricanisme débarassé de toute tutelle étrangère, et basé sur la force du travail, la cohésion et la solidarité ?
L’Occident s'impose à l'Afrique parce qu'il exploite ingénieusement le secteur de la culture, de la science et de la technologie. Le transfert des connaissances et des technologies n’a pas toujours lieu dans les bonnes conditions : cela renforce la dépendance de l'Afrique par le biais du financement de la formation et de la recherche.
De plus en plus infantilisés, les Africains subissent la domination occidentale à tous les niveaux. Les masses demeurent analphabétisées, la jeunesse marginalisée et désorientée, sans répères. Les élites, formées pour la plupart au mode de pensée occidental, sont le plus souvent aliénées par les sources d’information extérieures ou simplement corrompues.
Enfin, l’Occident utilise à fond l’arme de l’information. Par le biais de la grande presse qui agite l’opinion, et le Net qui peut facilement disséminer l’intoxication autant que la bonne information. Il apparaît ainsi que l’Afrique perd progressivement son âme pour avoir perdu l’arme de l’information et de la communication si tant est qu’elle ait jamais disposé de cette dernière. Cette perte est considérable depuis le départ du Sénégalais Amadou Mahtar Mbow de la tête de l’UNESCO.
La presse africaine dépend essentiellement des sources d’information occidentales. Personne ne va au Zimbabwe mais chacun rapporte ce qu’elles en disent. C’est dire combien est urgente la réhabilitation de l’agence panafricaine d’information (PANA). Tuée dans l’œuf, celle-ci aurait permis aujourd’hui de faire face aux nouveaux défis. Avec l’irruption des satellites, des technologies dont les ordinateurs, les cellulaires, les radios FM qui envahissent le quotidien des Africains et leur imposent des agendas, le formatage de l’esprit des Africains se fait graduellement au profit exclusif de l’Occident.
Les pouvoirs africains qui s’appuient sur les médias extérieurs pour être plus visibles et soigner leur image, subissent aussi le juste retour du boomerang : devenus sujets, ils sont d’autant plus courus par les médias occidentaux qu’ils assassinent, torturent et embastillent très souvent les professionnels de leur propre pays.
Pour sortir de ce cercle vicieux, le continent doit œuvrer pour davantage de démocratie et d’alternance, préserver et promouvoir sa culture. Il faut promouvoir les médias tout en préservant les libertés démocratiques, développer le partenariat international dans le respect mutuel, renforcer les échanges Sud-Sud.
Il est temps pour certains dirigeants africains de faire respecter les peuples dont ils sollicitent les suffrages, à défaut de se faire respecter eux-mêmes.
"Le Pays"
© Copyright Le Pays
Un diplôme universitaire par correspondance
Bonjour,
La faculté de Poitiers offrira, à la rentrée 2008, une licence de lettres
classiques et modernes entièrement à distance, dans le cadre d’un
partenariat avec le CNED qui devrait être très prochainement officialisé.
Le montage des cours se fait actuellement sur notre site de cours en ligne :
http://www.lescours delettres. net.
On peut sur ce même site remplir un formulaire de pré-inscription
Je vous adresse en pièce jointe le communiqué officiel en .pdf. N'hésitez
pas à m'écrire pour avoir plus de renseignements.
Avec l'expression de mes meilleures salutations
Nicole Masson
---
Nicole Masson
Université de Poitiers
http://www.mshs. univ-poitiers. fr/hypogee/ SPIP/article. php3?id_article= 123
http://www.retifdel abretonne. net



