"l'Afrique de papa, c'est terminé" cette déclaration de la secretaire d'Etat français Rama Yade d'origine sénégalaise était-elle sincère ou precede -t-elle le temps de la fin des dictatures en Afrique et du colonialisme français? 

Pour s'en rendre compte il faut suivre l'actualité de ces derniers jours par exemple l'affaire Arche de Zoé au Tchad et lire la livraison du journal en ligne Mwindapress du 23 novembre 2007, nous apprend en citant l’agence de presse ASSOCIATED  PRESS «  AP - Le parquet de Paris a classé sans suite le 13 novembre dernier l'enquête préliminaire ouverte pour " recel de détournement de fonds publics " visant l'acquisition de bien en France par des chefs d'Etats africains et leurs familles, a-t-on appris vendredi auprès des plaignants, les associations Sherpa et Survie.

" Les investigations n'ont pas permis, en l'état, de mettre en évidence des infractions pénales ", écrit le parquet dans son courrier aux plaignants que l'Associated Press a pu consulter.

La plainte avait été déposée en mars 2007. Sherpa et Survie demandaient à la justice française d'enquêter sur l'origine des fonds et flux financiers qui ont permis l'acquisition de ces biens en France. Les associations visaient les multiples résidences parisiennes et villégiatures de bord de mer de cinq chefs d'Etat africains: Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale) et Eduardo Dos Santos (Angola).
»

Que peut-on dire alors de cette information ?

Il faut voir dans cette décision un espoir double car cela permet de raffermir la conscience des Africains. La décision a été rendue le 13 novembre, aucune chaîne française n'a fait sa une, et même les dictateurs eux-mêmes (Sassou, Bongo, Compaoré, Dos Santos ou Obiang Nguéma). Vous ne trouvez pas cela curieux, c'est un indice que les concernés savent que le temps de l'Afrique va arriver.

Voyez-vous que Chirac ancien président français a été mis en examen pour des histoires qui ont eu lieu avant 1995, soit 12 ans après les faits, malgré les obstructions et les classements par les parquets français.

Dans tous les cas le but de la plainte des Associations Sherpa, Survie et de la fédération de la diaspora congolaise était d'envoyer un signal fort aux dictateurs africains que les temps avait changé. Elles savaient bien que la plainte n’allait pas aboutir à un procès.

En effet les conventions internationales interdisent de juger un président en exercice, et le parquet de Paris en classant cette affaire (il faut lire le motif) a été sage et intelligent car la porte à d’autres plaintes est toujours ouverte.

Il faut aux plaignants d’apporter des preuves tangibles et surtout attendre que ces derniers quittent le pouvoir ce qui se fera avec le temps.

Ces associations voulaient aussi mettre en évidence en l’endroit de l’opinion publique européenne les connivences entre les gouvernants élus de leurs pays et les dictateurs africains cause de la misère africaine et de l’immigration.

C’est ce qui explique le peu de bruit fait autour par l’establishment français et les médias français à cette information depuis le 13 novembre.

Au moins une chose a été acquise par l'opinion française les dictateurs africains sont des voleurs, elle est au courant.

Et merci à la mondialisation car les Congolais ont suivi en direct la mise en examen de Chirac, par les télévisions françaises et mondiales mais pas le classement de la plainte contre Sassou et Bongo.

En effet la plainte pour recel et abus des biens publics avait été suivie au Congo, en Afrique, et dans la monde par le biais des télévisons internationales. C'est déjà une victoire pour les millions d'Africains qui souffrent de ce vol.

Je suis convaincu que cela constitue de façon objective, des strates pour une autre dynamique sociale et culturelle. Il FAUT LAISSER AU TEMPS, Le TEMPS comme disait un autre ancien président français François Mitterrand.

Chez moi à Pointe-Noire les parents disent toujours « le fleuve quelque que soient les détours, finit toujours par arriver à la mer ».