28 août 2007
La polygamie et autres droits de la femme au Congo
CONGO BRAZAVILLE : NOTE DE POSITION SUR LES DROITS DE LA FEMME AU CONGO BRAZZAVILLE
La république du Congo, comme beaucoup de pays africains a une population en majorité féminine, (environ 52 % de la population du pays estimée à 2.800.000 habitants). Les conditions de vie sont de plus en plus précaires au Congo avec plus de 59 % de la population vivant au dessous du seuil de pauvreté. Cette couche sociale, la plus importante, est victime de nombreuses atteintes. Si la discrimination est générale dans la participation aux institutions et le processus de prise de décisions, le taux de violences faites aux femmes est de loin la plus grave des atteintes à la dignité et à l’intégrité physique et morale de la femme. La femme connaît également beaucoup de difficultés d’accès aux services judiciaires.
. Les Oubanguiens et les Pygmées sont des minorités nationales.
- Nombre de femmes au Gouvernement sur un total de 34 ministres : 5 - Nombre de femmes siégeant au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) sur un total de 203 sièges : 21 - Moyenne totale de la représentativité féminine dans les institutions : 17,7 % - Moyenne totale de la représentativité féminine dans les sphères (collectivités) locales : 3,73 %. Principale victime des conflits armées, la femme congolaise a été touchée sur plusieurs plans : violée, enfants et mari tués, dépourvue de moyens de subsistance, elle s’est retrouvée chef de famille et éducatrice des enfants. Le nombre de femmes est toujours plus élevé dans les sites de personnes déplacées. Elles sont exposées à toutes les atteintes. En effet, toutes les guerres que le Congo a connues ont permis le viol massif des femmes.
en une décennie de désordre et de conflits armés entre les principaux acteurs politiques. Les auteurs de ces viols sont les hommes en uniformes militaires issus des camps des forces régulières et des rebelles du Pasteur Ntumi.
Les affaires liés au viol ne sont pas inscrites dans les rôles des sessions criminelles.
Et les auteurs de ces exactions jouissent toujours de l’impunité qui s’est généralisée dans le pays. Ces blocages dans l’administration de la justice font que les femmes victimes de viol n’osent pas ester en justice. Elles vivent en silence leur souffrance. La justice congolaise n’est pas près des populations. Une dizaine de tribunaux de grande instance pour quatre cours d’appel (cours d’assises), les femmes victimes de violences sexuelles ont du mal ou sont dans l’impossibilité de se présenter devant les juridictions nationales, car il s’agit de parcourir de longues distances. D’autres difficultés d’accès à la justice sont liées à la pauvreté de la population et à l’éloignement des cours et tribunaux. En effet, les frais des procédures judiciaires sont très onéreux et ne permettent pas aux ménages à faible revenu de porter plainte même lorsqu’un membre du ménage est victime d’une violation de ses droits.
Par ailleurs, les droits des femmes incarcérées ne sont pas respectés. Le Congo n’a pas de prison moderne respectant les standards internationaux en matière de détention. Il n’existe
. Si à Brazzaville et Pointe – Noire (la seconde ville du pays) des« terre à terre » qui est la désignation locale du viol collectif, c’est-à-dire
Les auteurs des exactions à l’endroit des femmes profitent de l’ignorance et de la résignation de la femme en général pour commettre des violations sur les droits de la femme dans une impunité garantie non seulement par le pouvoir politique mais aussi la faiblesse du pouvoir judiciaire.
Si l’accès à l’éducation est garantie dans les conditions d’égalité avec le garçon, les difficultés que connaissent le pays avec la libéralisation de l’enseignement et la dégradation du pouvoir d’achat ne permettent pas aux jeunes filles de poursuivre les études au delà du secondaire pour plusieurs raisons liées aux maternités précoces et au faible pouvoir d’achat des parents. Les jeunes filles sont exposées que les garçons aux actes de harcèlement. Le taux d’analphabétisme est de plus en plus élevé chez les jeunes filles que chez les garçons. La survivance de la tradition fait que la femme congolaise vive un vrai calvaire lors du décès de son mari : - Mauvais traitements durant la veillée mortuaire ; - Expulsion de la maison après l’inhumation de son époux. Les inégalités légales sont contenues dans le Code de la famille notamment sur l’adultère de la femme source : fidh www.fidh.org Déjà, dans le processus du mariage, la femme est échangée contre une dot fixée à maxi 50.000 F. CFA (par le code de la famille) mais en pratique varie selon le niveau d’instruction de la femme pour atteindre des montants incroyables avoisinant ou dépassant un million de F. CFA. De cette façon, la femme est comme prise en otage par son mari qui peut disposer d’elle comme il veut. C’est l’une des raisons du fait que plusieurs femmes, malgré les mauvais traitements qu’elles subissent dans les foyers, elles ne osent pas quitter ces foyers.
quartiers des femmes ont été créés dans les mêmes prisons, les autres établissements pénitenciers sont de véritables écoles du crime où les grands criminels cohabitent avec les délinquants ordinaires, les prévenus avec les condamnés, les enfants avec les adultes, les femmes avec les hommes.
Les femmes sont également victimes de harcèlement et de viols dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie soit par les co-gardés à vue soit par les agents de la police euxmêmes.
Souvent, dans les prisons congolaises, les femmes sont victimes des actes d’abus sexuels de la
part des codétenus qui partagent avec elles, le même espace vital. A Brazzaville, les femmes incarcérées sortent de ces lieux avec des grossesses soit des codétenus, soit des agents de sécurité qui abusent de leur position pour monnayer les faveurs qu’ils font aux détenues.
Les Pygmées, populations des forêts, sont victimes de discriminations de la part des Bantous qui se croient être une race supérieure. Ainsi, les femmes pygmées, sont elles aussi victimes de viol et de mauvais traitements de la part des populations. Elles sont tenues en esclavage par les Bantous qui les exploitent notamment dans les travaux champêtres.
Dans certaines localités de résidence des Pygmées, comme à Ngoua II (Commune de Dolisie), on assiste souvent à des viols collectifs des filles pygmées même dans les postes de police.
Lorsqu’une femme pygmée est impliquée dans un litige et emmenée au poste de police, elle subit systématiquement le
plusieurs hommes passent sur une même femme à même le sol. Les auteurs sont sûrs de leurs impunité.
A l’issue de ces actes de viols, les femmes souffrent de maladies sexuellement transmissibles dont le SIDA et contactent des grossesses non désirées. Le taux du VIH SIDA est d’ailleurs très élevé chez la femme que chez l’homme.
Certaines femmes, grâce à l’aide des organisations non gouvernementales ont décidé de porter plainte avec l’assistance judiciaire offerte par celles – ci. Mais les procès sont toujours attendus.
Si beaucoup d’efforts ont été fournis dans la rémunération des femmes et l’accès à l’emploi dans les conditions d’égalité avec les hommes, dans le domaine la participation des femmes dans les institutions publiques, la femme reste l’être inférieur qui joue les derniers rôles :
27 août 2007
Pression sur les matières premières : enjeu climatique mondial
Voici pour vous un document très instructif du journal on line algérien "L'expression" http://www.lexpressiondz.com/article/8/2007-08-27/45392.html
Celui-ci parle des enjeux futurs à propos des matières premières.
En ce qui nous concerne, les prochaines années vont être cruciales pour le continent africain qui détient près de 3/4 des matières premières mondiales.
Cette position stratégique, couplée à l'inévitable ancrage de l'Afrique à la démocratie quelles que soient les reculades actuelles et actions des dictatures soutenues par l'Occident, obligent les Occidentaux à chercher de nouveaux territoires cela du fait même de l'intrusion de l'Inde et de la Chine sur l'échiquier économique mondial.
Actuellement les Occidentaux se font la course pour se disputer les fonds marins internationaux susceptibles de leur fournir des matières prèmières. C'est le cas actuellement des zones polaires.
LES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le dégel de l´Arctique et la curée vers le pétrole
27 Août 2007 - Page : 15
«Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent». Jean-Paul Sartre
Depuis quelques semaines, l´information nous parvient sur une compétition entre la Russie, le Canada et les Etats-Unis quant à l´occupation de l´Arctique suite au réchauffement climatique qui s´accélère. Un peu de géographie: les terres émergées de l´Arctique recouvrent environ 14 millions de kilomètres carrés dont près de 80% se trouvent en Fédération de Russie et au Canada, environ 16% dans les pays nordiques et environ 4% aux Etats-Unis...
En Fédération de Russie, pays qui couvre 12,6% de la surface émergée du globe, de vastes régions ont été profondément dégradées par les activités d´extraction minière, la foresterie, les incendies, la pollution atmosphérique ou la conversion à l´agriculture et l´érosion est généralisée et va en augmentant. Ces dernières années, environ 70 millions d´hectares de toundra ont été dégradés du fait de la destruction des sols et du couvert végétal imputable à la prospection, à l´exploitation des ressources minérales, à la circulation de véhicules. Outre une exploitation accrue des ressources, la construction de routes et autres infrastructures est en train de changer la face du paysage arctique: en Norvège, par exemple, la superficie des terres laissées à l´état naturel est passée de 48% en 1900 à 11,8% en 1998. le tourisme, qui est en train de se développer dans l´Arctique: en 2000, plus de 1,5 million de personnes ont visité l´Arctique (Caff, 2001). On craint néanmoins que le tourisme ne soit une source de dégradation de l´environnement en exerçant une pression excessive sur les terres, la faune et la flore sauvages, l´eau et autres besoins essentiels, ainsi que sur l´infrastructure de transport.(1)
L’Arctique objet de toutes les convoitises
Voilà l´Arctique avant l´accélération du réchauffement climatique. Depuis, l´examen de carottes de glace montre qu´il y a plus de CO2 dans l´atmosphère qu´au cours des 600.000 années passées. Entre 1960 et 2002, les émissions anthropiques annuelles de CO2 ont à peu près triplé dans le monde. Elles ont augmenté d´environ 33%, rien que depuis 1987.
Le réchauffement au cours de ce siècle devrait, selon les prévisions, être compris entre 1,4 et 5,8° C. Les impacts du changement climatique sont déjà visibles, notamment: rétrécissement de la calotte glaciaire de l´Arctique, accélération de l´élévation du niveau des mers, recul des glaciers partout dans le monde, dégel du permafrost, débâcle plus précoce des cours d´eau et des lacs, intensité et durée croissantes des tempêtes tropicales, allongement des saisons de végétation dans les régions de moyenne et haute altitudes, et modifications des aires de répartition et du comportement des plantes et des animaux. Dans l´Arctique, le dégel des tourbières libère du méthane, un gaz à effet de serre encore plus puissant que le CO2. Les scientifiques craignent de plus en plus la possibilité d´un changement brutal du climat, avec, notamment une diminution des courants océaniques, comme le Gulf Stream qui réchauffe l´Europe, et la modification du régime des pluies comme la saison des moussons, qui auront des répercussions sur la sécurité alimentaire de milliards de personnes.
En 1969, Neil Armstrong, le légendaire astronaute américain, avait planté un drapeau sur la Lune. En 2007, les Russes rééditent le même exploit en Arctique. Deux sous-marins de poche, Mir-1 et Mir-2, transportant des explorateurs russes, ont réussi à atteindre, jeudi 2 août 2007, le plancher de l´océan Arctique. Soit une plongée de 4261 mètres. Et pour marquer leur terrain, les équipes de scientifiques russes vont même planter un drapeau russe en titane. Car pour Artour Tchlingarov, un député russe qui est à la tête de la mission, «toucher le fond à une telle profondeur, c´est comme faire le premier pas sur la Lune». Au-delà de l´intérêt scientifique et de la performance technique que représente une telle épopée marine, le message que le Kremlin veut faire passer à la planète entière est assez simple: pas touche à mon Arctique et à son or noir. Sous les calottes de glaces de cet océan se cachent, selon les spécialistes des hydrocarbures, 25% des réserves mondiales de pétrole. Les vaisseaux sous-marins, munis de bras mécaniques et tous deux amarrés par deux brise-glace du port de Mourmansk (mer de Barents), vont donc sonder les ressources cachées au fond de l´Arctique. Et montrer aux Etats-Unis que le Kremlin veut s´arroger tout «son Arctique» et ses trésors. Une mission «urgente», selon le président russe, Vladimir Poutine. Sans oublier que les Américains ne sont pas les seuls à regarder avec gourmandise les sous-sols de la région. (2)
La Russie, qui s´est engagée dans la course aux ressources minérales de l´Arctique face aux concurrents potentiels que sont les Américains, les Canadiens, les Danois et les Norvégiens, revendique une vaste partie du fond marin de l´Arctique, au niveau du pôle Nord. Elle fait valoir qu´il s´agit du prolongement de la plaque continentale russe.
Après les récentes expéditions, russe, canadienne et danoise, un navire américain s´est rendu à son tour dans l´Arctique. Le but est de déterminer quelle partie de la région peut être considérée comme territoire américain. La mission de cartographie de quatre semaines du brise-glace militaire Healy qui a débuté le 6 août a pour objectif de faire le relevé des fonds sous-marins du cap Chukchi. C´est la troisième mission cartographique américaine de ce type après celles de 2003 et 2004. Les Etats-Unis travaillent, en fait, depuis quatre ans dans l´Arctique en vue de préparer leur demande à l´ONU. Ainsi, en décembre dernier, l´Administration Bush a intensifié considérablement l´activité secrète du groupe de travail intersectoriel spécial qui dirige les sondages du fonds océanique dans l´Arctique en vue de soumettre à l´ONU la demande américaine de prétendre à un territoire arctique et aux réserves de pétrole et de gaz, annonce l´influent Harper´s magazine dans son numéro de septembre 2006. D´après les données des chercheurs, l´Arctique recèle plus de 25% des réserves mondiales de pétrole et de gaz. Le projet de budget fédéral des Etats-Unis soumis en février par George Bush au congrès affecte en 2008 huit millions de dollars au travail de ce groupe. «Les Etats-Unis dépasseront la Chine, le Canada et la Russie, même compte tenu de leurs possessions élargies, et deviendront le plus grand pays du monde», écrit le magazine, en ajoutant que les Etats-Unis pourront prétendre aux ressources naturelles d´une valeur totale de 1300 milliards de dollars, y compris les ressources de pétrole pour 650 milliards de dollars rien que sur le plateau continental de l´Alaska.(3)
Par ailleurs, comme le rapporte le journal La Croix, «une expédition danoise est également en route pour l´Arctique pour cartographier les fonds marins au nord du Groenland. Son travail vise à déterminer si la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne sous-marine qui s´étend du Groenland à la Sibérie, est une extension du Groenland, territoire danois autonome, ce qui pourrait permettre au Danemark de revendiquer une région potentiellement riche en hydrocarbures. Le Canada n´est pas en reste: l´exercice interarmées Nanook, qui se déroule dans la région d´Iqaluit et des régions côtières de l´île de Baffin et du Détroit d´Hudson, est une opération de souveraineté du Canada, qui souhaite désormais montrer qu´il surveille l´Arctique. La banquise fond, mais pas les prétentions des nations qui la bordent. Lundi 20 août, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et le président américain, George W.Bush, n´ont pas réussi à trouver un accord sur le passage du Nord-Ouest». (4)
«Ce regain d´intérêt pour le cercle polaire s´explique notamment par deux dossiers distincts, réactivés par le réchauffement climatique et la fonte annoncée de la banquise. D´abord, les hydrocarbures. L´augmentation du prix des matières premières et la demande croissante de certains pays émergents comme la Chine poussent à explorer de nouveaux territoires. Or la fonte progressive de la banquise rendra possible l´extraction des richesses de l´océan Arctique. Le second grand dossier est le passage du Nord-Ouest, qui pourrait être ouvert à la navigation commerciale une bonne partie de l´année à partir de 2015-2020». (4)
Le passage du Nord-Ouest paraît clairement situé en territoire canadien, au coeur de la zone des 200 milles marins délimitée par le droit international de la mer. Mais les Etats-Unis et l´Union européenne estiment que le passage du Nord-Ouest relève d´une législation internationale, celle des détroits, au même titre que celui de Gibraltar ou du Bosphore.
Washington et Ottawa ne parviennent pas à se mettre d´accord sur ce sujet, même si des voix se font entendre pour dire qu´il est temps que les Etats-Unis changent d´orientation, notamment pour renforcer la «sécurité continentale». (4)
Guerres US au service de la globalisation
Le gouvernement canadien vient d´annoncer la construction de nouveaux navires de patrouille armés pour l´Arctique et d´un port en eau profonde dans l´extrême nord afin de défendre la souveraineté du pays. Selon le Premier ministre, «l´Arctique canadien est au coeur de notre identité nationale en tant que pays nordique. Il fait partie de notre histoire et il représente le potentiel immense de notre avenir. Défendre la souveraineté de notre pays, rien n´est plus essentiel que de protéger l´intégrité territoriale du Canada, soit nos frontières, notre espace aérien et nos eaux». Pour Jules Dufour, Professeur émérite à l´Université du Québec à Chicoutimi, selon les données de l´encyclopédie canadienne Historica, le Canada soutient que les eaux de l´archipel arctique, y compris le passage du Nord-Ouest, font partie de ses eaux intérieures. Malgré les protestations des Etats-Unis et d´autres pays, le Canada a maintenu sa revendication sur les eaux de l´Arctique... Depuis longtemps, les Etats-Unis contestent les limites du territoire canadien dans l´Arctique. En fait, ceux-ci considèrent cette région du monde comme une zone tampon entre l´ex-Urss et l´Amérique du Nord, une zone stratégique qu´ils seraient les seuls à pouvoir sécuriser.(5) (6)
Un éditorialiste du New York Times écrit: «Pour que la globalisation marche, l´Amérique ne doit pas craindre d´agir comme la superpuissance omnipotente qu´elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnel Douglas, le constructeur de l´avion F-15. Et le poing caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley, ce poing s´appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et Marines.» Le professeur Michel Collon a raison d´écrire à propos du contrôle des routes et des gisements d´hydrocarbure: «En fait, depuis la chute du Mur toutes les guerres US ont été au service de la «globalisation». En réalité, pour le droit des multinationales de continuer à imposer leurs règles économiques et sociales injustes, le droit de ne pas payer les matières premières et de piller le tiers- monde. Et en premier lieu, le pétrole et le gaz. Qui contrôle les routes du pétrole peut bloquer l´approvisionnement de ses rivaux (Europe, Japon), les faire chanter et continuer à diriger le monde. Tel est l´objectif permanent de Washington. La recolonisation brutale de toute la planète, l´imposition d´une dictature encore plus étendue que celle dont rêvait Hitler. La proie décisive étant la Chine, avec son immense marché, son taux de croissance phénoménal. Avant de s´en prendre un jour à l´Europe? Mais soutenir l´Euro-Armée n´est pas la solution. Quand Chirac envoie l´armée française en Afrique pour soutenir les pires dictatures et favoriser Total ou Bouygues, il fait la même chose que Bush en plus petit. Et si Bush avait offert à TotalFina sa part du gâteau irakien, on n´aurait pas entendu Chirac».(7)
En définitive, pendant que l´Arctique est en pleine détresse aussi bien au niveau des populations qui y habitent qu´au niveau de la flore et de la faune - on dit que l´ours blanc pourrait disparaître, ne pouvant pas nager indéfiniment -, des pays, principalement ceux qui sont responsables de ce réchauffement climatique, cherchent à accaparer les richesses mondiales restantes en hydrocarbures pour polluer encore plus. Souvenons-nous de l´Alaska, un autre joyau de la nature, dénaturé par les pipes de pétrole. Nul doute que la géopolitique des relations internationales, notamment du fait de la pénurie inexorable des réserves d´hydrocarbures, sera marquée du sceau de la force. Alors le mot de Nietzche «Périssent les faibles et les ratés» sera plus que jamais d´actualité.
1. L´Arctique: http://unep.org/GEO/geo3/french/173.htm
2.http://www.20minutes.fr/article/173376/High-Tech-Les-Russes-cherchent-le-petrole-sous-l-Arctique.php
3. Mondialisation.ca, le 13 août 2007 Ria Novosti, 11 août 2007.
4. Anne-Lucie Acar, avec Yasmine Berthou Benjamin Quenelle: Le dégel de l´Arctique déclenche les convoitises. Journal La Croix 21 août 2007
5. Jules Dufour: Géopolitique et militarisation du Grand Nord canadien Mondialisation.ca, le 26 juillet 2007 www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6404
6. Encyclopédie Historica: le 1er juillet 1909. http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?
7. Michel Collon: Pourquoi font-ils ces guerres? Site Internet. Centre de recherche sur la mondialisation.
Pr Chems Eddine CHITOUR
Source : l'expression
«La convention de l´ONU pour le droit de la mer, élaborée en 1982 à Montego Bay, et entrée en vigueur en 1994, définit les principes généraux de l´exploitation des ressources maritimes. Après ratification de la convention, les pays ont jusqu´à dix ans pour déposer des revendications sur les fonds marins, s´ils veulent étendre leur souveraineté au-delà de leurs eaux territoriales. Des revendications qui ne peuvent être prises en compte que si la nation concernée apporte les preuves scientifiques que la partie convoitée est bien le prolongement de son plateau continental. Dans l´océan Arctique, la dorsale Lomonossov, une chaîne de montagnes sous-marine qui s´étend de la Sibérie au Groenland, est l´objet de toutes les convoitises. Le ´´premier pas´´ russe est loin d´avoir laissé les voisins insensibles. Le Danemark est entré dans la course le 14 août. Pendant cinq semaines, 45 chercheurs de ce pays vont passer au crible les fonds marins pour tenter de recueillir des éléments scientifiques lui permettant de ´´candidater´´ auprès des Nations unies. La Norvège revendique, elle aussi sa part du «gâteau arctique» et a déjà déposé une requête en ce sens aux Nations unies. Dans ce pays, on est bien placé pour savoir que le réchauffement climatique est une réalité déjà bien visible. Lundi soir, la ministre norvégienne de l´Environnement a annoncé que des îles, jusque-là inconnues, étaient apparues à la surface de l´océan». (4).
26 août 2007
Cameroun-Congo : "l'opposition" après les élections? quelle issue?
Après les mascarades électorales du Cameroun et du Congo, voici une analyse du quotidien burkinabé "le pays".
Cette analyse a été redigée en 2002, elle garde toute sa pertinence, même si elle prônait un optimisme confiant en l'avenir, et devra interpeller les Africains épris de justice et démocratie.
Quotidien le Pays N°2548 du 16/01/2002
OPPOSITION AFRICAINE
Un cumul d'incompréhensions
La réalité politique était probablement bien plus simple il y a encore quelques années sur le continent. C'était l'époque des tout puissants partis uniques regroupant d'office l'ensemble des citoyens. Mais avec le sommet de la Baule et l'effondrement du mur de Berlin, une mutation de taille s'est produite en Afrique.
Une nouvelle conception des rapports politiques au plan interne a fait jour, obligeant la plupart des Etats à copier le schéma en vigueur des démocraties libérales. Désormais, face au parti au pouvoir, se positionnent des partis d'opposition. Cette bipolarisation du jeu politique est considérée comme une condition, voire une caractéristique de la démocratie moderne.
Une dizaine d'années après ce vent de renouveau, le processus de démocratisation poursuit son chemin, assez péniblement souvent. L'opposition africaine reste une équation non résolue par la classe politique dans son ensemble. Pour les régimes en place, elle est au mieux un élément du décor, sinon un ennemi à abattre.
Dans tous les cas, les partis d'opposition sont à détruire, la différence ne résidant que dans le procédé. Les plus primitifs des tenants du pouvoir ont systématiquement recours aux méthodes fortes et brutales. Avec eux, les leaders de l'opposition ont vite fait de devenir de fidèles abonnés des prisons et autres lieux de privation de liberté. Le moindre avis qu'ils émettent sur la gestion des affaires publiques tombe sous le délit moyenâgeux d'offense au chef de l'Etat. S'en suit, assez logiquement, la déchéance des droits politiques.
Pris sous un tel éteignoir beaucoup d'opposants africains se résignent à emprunter la voie de l'exil. Les plus téméraires refusent cette forme d'abdication, optant délibérément de courir le risque de finir leur jour dans les geôles, ou, plus simplement dans un mystérieux accident.
Heureusement, cette manière de venir à bout des opposants politiques est en train de perdre du terrain. Les pressions multiples de la société civile et des bailleurs de fonds y sont certainement pour quelque chose. Contraints de se montrer sous l'image de démocrates, les gouvernements africains ont troqué le bâton contre la carotte. Tous les moyens sont mis en branle pour constituer des gouvernements de large ouverture. Les opposants ou ceux qui se réclamaient tels acceptent de reconsidérer leurs positions moyennant des avantages matériels. Aux oubliettes les convictions, finis les discours dénonciateurs que l'on proférait à longueur de journée.
Le pouvoir, que l'on trouvait si mauvais il y a seulement quelques temps, devient soudainement si bon. Pas étonnant que ces nouveaux convertis poussent le ridicule à son summum en se montrant parfois plus royalistes que le roi. Les grands efforts qu'ils consentent pour justifier leur comportement ne sont que l'expression du malaise profond dans lequel ils se trouvent. Mais bien plus grave, est le reflet du degré de conscience que les oppositions africaines ont de leur utilité dans le bon fonctionnement des processus démocratiques. S'il est établi que la vocation première d'un parti politique est la conquête du pouvoir d'Etat, il n'est pas moins vrai que les hommes politiques du continent font montre d'une précipitation déconcertante.
Certes, il y a des exceptions dont la figure emblématique est aujourd'hui Abdoulaye Wade. Cet homme, à l'image de François Mittérand qui a passé près de la moitié de son existence dans l'opposition, a mené une bataille méthodique. Les observateurs s'en sont aperçus, ses passages dans les gouvernements du président Abdou Diouf relevaient beaucoup plus du calcul et de la stratégie politiques que de la compromission. Le fait est dramatique et il faudrait même en pleurer.
Bon nombre de partis d'opposition se créent sans aucun souci de participer à la vie démocratique. L'opposition africaine ignore royalement sa raison d'être. La politique est un fonds de commerce qui ne sert qu'à engranger des intérêts bassement matériels. La léthargie dans laquelle retombe un grand nombre de partis après les campagnes électorales donne à méditer. Les populations africaines doivent revendiquer un droit de regard sur l'usage fait par les partis politiques des fonds publics qui leur sont alloués. Il y a du tout dans l'arène politique de la pauvre Afrique : des hommes de vertus, et surtout des hommes de moralité douteuse. Le bon sens recommande que l'on soit prudent face au modèle de démocratie à parti unique prôné par l'Ouganda de Yoweri Museveni. Il est cependant pertinent de penser à mettre un bémol à la prolifération des partis politiques. En aucun cas, il n'y aura pas 36 000 manières de faire le bonheur d'un peuple ; et même en admettant cette éventualité, il n'y aura pas 36 000 programmes.
La classe politique doit penser à redorer son blason qui est plus que terni. Le pouvoir doit cesser de créer des partis dits d'opposition dans le but de biaiser le jeu démocratique. Les autres, ceux qui se réclament vrais opposants, doivent cesser, quant à eux, de s'adonner à la politique du tube digestif.
Il faut croire que le Burkina est sur la bonne voie avec la consécration au plan législatif du statut de l'opposition. Si le texte n'est pas vidé de son esprit, c'est la preuve que l'opposition est en passe d'accéder à une reconnaissance. Pour donner tout son lustre au jeu démocratique, il faut que coexistent un pouvoir qui gouverne et une opposition qui contrôle et critique. Tant que les civils ne s'efforceront pas de respecter ce schéma, le pouvoir sera dans la rue avec son cortège d'anarchie. Ce prétexte sera alors tout trouvé pour les militaires qui n'hésiteront pas à donner un coup de balai, à leur manière.
"Le Pays"
© Les Editions Le Pays - 2005
24 août 2007
L'objet "qui tue" : la bouteille d'eau
L'objet "qui tue" : cette semaine, la bouteille d'eau
Meilleure, plus sûre, mais aussi plus chère.
L'eau en bouteille coule à flots et génère, chaque année, 22 milliards de dollars de recettes sur la planète. 89 milliards de litres d'eau en bouteille sont engloutis chaque année dans le monde, soit en moyenne près de 15 litres par an et par personne.
Des chiffres vertigineux qui laissent songeur. Derrière ce tableau de performances, quelques croyances ont la vie dure. L'eau en bouteille serait meilleure pour la santé et plus sûre que l'eau du robinet. Pas si évident.
En Europe, et notamment en France, les réseaux de distribution sont par exemple strictement contrôlés. La teneur en minéraux, argument favori des marques [1], ne figure par ailleurs dans aucune recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Au plan écologique, la bouteille d'eau n'est pas non plus très propre sur elle. Fabriquée à partir de matière plastique, elle n'est pas toujours recyclée et il lui faut plus d'un millénaire pour disparaître de la nature [2].
Un passif auquel il faut ajouter le prix du transport : 25% de l'eau en bouteille de la planète n'est pas consommée dans son pays de production. Pour couronner le tout, le prix de l'eau en bouteille est renversant. Près de 300 fois plus élevé que l'eau du robinet. A vous couper la soif.
[1] Nestlé Waters est le numéro 1 du secteur avec environ 17,5% du marché.
[2] Selon une étude de WWF réalisée en 2001, une tonne et demie de matière plastique est utilisée chaque année pour l'embouteillage
D'autres objets "qui tuent" :
Le bouquet de roses
La cigarette
Le téléphone portable
La bouteille d'eau
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Terra Economica www.planete-terra.fr/;70-20.html
23 août 2007
Senegal : émigration clandestine
Un reportage édifiant sur RFI (Radio France Internationale) diffusée le mercredi 212 aout 2007 intitulé "le Senegal et l'émigration clandestine"
Il faut absolument écouter pour comprendre une partie du problème. C'est poignant et édifiant
Toujours les mêmes causes spoliation des richesses africaines ici halieutiques des eaux sénégalaises par les Chalutiers occidentaux.
Et surtout le mensonge des politiciens africains vis à vis de leur peuple.
http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_52_20070821.asp
21 août 2007
L'ethnie et/ou la tribu : question d'idéologie?
La question du tribalisme
Pour répondre au commentaire de nos amis Djess et Koulama, j’ai jugé utile de partager ma réponse avec tous les autres internautes.
En ce qui concerne la question de l’ethnie et/ou du tribalisme en Afrique, je suis convaincu que les Africains à force de nier l’évidence et de vouloir rester dans des schèmes et schémas de pensées coloniaux font fausse route et surtout occultent les mutations successives que ces sociétés détruites par la déportation, l’esclavage, la colonisation, la post-colonisation et les dictatures subissent.
Ce n’est pas faire langue de bois de dire que les ethnies et/ou tribus telles définies par les ethnologues et administrateurs coloniaux n’existent plus. Sans vouloir trop balayer du revers de la main, le problème de l’ethnicisme (qui est une pratique politique bien idéologisée à ne pas confondre avec l’ethnie et/ou tribu), je demanderais à Djess et Koulama de me donner la proportion des Congolais qui appartiennent de façon 100% homogène à ce qu’ils définissent d’ethnie.
A ce que je sache aujourd’hui plus de la moitié des Congolais sont issus des unions appelées dangereusement de façon barbare « mixtes » et en ce qui concerne les jeunes nés à partir des années 1985 cette proportion peut atteindre les 70%. La question qui se pose est : de quelles ethnies sont les enfants issus de ces unions (qui deviennent la norme même).
Quelqu’un peut-il être capable de me dire de quelle ethnie et/ou tribu est-il un enfant issu d’une union entre un Puunu et un Enyellé ? Entre un Kongo et un Mbochi ? Entre un Téké et un Vili ? Entre Beembé et un Mbéti ? Entre un Luumbu et un Ndoondo ?
Dans ces conditions comment peut-on toujours parler de l’ethnie et/ou tribu comme si nous étions encore dans les années 1950. Encore faut-il pour répondre à la question que l’on définisse de façon claire et précise les termes ethnies et/ou tribu.
Mon ami Jean-Jacques Bayonne Castador dans un mémoire d’université avait relevé plus de dix définitions toutes différentes et parfois contradictoires. Il avait conclu en fin de compte que ce terme ressortait plus de l’idéologie que des sciences sociales. Pour lui ce terme ne voulait rien dire sinon mettre en place en ce qui concerne les colonies et les post-colonies une idéologie de la négation de l’humanité chez l’Africain.
Les penseurs et chercheurs occidentaux rechignent à parler d’ethnie lorsqu’il s’agit des Européens, ce fut le cas pour l’Ex République Fédérale Yougoslave, et actuellement le cas pour la Belgique.
Pour revenir à l’idéologie, cette dernière devait servir à cristalliser les énergies et passions africaines vers les questions identitaires. C’est ce qui s’est passé au Rwanda, Burundi, Côte-d’Ivoire, Nigeria, les deux Congo et qui risque de se passer au Cameroun, Gabon, Sénégal, à cause tout simplement de la non prise en compte effective des préoccupations matérielles et spirituelles des populations diversement riches culturellement, cela par des oligarchies autochtones. Tant venant de l’opposition que des pouvoirs dictatoriaux.
C’est pourquoi pour ma part je crois que la pseudo question de l’ethnie et/ou tribalisme est un faux problème. La vraie question qui doit nous préoccuper est celle de savoir comment restituer et/ou restaurer les valeurs de la liberté, de l’autonomie de soi vis-à-vis de la collectivité, de la liberté et de l’idéal démocratique chez l’Africain (en l’occurrence le Congolais) de façon à susciter la tolérance, l’ouverture vers l’autre (en dépit des différences apparentes), le respect à tout prix de la vie, de voir en tout Etre vivant la sublimation de la vie et le besoin viscérale de prendre en compte l’expression de ces aspirations chez l’autre même si ce dernier crée l’altérité. Ce dont tout Etre Humain en a besoin.
En ce qui concerne le fédéralisme, ce dernier ne saurait être la réponse efficace au problème congolais, si l'on prend comme postulat de constat et de projetation l’ethnie et/ou la tribu. Le fédéralisme est ce système politique qui devrait toujours correspondre à un idéal démocratique celui de la liberté qui implique Egalité, Citoyenneté et Justice.
Le fédéralisme en effet, serait une forme avancée de la limitation du pouvoir absolu qui est l’essence même de la démocratie. On juge le degré de démocratie d’un pays à la qualité des moyens mis en œuvre pour limiter le pouvoir.



