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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie

26 décembre 2006

Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise

Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise

Bonjour

Je vous envoie une information et je vous prie de relayer celle-ci car ce qui se passe au pays est intolérable. Merci beaucoup.

Comme d'habitude en Afrique, des arrestations illégales, je vous demande de diffuser cette information auprès des ambassades occidentales, Africaines et des médias, pour faire pression et révéler le quotidien des congolais sous le pouvoir du fameux président de l'UA. ( L’Union Africaine )

Faites moi connaître ce que vous entreprenez.

Merci de votre soutien.

Ce sont les libertés humaines qui sont bafouées quotidiennement au Congo.

Vous pouvez contacter l'avocat du sergent Mouélé c'esr Maître Foutou à brazzaville.

Ce genre de pratique doit cesser dans une démocratie et une vraie armée.

Il faut signaler que l'on en veut au Sergent Mouélé car il serait le seul élément du régiment originaire du sud du Congo, le reste de l'effectif étant acquis au pouvoir se « prétendant » nordiste.

Mouélé Kibaya

Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise,

Le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, du premier régiment Blindé de la zone Militaire n° 9 a été arrêté le 17 novembre 2006, dans la matinée à la caserne à Mpila où il était de service.

Le commandant Mandjo de la sécurité militaire est venu le prendre à son lieu de travail comme quoi il devait aller répondre devant le Général  Blaise Adoua (commandant de la zone militaire n°9). A titre de rappel : Le Général Blaise Adoua fut l’un des accusés du procès de  l’affaire dite des  353 disparus du Beach de Brazzaville.

Le récit de l’arrestation du sergent Mouélé et de ses camarades ( Sergent Olandzobo et Caporal Chef Ngoteni. )

Le caporal chef Atipo Engambé déjà aux arrêts à la maison d'arrêt de Brazzaville, qui selon les dires du chef de corps du régiment blindé (le colonel Oyouba), aurait eu à  citer le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, le sergent Olandzobo, le caporal chef Ngoteni, avoir participé avec lui ensemble dans l'assassinat d'un jeune homme après l'avoir battu et brûlé ; celui -ci mourut de ses blessures une semaine après au CHU de Brazzaville, ceci se passe courant août 2006.

Le  sergent Mouéle, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, furent reçus et entendus par le Général Adoua, et le Géneral Issongo. Ces derniers ne reconnurent pas les faits qui leurs sont reprochés. Malgré les explications qu'ils ont fournies pour expliquer qu'ils ne reconnaissaient pas les faits, ils furent tous les trois emprisonnés au sous sol à la zone militaire n°9 abandonnés à eux-mêmes, sans soins et nourriture. Ils étaient nourris et soignés par leurs parents mis au courant quelques jours après. Tous les trois  commencèrent à tomber malades du fait des traitements subis.


C’est finalement le 15 décembre 2006 qu'ils ont été mis à la disposition de la gendarmerie après les pressions des familles et de l’avocat du sergent Mouélé.

Le 16 décembre 2006, la gendarmerie ouvrit donc  les auditions: le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, déclarèrent ne pas reconnaître les faits. Surtout que le caporal chef Atipo déclara qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et  le caporal chef Ngoteni dans le fameux acte d'assassinat. C'est le début de la confusion totale : qui a dit que le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, avaient participé dans le fameux acte d'assassinat? Personne n’ose répondre à cette question qui devait mettre fin à la détention illégale.

Il faut noter que l'officier de police judiciaire a refait les auditions trois fois, en trois jours différents et le caporal Atipo confirmait toujours qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni.

Les trois sont actuellement déferés à la maison d'arrêt de Brazzaville sous la pression insidieuse du général Adoua qui semble faire peur à beaucoup de monde du corps judiciaire, certains avocats contactés par la famille du sergent Mouélé ayant refusé de prendre l’affaire à la seule évocation du nom du Général Blaise Adoua qui soutiendrait la thèse selon laquelle ils sont mis aux arrêts parce que parait-il que le caporal chef Atipo les a cités. Mais ce dernier continue à démentir formellement les dires des chefs militaires qui prétendent avoir arrêté le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni , parce que le caporal chef Atipo les aurait cités comme complices!!!

Autre intérrogation inquiétante pour la suite de l’affaire, on ne sait pas ce que le commandement militaire a fait des procès verbaux  sortis de l’audition menée par l'officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale?

Le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, sont toujours en détention illégale à la maison d'arrêt de Brazzaville et aucune procédure judiciaire et même militaire n’ont été respectées car la présomption d'innocence ( garantie par la fameuse constitution de 2002 et le code de procédure pénale en vigueur au Congo ) demeure jusqu'a ce les faits soient prouvés.

Il faut noter que des menaces de mort auraient été proférées à leurs égard pendant leur détention au sous sol à la zone militaire n°9; le caporal chef Ngoteni a été torturé; brûlé aux pieds avec des sacs plastiques.

Il y a beaucoup de d’inquiétudes et de mauvaises intentions dans l'évolution de cette affaire. Je suis inquiet.

Romain Mouélé.

Posté par Kibaya à 12:49 - Congo rive droite - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2006

Emigration-Immigration : encore un drame 102 morts de trop ?

A qui la faute ?  A la jeunesse ?

Telle serait la question que tout africain devrait se poser, en effet c’est une catastrophe de voir disparaître ainsi des vies humaines dans la fleur de l’âge.

Non seulement que tout africain devrait se sentir endeuillé, mais tout faire pour que ces disparus soient les derniers.

Ce week-end , la mer a encore  pris sa part dans cette tragique relation qui  l’Afrique à l’Europe. Comme d’habitude c’est toujours les Africains qui continuent à payer.

102 africains disparus en mer pour avoir tenté de rejoindre sur des frêles embarcations l’Espagne par les Iles Canaries.

L’Afrique ne finit toujours pas d’aligner des catastrophes et d’offrir ainsi à la face du monde surtout des pseudo intellectuels occidentaux en mal de reconnaissance sociale dans leur pays et aux racistes d’étaler sans retenue et tact leur racisme viscéral vis-à-vis de l’Africain.

On aurait pensé qu’après la signature des accords entre le gouvernement français représenté par le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy par ailleurs candidat aux élections présidentielles françaises de 2007 et le gouvernement sénégalais d’une part et d’autre part après la visite du premier ministre espagnol Zapatero que l’hémorragie de la jeunesse africaine en général et sénégalaise en particulier allait cesser. Que nous n’allions plus connaître ce genre de drame avec autant de morts dans l’indifférence totale de toute l’Afrique.

Le drame de ce week-end, une fois encore vient de nous rappeler que le problème de la jeunesse africaine reste entier.

Ce drame doit cette fois-ci interpeller la conscience de tout africain qui se veut digne et humain, partout où il se trouve. En effet comment toute l’Afrique peut-elle admettre qu’un 

Alors je dis que quand une société humaine ne fait rien pour sa progéniture, alors elle cesse d’être humaine, elle devient cannibale voire assimilable à une société animale, même là-aussi la lionne chasse pour nourrir ses petits. Alors qu’en est-il des hommes, ici Africain ?

Quand une société ne parvient plus à offrir un rêve d’un futur humanisé et radieux à sa jeunesse, cette société là ne mérite plus d’exister ! Les politiques dans ces pays n’ont plus lieu d’être et d’exister, c’est le niveau zéro de la société que l’on atteint.

Dans ce cas à quoi servent donc toutes les institutions, partis politiques, associations, et sociétés civiles dans ces pays, si l’on ne peut plus retenir ces enfants à vivre à ses côtés ? Je peux donc dire que toutes ces choses ne sont que des simulacres comme pour faire semblant que les Africains sont aussi des humains ? je me pose finalement toutes ces questions.

Alors si toutes les choses que je viens de citer existent bel et bien et ne sont pas des simulacres, alors il est temps que les Africains se regardent en face et prennent leur responsabilités historiques.

Les discours justifiant à tout va l’immigration comme quoi à cause de la misère, que sa jeunesse est obligée de jouer à la roulette russe ne peuvent plus nous servir de remontant moral. Les faux-fuyants usités depuis plusieurs siècles doivent cesser d’avoir cours.

Il est temps que la jeunesse africaine, au lieu de prendre le risque de mourir en mer et laisser pendant ce temps les politiques qui les ont conduit à la misère en paix, doivent décider d’exiger leur part de vie dans leur pays respectifs. Comme ils le disent « rester en Afrique c’est déjà mourir », moi je leur dis autant mourir dignement sur place pour faire changer les choses.

Cette jeunesse doit se mettre en avant garde d’un mouvement continental de contestation citoyenne civile pour que cesse pareil drame.

La jeunesse africaine se doit révéler   qu’elle est majoritaire et représente l’avenir de ce continent , en effet elle représente 2/3 de toute la population  africaine.

Si elle s’organise dans un mouvement de conscience qui traverse les frontières, elle va gagner son droit à l’existence de digne humains.

Dans toutes les capitales africaines, les jeunes se mettaient simultanément en mouvement, par exemple en investissant tous les lieux de la factice politique de leur pays, comme les fameux parlements pour exiger des  pseudo politiques à la solde des exploiteurs et négriers des africains. Je suis convaincu que les choses vont bouger dans le sens de la vie.

Je vois dèjà certains ignorants objecter qu’un tel mouvement n’aboutirait pas, en effet ceux qui le disent ont raison car le but de tels propos est de dissuader toute union des peuples africains, car les problèmes sont les mêmes et le africains continuent à se comporter comme des biches face au lion, lesquelles préfèrent la fuite à l’affrontement. En effet la grande majorité des Africains ont toujours des conduites de fuite en avant face aux problèmes, de tous temps l’histoire africaine est souillée par cette attitude.

Heureusement pour ma part que certains peuples se sont vaillamment illustrés dans le combat pour la dignité humaine. Je citerais par exemple le cas de la jeunesse héroïque de l’Afrique du Sud qui est arrivée à bout de l’apartheid, Mandela avait commencé son combat pour la dignité humaine très jeune, ce fut le cas de Lumumba mort dans la trentaine. Dans des pays d’Afrique, les jeunes se sont tous effacés au profit des vieux qui n’ont jamais respecté le lien intergénérationnel qui fonde toute société humaine évoluée.

On donc doit regarder  dans l’histoire africaine pour avoir des raisons qui fondent l’optimisme et permettent de dire que cela ne peut plus durer, l’Afrique si elle est vraiment un continent d’Hommes est appelée à évoluer et changer positivement.

Fonder l’espoir dans la lutte n’est pas une vaine utopie, mais plutôt la réalité qui attend toute l’Afrique, la jeunesse africaine doit se rebeller.

Elle doit s’inspirer des jeunes de Soweto, ceux-là même qui ont lutté contre l’apartheid, ces jeunes ont bravé les chiens et canons de l’apartheid. En prenant exemple sur cette lutte, les choses vont changer. En effet les jeunes sud-africains sont descendus dans la rue pour combattre, ils ont préféré mourir en homme libre que de fuir leur pays, quel est le pays de l’Afrique australe aux alentours de l’Afrique du Sud ou des autres zones qui aurait connu une vague de refugiés ou d’immigrés Sud-Africains ? A ma connaissance aucun, Dieu sait seul comment les racistes du gouvernement de l’apartheid les incitaient à l’exil, Non ! Aucun jeune sud-africain a fui, ils ont préféré rester. Et pourtant ces jeunes vivaient dans un enfer, ce que les jeunes des autres pays africains n’ont jamais connu.

La solution adoptée par cette dernière a toujours été celle de la facilité, émigrer qui a ses ressorts moraux et philosophiques dans une culture de non responsabilité et de la fuite en avant, la culture de soumission totale à toute pression. Cette autre jeunesse est incapable de se rebeller contre l’ordre établi d’où qu’il vienne. Les Aînés leur ayant inculqué cette mauvaise culture du moment qu’eux-mêmes avaient depuis longtemps fait allégeance de soumission totale au colonisateur et à l’Occident.

Cette philosophie auto-suicidaire conduit droit au mur voire à la disparition des Africains sur le continent.

C’est pourquoi je lance sur ce blog un manifeste intitulé « 102 disparus de trop et ça suffit ! »

Nous devons nous mobiliser pour que cela change assez de blabla§ !

Posté par Kibaya à 21:51 - Emigration - Immigration - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 décembre 2006

Emigration-Immigration Afrique-Europe les raisons?

Emigration-Immigration : les Africains face à leurs responsabilités

A la faveur des élections présidentielles et législatives de 2007 en France et des images des naufragés des barques africaines qui échouent sur les côtes espagnoles dans les Iles Canaries et italiennes Ile de Lampedusa, l’actualité des relations africano-européennes se trouve dominée par les questions d’immigration.

Le traitement médiatico-politique fait à ces évènements renvoient à plusieurs problématiques. Dans pareilles situations on cherche toujours des responsabilités surtout qu’il y a mort d’homme en quantité insoutenable pour l’entendement humain. En effet tous les jours, une dizaine d’africains meurent dans une traversée en pirogue de l’océan pour rejoindre l’Europe qui ressemble à un voyage en aller simple vers l’enfer.

Ce qui a ému l’opinion publique de deux côtés de la Méditerranée. Tellement que ces images commençaient à reposer la question des relations économiques entre l’Europe et l’Afrique, qu’elles renvoyaient aussi à la question de la dignité humaine par les Africains et les Européens. Ces images montraient aussi le côté inhumain des Européens, ce qui contredisaient toutes leurs thèses sur les Droits de l’Homme.

Plusieurs journaux africains s’en prirent aux Européens, l’Espagne qui dans un premier temps avait décidé de les accueillir, sous la pression de la France et de l’Angleterre, vient de changer de position et durcit comme les autres pays ses lois.

La dernière semaine du mois de septembre 2006 on a assisté aux retour vers le Sénégal essentiellement, des africains. Ce retour s’effectuant par avions spéciaux (comme des animaux). Plusieurs milliers des Sénégalais ont été ainsi rapatriés vers leur pays de cette façon avec un petit pécule remis au gouvernement en échange du renforcement des contrôles des eaux maritimes africaines (Maroc, Mauritanie, Sénégal).

Ce rapatriement forcé, vécu comme un retour vers l’enfer (Afrique),de ceux qui avaient réussi la traversée de l’autre enfer (Atlantique) vers le paradis (entendez l’Europe),   n’a pas été du tout vu de la même façon.

Au Sénégal, cela a suscité des polémiques on parlait de la corruption surtout qu’après les accords avec le gouvernement espagnol, le gouvernement sénégalais a signé des accords sans contreparties financières avec le gouvernement français.

Dans tous les cas la farouche détermination des jeunes et voire très jeunes (presque des enfants) Sénégalais à quitter leur pays pour l’Europe par tous les moyens appelle à une profonde analyse de la situation économique des jeunes et de l'idée que la population en général se fait de son pays.

D’abord quelques chiffres pour poser le débat :

Espèrance de vie au Sénégal est 52,3 ans en 2001.contre 75 à 80 ans en moyenne en Europe en 2001 http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_IDH_des_pays,_2000

Le niveau de pauvreté au Sénégal = 0.431 occupant la 154 ème place sur 200   contre une moyenne 0.918 pour l’Europe (France : 0,928 rang 12 ; Espagne :0.913 classée 21unième ; Suède : 0.941 classée 2ème Norvège :0.969 premier sur 200 pays du monde)

EUROPE www.populationdata.net/europe.php

  • Population : 732 938 773 habitants

  • Superficie : 9 626 994 km2 (Russie européenne comprise)

  • Densité : 76.13 habitants/km2

  • Nombre de pays & territoires : 49

  • Nombre de fuseaux horaires : 6

  • Espérance de vie : 75 ans

  • Taux de natalité : 10

  • Taux de mortalité : 11

  • Taux de mortalité infantile : 7

  • Nombre de langues parlées : 225

  • PNB/habitant (PPA-2003) : 18 550 $USD

  • Bordées par : Océan Atlantique, Océan Arctique, Mer du Nord, Mer Baltique, Mer Méditerranée, Mer Noire, Mer Caspienne

AFRIQUE /www.populationdata.net/afrique.php

  • Population : 914 179 713 habitants

  • Superficie : 30 206 704 km2

  • Densité : 30.26 habitants/km2

  • Nombre de pays & territoires : 57

  • Nombre de fuseaux horaires : 6

  • Espérance de vie : 52 ans

  • Taux de natalité : 38

  • Taux de mortalité : 15

  • Taux de mortalité infantile : 89

  • Nombre de langues parlées : 2011

  • PNB/habitant (PPA-2003) : 2170 $USD

  • Bordée par : Océan Atlantique, Océan Indien, Mer Méditerranée, Mer Rouge

Pourcentage de la  population jeune Afrique plus de 60%  contre moins de 40% en Europe

A côté de ces chiffres il sied d’ajouter que le niveau de sécurité alimentaire n’est pas atteint.

En ce qui concerne la sécurité des biens et des personnes ; l’Afrique est le continent où la vie n’a pas beaucoup de prix, les équipements sanitaires laissent à désirer. Il en va des biens matériel, le niveau de destruction du cadre environnemental est très élevé.

Quand on compare les deux continents, le niveau d’organisation sociale est très faible  ainsi que celui de la démocratie réelle. La plupart des pays africains sont entre les mains des dictateurs fortement soutenus par les puissances occidentales qui veulent perpetuer l'ordre colonial.

C’est sur ces derniers points que je voudrais axer mon propos lorsqu’on regarde les chiffres de la population on constate que le continent est jeune plus de la moitié de sa population a moins de 25 ans par rapport à l’Europe ce qui représente un avantage et un handicap si on ne fait rien dans les années qui suivent. L’Europe vieillissante aura toujours besoin d’un apport extérieur selon certains experts. Pour une partie des politiques africains c’est donc normal que les jeunes africains aillent faire l’appoint.

Et donc pour l’Afrique si on se plaçait sur le plan de la compétition mondiale, cette dernière est un continent d’avenir. Car il n’est de richesses que d’hommes. C’est la première matière première pour tout pays. C'est ce qui explique l'angoisse des pays européens vis-à-vis du recul de la maternité et l'instauration des politiques familiales.

Ce qui contraste cruellement avec la réalité africaine qui n’offre aucune perspective à sa jeunesse. Ce manque de confiance en l’avenir et le refus de se prendre en mains afin de se saisir  des opportunités du présent est symptomatique d’une société non organisée.

Le mal africain résiderait donc dans la rupture voilà bientôt 50 ans du lien social. L’Afrique recèle en son sein des sociétés qui ont rompu le lien intergénérationnel qui fonde et prime dans toute société humaine organisée et évoluée.

Car comment peut-on par exemple comprendre ces attitudes regressives telles en Afrique du Sud où des adultes inconscients violent des jeunes filles vierges soit-disant pour échapper au SIDA, tout comme en Afrique centrale on laisse livrer des adolescentes à la prostitution vis-à-vis des étrangers.

En Afrique de l’Ouest la pratique des jeunes adolescentes voire des enfants comme « bonnes » soumises presque à l’esclavage est trouvée normale.

Alors comment peut-on comprendre qu’une société sacrifie une jeunesse qu’elle a elle-même enfantée ? Quand dans les autres sociétés, on fait tout pour garantir un futur à la jeunesse et on voit les politiques se battent pour  assurer l’avenir à cette dernière, d’où les débats récurrents dans ces pays à propos de la dette intérieure. L’union européenne a même fixé des normes des taux d'endettement par rapport au PIB.

Qu’est-ce qui motivent alors, la grande masse de la population africaine,  son élite, ses intellectuels et les politiques africains à considérer l’émigration comme solution aux problèmes politiques et économiques ?

Pour ma part j’ai du mal à comprendre les ressorts philosophiques, politiques et sociologiques qui font qu’un peuple tout entier puisse laisser sa jeunesse et voire ses enfants  jouer à la roulette russe en traversant avec des pirogues l'Atlantique?

Dans le cas sénégalais, quels sont les justifications de cet acte, où des parents  acceptent d’envoyer leurs propres progénitures courir le risque de disparaître en mer ? Qu’est-ce qui les obligerait ainsi ?

A ces questions je me permets d’ajouter celles-ci :

Est-ce que l’Europe aurait-elle l’obligation morale d’accepter tout cet afflux ?

Est-ce que l’Europe a obligation d’aider l’Afrique pour éviter cette émigration ?

Toutes ces questions étaient âprement discutées à Rabat au Maroc en juillet 2006 et lors de différentes rencontres entre ministres européens entre eux ou avec des ministres africains des pays à forte émigration.

La grande réponse qui ressort de toutes ces rencontres c’est le renforcement des mesures restrictives d’entrée et la fermeture plus ou moins totale des frontières européennes. Cette réponse fut vite battue en brèche par la détermination des émigrants africains à gagner l’Europe.

Ce qui nous offre tous les jours aux actualités les drames, toujours des morts et des rapatriements. Une actualité alimentant des débats interminables sur les causes  et les conséquences. On continue dans pareille situation de chercher des boucs émissaires.

Les Africains accusant l’Europe d’égoïsme et de racisme. Ils enfoncent le clou en demandant à l’Europe méprisant et cupide ayant spolié depuis six siècles  l’Afrique d’assumer les dégâts collatéraux de leurs actes politiques, économiques.

Pour certains cette thèse bien que vraie et pertinente n’expliquerait pas tout, car pour d’autres il faille d’abord rechercher les causes internes de cette émigration sans pour autant excuser les actes des Européens. Il nous faut determiner notre part de responsabilité interne.

Pour cette autre catégorie de pensée la recherche des causes internes s’avère primordiale, car les causes externes trouvent leur expansion exponentielle dans le lit des causes internes. On va pour le propos d’aujourd’hui les sérier et dans les prochains jours les illustrer par des exemples pris dans l’actualité. Il s’agit de :

1)               Le manque d’organisation des jeunes, la jeunesse africaine représente près de 65% de la population et dans certains pays ils sont près de 75% de la population et ne sont nullement représentés dans les sphères décisionnelles de la politique ;

2)                 Les femmes manquent de formation morale et intellectuelle, leurs droits humains, à l’économie et à la santé ne sont pas correctement respectés

3)                Les décideurs politiques ne sont pas au service des peuples qu’ils sont censés diriger. Ils sont pour leur propre personne d’où un ego demésuré, quand ces derniers échouent, ils ont du mal à l’accepter et à céder leur place à plus compétent et clairvoyant qu’eux, d’où l’absence total de démocratie. Par exemple dans le cas sénégalais, l’échec de Wade est proportionnel à l’envie des jeunes sénégalais de quitter ce pays très riche (une population formidable de 11 658 habitants) qui semble sans avenir. Nous reviendrons dans les prochains jours surtout après l’accord du premier ministre espagnol Zapatero et le président Wade.

4)                La philosophie de l’être (dignité humaine) a cédé la place à la philosophie de l’avoir (posseder de l'argent). En Afrique on est prêt à tout vendre même son corps pour gagner quelques billets de banque;

5)                 La sécurité alimentaire et sanitaire essentielle à la vie est difficilement garantie, il existe des pays où même un lecteur de test de glycémie est difficile à trouver. Les appareils et spécialistes de dialyseur sont introuvables.

6)                 La société civile est absente de la conduite des affaires de la cité. Tous les espace de la vie sociale et économiques sont amplement politisés et centralisés par l’administration coloniale.

7)                 Les sociétés africaines sont déstructurées et manquent cruellement de lien social.

8)                De façon psychologique, les Africains souffrent d’un pathologique complexe d’infériorité, ils se sentent incapables de tout, si bien qu’ils refusent de grandir et veulent tous rester dans l’enfance.  Ils sont aussi malades de jalousie ce qui empêche l’association avec d’autres.

9)                Ils ont le syndrome du colonisé et de l’esclave, celui de la perte d’initiative, ils acceptent facilement la soumission, d’où ils sont à la recherche de la facilité et du messie sauveur ou de l’homme providentiel. Pour eux la posture de la main qui reçoit est plus aisée que celle de celui qui donne.

10)            Il faut une révolution culturelle en Afrique.

Cette liste n’est pas exhaustive mais elle permet de tracer un chemin pour guider nos réflexions et actions pour pouvoir assurer l’envol de l’humain africain.

Posté par Kibaya à 17:38 - Emigration - Immigration - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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