Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise

Bonjour

Je vous envoie une information et je vous prie de relayer celle-ci car ce qui se passe au pays est intolérable. Merci beaucoup.

Comme d'habitude en Afrique, des arrestations illégales, je vous demande de diffuser cette information auprès des ambassades occidentales, Africaines et des médias, pour faire pression et révéler le quotidien des congolais sous le pouvoir du fameux président de l'UA. ( L’Union Africaine )

Faites moi connaître ce que vous entreprenez.

Merci de votre soutien.

Ce sont les libertés humaines qui sont bafouées quotidiennement au Congo.

Vous pouvez contacter l'avocat du sergent Mouélé c'esr Maître Foutou à brazzaville.

Ce genre de pratique doit cesser dans une démocratie et une vraie armée.

Il faut signaler que l'on en veut au Sergent Mouélé car il serait le seul élément du régiment originaire du sud du Congo, le reste de l'effectif étant acquis au pouvoir se « prétendant » nordiste.

Mouélé Kibaya

Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise,

Le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, du premier régiment Blindé de la zone Militaire n° 9 a été arrêté le 17 novembre 2006, dans la matinée à la caserne à Mpila où il était de service.

Le commandant Mandjo de la sécurité militaire est venu le prendre à son lieu de travail comme quoi il devait aller répondre devant le Général  Blaise Adoua (commandant de la zone militaire n°9). A titre de rappel : Le Général Blaise Adoua fut l’un des accusés du procès de  l’affaire dite des  353 disparus du Beach de Brazzaville.

Le récit de l’arrestation du sergent Mouélé et de ses camarades ( Sergent Olandzobo et Caporal Chef Ngoteni. )

Le caporal chef Atipo Engambé déjà aux arrêts à la maison d'arrêt de Brazzaville, qui selon les dires du chef de corps du régiment blindé (le colonel Oyouba), aurait eu à  citer le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, le sergent Olandzobo, le caporal chef Ngoteni, avoir participé avec lui ensemble dans l'assassinat d'un jeune homme après l'avoir battu et brûlé ; celui -ci mourut de ses blessures une semaine après au CHU de Brazzaville, ceci se passe courant août 2006.

Le  sergent Mouéle, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, furent reçus et entendus par le Général Adoua, et le Géneral Issongo. Ces derniers ne reconnurent pas les faits qui leurs sont reprochés. Malgré les explications qu'ils ont fournies pour expliquer qu'ils ne reconnaissaient pas les faits, ils furent tous les trois emprisonnés au sous sol à la zone militaire n°9 abandonnés à eux-mêmes, sans soins et nourriture. Ils étaient nourris et soignés par leurs parents mis au courant quelques jours après. Tous les trois  commencèrent à tomber malades du fait des traitements subis.


C’est finalement le 15 décembre 2006 qu'ils ont été mis à la disposition de la gendarmerie après les pressions des familles et de l’avocat du sergent Mouélé.

Le 16 décembre 2006, la gendarmerie ouvrit donc  les auditions: le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, déclarèrent ne pas reconnaître les faits. Surtout que le caporal chef Atipo déclara qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et  le caporal chef Ngoteni dans le fameux acte d'assassinat. C'est le début de la confusion totale : qui a dit que le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, avaient participé dans le fameux acte d'assassinat? Personne n’ose répondre à cette question qui devait mettre fin à la détention illégale.

Il faut noter que l'officier de police judiciaire a refait les auditions trois fois, en trois jours différents et le caporal Atipo confirmait toujours qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni.

Les trois sont actuellement déferés à la maison d'arrêt de Brazzaville sous la pression insidieuse du général Adoua qui semble faire peur à beaucoup de monde du corps judiciaire, certains avocats contactés par la famille du sergent Mouélé ayant refusé de prendre l’affaire à la seule évocation du nom du Général Blaise Adoua qui soutiendrait la thèse selon laquelle ils sont mis aux arrêts parce que parait-il que le caporal chef Atipo les a cités. Mais ce dernier continue à démentir formellement les dires des chefs militaires qui prétendent avoir arrêté le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni , parce que le caporal chef Atipo les aurait cités comme complices!!!

Autre intérrogation inquiétante pour la suite de l’affaire, on ne sait pas ce que le commandement militaire a fait des procès verbaux  sortis de l’audition menée par l'officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale?

Le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, sont toujours en détention illégale à la maison d'arrêt de Brazzaville et aucune procédure judiciaire et même militaire n’ont été respectées car la présomption d'innocence ( garantie par la fameuse constitution de 2002 et le code de procédure pénale en vigueur au Congo ) demeure jusqu'a ce les faits soient prouvés.

Il faut noter que des menaces de mort auraient été proférées à leurs égard pendant leur détention au sous sol à la zone militaire n°9; le caporal chef Ngoteni a été torturé; brûlé aux pieds avec des sacs plastiques.

Il y a beaucoup de d’inquiétudes et de mauvaises intentions dans l'évolution de cette affaire. Je suis inquiet.

Romain Mouélé.