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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie

30 avril 2006

Les libertés bafouées au Congo 2

Suite à la pression internationale et celle de la diaspora, les deux militants de droits de l'homme ont été libérés.

Nos cammarades Mounzéo Christian et Brice Makosso ont été mis en liberté provisoire vendredi 28 avril au soir, il ne sont pas encore totalement libres de tout mouvement et c'est pourquoi nous devons rester vigilants. Comme on le voit les dictateurs ont peur de la publicité s'agissant de leur macabre besogne. Aimant se désigner en "saints" Il ne faut donc jamais, hésiter à dénoncer leurs actes. Nous ne devons jamais nous taire. Notre silence nous rend complices.

Posté par Kibaya à 19:50 - Congo rive droite - Commentaires [0] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

19 avril 2006

les libertés bafouées au Congo

Deux militants de droits de l'homme luttent au péril de leurs vies contre la corruption qui règne en normalité politique au Congo. Et ils sont emprisonnés pour un faux alibi.

Solidarité avec Christian Mounzéo et Brice Mackosso

Comme d'habitude les partis politiques de l'intérieur dit d'opposition ne manifestent aucun intérêt à défendre ses deux personnes. La société civile locale aussi ne réagit pas.

Les lecteurs du site d'information www.mwinda.org ont décidé de lancer une campagne pacifique (la force est l'apanage des bêtes) .

A ma manière je relaie ce message et demande à tous les africains de se joindre à nous pour montrer que plus jamais nous nous laisserons pietiner eternellement


Mercredi 19 avril, 7h15


Un compatriote outré, à juste titre, par l'arrestation arbitraire de Christian Mounzéo et Brice Mackosso a invité les Congolais résidant en France à manifester leur soutien aux deux militants des droits de l'homme en se rassemblant devant l'ambassade du Congo à Paris. A part cette proposition d'action et le soutien des évêques, le silence de la société civile et des hommes politiques congolais est assourdissant.

L'organisation des manifestations de protestation n'est pas dans notre tradition, j'en conviens. Quarante-cinq ans de régimes dictatoriaux sont passés par là. Mais sans aller jusqu'à organiser un concert de casseroles sous les fenêtres de Sassou, il y a des actions simples que nous pouvons entreprendre pour signifier au dictateur au pouvoir au Congo que nous ne nous laisserons pas éternellement marcher sur les pieds sans réagir.

En attendant d'imaginer et de formaliser les actions susceptibles de chatouiller, voire de porter un coup fatal au régime corrompu de Sassou, je propose de lui adresser une lettre par fax, dont vous trouverez un modèle ci-joint. L'objectif, c'est de faire sauter son fax, voire de le griller. C'est une action simple, moins cher et efficace qui a fait ses preuves ailleurs. En complément, on peut également reproduire ce même courrier en plusieurs exemplaires pour inonder sa boîte à lettres. Je sais, tout ça finira au panier, mais c'est bien de lui montrer que nous ne sommes plus ce peuple passif qu'il opprime depuis 22 ans. Trop c'est trop.

Nos amis pontenégrins pourront par exemple organiser un pique-nique hebdomadaire sous les fenêtres de André Louémba, le procureur. Il est plus que temps que les chiens de garde du pouvoir comprennent que le soutien au dictateur contre le peuple a un prix. C'est celui de notre liberté que nous entendons désormais défendre malgré le chantage, les intimidations et les arrestations.

Musi Kanda

PS : étant donné que pour joindre Sassou, d'après son site, il faut passer par Ayessa, nous invitons tous ceux qui veulent participer à cette action d'envoyer leur fax directement aux « Dépêches de Brazzaville » dont le numéro est le suivant : + 242 532 01 10, à l'attention du général d'armée Denis Sassou Nguesso, président de la république du Congo.

Téléphones du ministre de la Justice Entcha Ebia

Tél : + 242 81 41 49
Tél : + 242 81 41 55

Portables :

+ 242 66 56 87
+ 242 51 02 99

Modèle de lettre (doc word)

Monsieur X...

adresse

Ville

Pays

Le général d'armée Denis Sassou Nguesso

Président de la République du Congo

Brazzaville-Mpila

CONGO

Monsieur le Président,

En 2006, cela ne fait que 22 ans que vous êtes Président de la République. Le respect dû à votre fonction m'interdit de revenir sur vos nombreuses promesses jamais tenues tout au long de ce règne interminable. Pendant toutes ces années, vous nous avez à chaque occasion déclaré vouloir lutter contre la corruption, ce mal dont notre pays est devenu l'un des plus grands champions du monde toutes catégories.

Vous ne le savez peut-être pas, mais désormais vous faites rire tout le monde dès que vous parlez des efforts de votre gouvernement contre la corruption. L'honnêteté m'oblige à reconnaître que ces rieurs sont très injustes avec vous.  Car vous avez visiblement changé et ce pour le plus grand bien de notre pays. Vous venez en effet de nous en donner une éclatante illustration en ordonnant l'arrestation et l'emprisonnement de ces deux présumés grands voleurs que sont Christian Mounzéo et Brice Mackosso. Bravo, monsieur le Président.

Même si nous ne disposons d'aucun institut de sondages, vous pouvez être sûr, monsieur le Président, que 99,9999 % des Congolais soutiennent votre action. Cependant, je me permets de porter une toute petite remarque à votre attention. Dans votre précipitation à vouloir si bien faire après tant d'années de laxisme, vous vous êtes trompé de personnes et enfermé à tort deux braves types qui, justement, militent pour la même cause que celle à laquelle vous avez enfin décidé de consacrer toute votre énergie.

Je m'en voudrais d'encourager la délation auprès de mes chers cons-patriotes, mais votre sincérité, monsieur le Président, de débarrasser définitivement notre pays de cette corruption qui gangrène non seulement nos institutions, mais aussi toute la société congolaise m'a vraiment convaincu. Aussi, c'est sans hésitation que je vous apporte mon total soutien (un comportement citoyen qui, j'espère, sera suivi par des milliers de Congolais) pour ce grand combat en commençant par vous communiquer une première liste de noms parmi quelques personnalités dont l'enrichissement soudain mérite d'attirer votre attention et celle de la justice. Ce sont des hommes et des femmes bien connus à Brazzaville même si vous n'en avez jamais entendu parler. Le général Ndénguet sait où les cueillir avec ou sans mandat d'arrêt délivré par un juge. Voici donc ces personnalités qui brassent des milliards de francs dont l'origine n'est connue de personne.

Denis GOKANA

Maurice NGUESSO

Emanuel YOKA

Bruno ITOUA

Wilfrid NGUESSO

René OBA

Jean-Dominique OKEMBA

Jean-Jacques BOUYA

Edith BONGO

Antoinette SASSOU NGESSO

Claudia SASSOU LEMBOUMBA

Edgar NGUESSO

Christel SASSOU NGESSO

Pierre OTTO MBONGO

Florent TSIBA

Isidore MVOUBA

Hilaire MOKO

Albert NGONDO

Clotaire OKOUYA

Pacifique OKONGO

Ninel NGOUELONDELE

Hugues NGOUELONDELE

William OSSIE

Pacifique ISSOIBEKA

Bien entendu, cette liste n'est pas exhaustive. Vous pourrez, par exemple, y ajouter un certain DSN, qui passe, à tort ou à raison, pour le parrain de la mafia qui règne sur le Congo. Je ne veux pas vous en dire davantage pour vous éviter d'être poursuivi devant vos propres tribunaux pour diffamation. Laissons, comme d'habitude, les juges faire leur travail en toute indépendance.

En vous souhaitant tous mes voeux de succès pour cette opération « Mains propres » à la congolaise, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.

Signature

P.S. Il paraît que vous rêvez de mourir aimé. Si vous menez à bien cette opération « Mains propres », plus de 90 % des Congolais vous béniront. Ils seront 99,9999 % à vous baiser les pieds et vous témoigner une reconnaissance sans bornes si en 2009, après 25 ans de pouvoir inutile, vous prenez enfin votre retraite et disparaissez définitivement de la scène politique de notre pays.

Copies à :

M. CHIRAC Jacques, Président de la république française, Palais de l'Elysée, 8 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France

M. KONARE Alpha Oumar, Secrétaire général de l'Union africaine, BP 3243 Addis-Abeba Ethiopie

M. LOUEMBA André, procureur de la république de Pointe-Noire, Palais de justice de Pointe-Noire, BP... Pointe-Noire, Congo

M. NDENGUET Jean-François, directeur général de la police nationale, BP ... Brazzaville Plateau, Congo

Modèle de lettre (doc pdf)

Posté par Kibaya à 17:28 - Congo rive droite - Commentaires [1] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

08 avril 2006

Etats unis d'Afrique

Je vous donne à lire comme à l'habitude un commentaire, Le samedi 8 avril 2006 à 08:40, par ETATS UNIS D'AFRIQUE :: site, saisi à la suite de mon article "le fédéralisme panafricain pour répondre aux nouveaux défis majeurs" Il est écrit par un écrivain africain et je vous conseille d'aller le découvrir sur son site intéressant : www.nlongi.be

REVENDIQUEZ VOTRE LIBERTE !

Menez une campagne pour des Confédérations d'états au sein des grands blocs artificiels créés de toute pièce jadis par les colonisateurs ! Menez une campagne pour les réels Etats-Unis d'Afrique !

Si les Nations africaines veulent réellement obtenir leur juste place parmi les autres Nations du monde, si elles veulent vraiment être unies, prospères et décolonisées, elles doivent tout faire pour aboutir aux Etats-Unis d'Afrique, avec une monnaie africaine unique, avec une armée panafricaine gardienne de la paix.

L'ancienne O.U.A. (Organisation pour l'Unité Africaine) et l'actuelle Union Africaine ne sont que des clubs de conversation fantoches, qui après avoir fait un pas en avant s’empressent d’en faire deux en arrière, et pendant ce temps-là les années s’écoulent pour l'Afrique, et rien de concret ne se réalise ! Cela demeurera ainsi aussi longtemps que les Etats africains continueront à exister sous leur forme actuelle, c'est-à-dire avec les frontières artificielles issues de la colonisation chrétienne. Car avec cette forme qui est leur, ces Etats demeurent sous le contrôle et la domination du néo-colonialisme, ayant bien souvent à leur tête des gouvernants mis au pouvoir par ces mêmes néo-colonisateurs, et dans la plupart des cas ces chefs d'états africains pratiquent en fait une forme d'auto colonisation, une colonisation de noirs par des noirs. D’ailleurs ils sont bien souvent tenus d’obéir à ou, pour le moins, de collaborer avec ces néo-coloniaux qui sont maintenant leurs ‘‘Maîtres’’ ou leurs ‘‘Frères’’ depuis que ces derniers les ont absorbés dans leurs loges franc-maçonnes secrètes… là où seul comptent, et le pouvoir, et les intérêts financiers.

Que faire pour changer tout cela ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut tout d'abord identifier quelle est la cause principale responsable de l'état lamentable dans lequel l'Afrique se trouve actuellement... c'est-à-dire, analyser les conséquences néfastes au niveau politique, économique et sociale, des fixations arbitraires de nos frontières par les pouvoirs coloniaux ‘‘Chrétiens’’ lors de la Conférence de Berlin en 1884-1885.

Lorsque les colonisateurs sont arrivés sur le continent africain, ils ont créé de toutes pièces des états qui n'existaient pas ; ils l’ont fait d'une manière totalement arbitraire, afin de mieux se partager le pillage des ressources locales. Et durant les décades et les siècles écoulés, le pouvoir colonial a imposé par la force son autorité. Puis, les indépendances des années 50-60 sont arrivées… c’était inéluctable... les pouvoirs coloniaux sont repartis chez eux, mais ils ont laissé en place un système de pouvoir et d’administration centralisés ne tenant absolument pas compte des réalités ethniques et culturelles locales… et, les problèmes ont directement commencé sitôt l'obtention des indépendances ! C’est au moment de ces indépendances, au moment de cette décolonisation qu’il aurait fallu redonner leur indépendance à tous les peuples qui avaient été rassemblés arbitrairement par les forces colonisatrices, il aurait fallu restaurer les anciens royaumes, empires et sultanats, il aurait alors fallu créer des (con)fédérations d'états. Une myriade de petits états indépendants aurait ainsi été créée, et ceprocessus aurait mené ces états à se fédérer en une vaste Fédération, celle des Etats-Unis d'Afrique. Comprenez donc bien, qu'une véritable décolonisation aurait consisté… et consistera, en fait, à remettre l'Afrique dans l'état où elle était avant d'être polluée politiquement par la colonisation.

Combien de milliers d'Africains innocents devront encore mourir dans des guerres civiles atroces, comme celle du Rwanda (génocides) ou celle de la région des Grands Lacs, etc. avant que l'on comprenne enfin que la cause de ces drames est la monstrueuse colonisation européenne chrétienne ?

Heureusement il n'est pas encore trop tard pour reprendre le problème à son début en détruisant les Etats et les frontières et structures créées par les pouvoirs coloniaux... la libération, la décolonisation, le développement et la prospérité de l'Afrique passe par là ... ce sera cela, ou bien alors demeurer éternellement contrôlés et dominés par l'Occident, que choisissez-vous ? Réveillez-vous, revendiquez votre autonomie : il est parfaitement légitime que vous gouverniez de plein droit vos terres ancestrales, que vous disposiez vous-mêmes, de votre destin... ainsi les grands états artificiels avec un pouvoir centralisé, mis en place par les anciens colonisateurs, peuvent être redessinés sous la loupe de la voie "fédérale".

C'est maintenant ou jamais ! Il y a le choix entre gagner la liberté, la décolonisation ou demeurer colonisés et prisonniers du système néo-colonial actuel... que choisissez-vous ? Vous voulez sortir de vos problèmes ? Et bien alors, réalisez une réelle décolonisation de votre continent, en détruisant les états artificiels créés par les colons exploiteurs, ainsi que tous les systèmes centralisateurs qu'ils ont mis en place. Car ne vous y trompez pas... les anciennes puissances coloniales ne font rien pour réellement vous aider, elles sont trop contentes de continuer à piller les ressources naturelles de notre immense continent en utilisant les conflits locaux que leurs gouvernants engendrent... pour mieux masquer leurs magouilles politico-économiques.

Si chaque ethnie, si chacun des peuples d’Afrique retrouvait véritablement le pouvoir sur ses terresancestrales, il deviendrait beaucoup plus difficile pour les pillards européens de manipuler les prix et les productions par l'intermédiaire de leurs puissantes multinationales et autres instruments financiers.

- Kayemb "Uriël" Nawej - Le Nlongi

Posté par Kibaya à 11:16 - Panafricanisme - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2006

Pour Parler d'Afrique , est-ce par orgueil que l’on doit uniquement se concentrer sur le fait de paraître moderne ?

Et c'est la que j'aimerai qu'on discute. N'est ce pas notre orgueil qui nous pousse a nous concentrer uniquement sur ce qui fait paraître moderne? CAD construire des voitures et boursicoter? Et cette orgueil n'est il pas utilisé par l'occident? Bientôt les matières premières ne seront plus aussi présentent, n'est ce pas un moyen cette industrialisation importé de transformer l'Afrique en main d'oeuvre industriel? Vous proposez de l'industrialiser avec nos propres fonds, pour être indépendant et ne pas se retrouver en esclavage industriel! Bonne idée mais il faut une volonté étatique pour maintenir et produire ce type de technologie. Mais surtout et c'est ça que je voulais vous montrer; est ce que ce sont vraiment les besoins du pays? Et la vous verrez que non. De même cette volonté étatique passe par une assise populaire qui demande qu'on s'occupe de ces besoins fondamentaux. On a ni besoin de construire des voitures pour l'instant ou de boursicoter……………….

Et je vous donne à lire ma réponse.

Non cet orgueil n’est pas utilisé par l’Occident, ce qu’il utilise, c’est d’alimenter par des leurres la relation psycho-névrotique colonisé-colonisateur. Au lieu que nous consacrons notre réflexion à chercher d’autres possibles, nous nous focalisons sur une donne qui est en train de changer. Nous avons intérêt à discuter sur des réalités et non sur des dogmes, c’est pour cela que nous devons repérer et identifier nos choix.

La réalité africaine est que le continent est en danger de mort, est-ce qu’au nom de l’orgueil africain que nous allons nous laisser mourir ? Par exemple vous soulevez le problème qu’il faut une volonté étatique pour produire et soutenir une industrie locale, cela est vrai si nous nous trouvons dans des conditions idéales, c’est-à-dire un gouvernement et une société civile au service de nos pays. Est-ce le cas ? Non, vous allez me rétorquer qu’il faut les enlever, mais il y a hic puisque vous allez vite battre en rase campagne en disant que nos dirigeants actuels sont hyper puissants à cause de l’Occident qui les soutient (thèse que je ne partage pas à 100%) donc il faut demander à l’Occident de nous laisser tranquille. Pour ma part je trouve cette attitude puérile, car l'Occident a beaucoup des raisons de ne pas lâcher l'Afrique surtout que la philosophie qui le gouverne est celle du non partage. L'occident ne partage que dans son intérêt, même l'aide humanitaire est faite pour servir ses intérêts. Croire que l'Occident va lâcher l'Afrique est une utopie de la même façon qu'attendre des hommes providentiels pour sauver l'Afrique en est une autre qui retarde le reveil du continent.

Par contre si nous Africains pris individuellement croyons fermement que nous avons les dirigeants que l’on mérite, nous allons commencer par poser les questions du genre « pourquoi sommes-nous arrivés là ? » « pourquoi l’Occident continue à nous imposer sa dictature ? » D’autres questions sur le pourquoi à mon avis nous conduiront inévitablement à se rendre compte que nous donnons trop d’importance à l’Occident dans la recherche de nos solutions.

A l’heure actuelle nous devons nous passer du concours de l’Etat car le pouvoir doit être détenu par chacun de nous. Il nous suffit de nous libérer de nos complexes et frustrations. Oui nous n’avons pas besoin de construire des voitures pour paraître moderne vis-à-vis du « blanc » cela dans une première phase, mais nous avons besoin des voitures, alors comment on fait pour les avoir ? De l’argent, où trouver de l’argent ? Là où il se trouve. Donc vous voyez que la logique du rejet ne suffit pas. Vous dites que l’on a pas besoin de boursicoter, effectivement si un Etat patriotique africain se mettait à boursicoter, il lui sera très difficile de le faire car sa stratégie devient prévisible et doit s’attendre à la réaction légitime des autres. Son intelligence sera d’avoir prévu cette réaction dans ses choix pour pouvoir de manière efficace y répondre. La Libye par le biais des sociétés d’investissement détenait des actions dans plusieurs sociétés occidentales. L’Arabie saoudite récemment avec les miettes de pétrodollars que lui laissent les compagnies américaines a acheté uns société américaine de gestion des ports américains. Les USA se sont retrouvés face à un dilemme moral et puis étaient obligés d’accepter. Pour poursuivre sur cet exemple, je dirais que cela eu lieu parce que les USA n’ont pas des moyens de rétorsion en dehors de la force militaire, mais elle doit trouver justification morale aux yeux de l’opinion internationale car le monde est devenu un village. C’est aussi parce que en Arabie Saoudite (où il n ‘ y a pas de démocratie) les gens peuvent manger à leur faim, dormir sous un vrai toit, se soigner sans problème avec des médecins compétents.

Et pourtant là-bas aussi les occidentaux exploitent leur pétrole. Les dictateurs de ces pays sont entourés des personnes qui ne sont pas frustrées et complexées vis-à-vis du blanc ils sont fiers de leur culture, ce qui n’est pas le cas de nos gouvernants qui sont encore de grands enfants voulant faire plaisir au blanc coûte que coûte- vous allez encore certes me dire que c’est arrière garde de parler ainsi ou de vouloir régenter le mode de vie des Africains, mais c'est ça la réalité africaine.

Une chose est sure que l’on constate bien une nette différence entre Dubaï et Brazzaville, entre Doha et Lagos, entre Bahreim et Libreville, entre Koweit city et Luanda tous des pays producteurs de pétrole exploités par les Occidentaux. Dans les premiers cités il y a tout, tandis que dans les seconds il vous manque des mots pour signifier votre dégoût.

Là-aussi on ne manquera pas de me dire que Sassou, Bongo, Dos Santos ne sont pour rien car les Occidentaux les empêche de travailler pour leur pays respectifs (Congo, Gabon, Angola) pour continuer à obtenir nos ressources gratuitement. Et les pays du golf comment font-ils ? Je vous laisse trouver des réponses.

Les pays du Golf sans complexe, par des stratégies ont investi partout (entendez les pétrodollars). Par cet acte il devient difficile à l’Occident de faire hara kiri. Croyez-vous que les Africains sont ils incapables de faire pareil ? Oui, si on continue à se fixer des barrières mentales. Ces barrières sont enfouies en nous comme des tyrans nous empêchant d’opérer des choix et de se libérer. Nous préférons le confort douillet de la routine ‘c’est l’Occident qui nous empêche d’évoluer ».

Cela le « blanc » le sait et nous y encourage à rester sur ce terrain. C’est ce qui fait que dans les pays CFA (colonies française d’Afrique) les Africains sont convaincus de l’impossibilité de s’en sortir c’est parce que le pouvoir de chaque individu est aliéné par la misère économique (famine, pas de logement, ) éducative (pas de structure d’éducation tant traditionnelle que moderne) qui accroît l’ignorance (meilleure des dictateurs) culturelle, sanitaire (tous les africains sont démunis face à la mort par manque de soins de santé) toutes ces aliénations du pouvoir de chaque individu à disposer d’eux-mêmes les rendent fragiles et les mettent à la disposition de tout tyran et esprit amoral et immoral.

Par contre si les Africains sont convaincus que « le blanc » n’aura pas le dernier mot sur eux, je vous garantis que tous les dictateurs que nous entretenons par notre passivité disparaîtront un à un. Plusieurs évènements et actes de par le monde confirment cela. Je pourrais citer le cas du Vénézuala avec Hugo Chavez (voyez comment les Américains lui mènent la guerre), il est soutenu par le peuple. On peut aussi évoquer le cas de la Bolivie et du Chili. Longtemps ces pays ont été « la chasse gardée » des Usa mais ils commencent à se défaire car dans ces pays d’Amérique latine qui ressemblaient à ceux d’Afrique, les sociétés civiles ont fait leur travail celui de conscientiser les populations et surtout de tenter par des actions à apporter des solutions à la misère. Que font les sociétés civiles africaines si elles existent ? Rien, que développer des thèses qui déresponsabilisent les Africains « on ne peut rien faire à cause de la Françafrique » s’entend on dire dans les pays CFA. En effet cette thèse est à moitié recevable, car elle élimine toute recherche de solution. Pour ma part, je pense que cette théorie doit seulement servir pour identifier une composante essentielle des forces s’opposant au processus d’évolution de l’Afrique. Cette identification est nécessaire pour sortir de la routine, se rendre moins prévisible afin d’augmenter notre marge de manœuvre. Elle ne doit pas être une fin en soi. Nos sociétés civiles et chaque Africain doivent s’investir d’une mission de responsabilité historique et morale à trois volets

Premier volet : vis-à-vis de l’héritage à laisser à nos descendants, quel sera le futur

Deuxième volet : quelle est ma part d’implication historique et morale dans ce qui se fait actuellement et dans le futur, tous mes actes isolés ont une incidence.

Troisième volet : qu’est ce que je dois faire ?

Posté par Kibaya à 17:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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