31 mars 2006
A propos de nos coutumes face au droit moderne
Quand à juste titre Cheik Anta Diop dit : « la facilité avec laquelle nous renonçons souvent à notre culture ne s’explique que par notre ignorance de celle-ci et non par une attitude progressiste adoptée en connaissance de cause »
A cela je réponds que nous devons soutenir les bonnes coutumes et abattre les mauvaises coutumes que les anciens nous ont laissées en héritage.
Tout comme nous avons l’obligation d’avoir un regard objectif sur notre héritage culturelle, dans la perspective de faire fonctionner nos sociétés contemporaines projetées contre leur gré dans la globalisation et la mondialisation politico-économique.
Cette attitude est plus qu’obligatoire pour fortifier nos cultures.
27 mars 2006
Le panafricanisme comme pour faire suite aux réflexions sur la grippe aviaire et l’Afrique
Pour l’Afrique les nouveaux défis comme le SIDA, la grippe aviaire, et la crise de l’eau, rendent d’actualité les idées de Nkrumah et des pères fondateurs de l’OUA. Tandis que l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation dans une optique du fédéralisme panafricain apparaît à long terme caduque même si à court celle-ci semble être nécessaire. Cette intangibilité contrairement à ce que l’on croit n’est pas un obstacle, tout au contraire elle nie l’idée d’une nation ou d'une république basée sur le fait ethnique ou tribale, qui depuis 50 ans est l’instrument privilégié de la politique coloniale. A leur profit, on peut dire, que les frontières actuelles ont participé à la stratification historique de l’Africain dans chacun des territoires. Elles ont renforcé dans l’imaginaire collectif africain, l’idée de l’unicité africaine. Elles reconnaissent l’Africain et rendent possible le fédéralisme et l’idée de la paix perpétuelle entre nations africaines.
Elles fabriquent du citoyen et appuie l’idée des droits de l’homme par le fait par le fédéralisme, tous les Etats sont solidaires entre eux. La prise en compte des autres peuples constituera le progrès attendu par le fédéralisme africain.
L’intangibilité des frontières au niveau de l’Etat, a pour le moment dans le cadre d’un processus évolutif, tout son sens, pour permettre l’élection au suffrage direct d’un parlement africain ayant de réels pouvoir de légiférer. Une étape décisive pour l’émancipation africaine et pourrait constituer un palier irréversible pour la paix et la démocratie.
Une des premières conséquences du fédéralisme aura pour effet de limiter les souverainetés nationales qui ont eu pour seule fonction d’exclure les différentes dictatures évoluant au sein de ces territoires clos du regard et/ou de l’ingérence des autres peuples d’Afrique.
On peut dire que c’est à cause de ces fameuses souverainetés nationales, que des pays comme le Nigeria, l’Angola, Congo, le Gabon, le Cameroun, excluent les autres peuples d’Afrique de la jouissance des richesses naturelles comme le pétrole.
Toujours à cause de cela, ces pays peuvent avoir à leur tête des dictateurs qui vendent à vils prix ces richesses sans que les autres peuples africains puissent intervenir. Par contre dans un système fédéraliste, il aurait été difficile pour les autres pays d’accepter cela.
L’intangibilité des frontières héritées de la colonisation a fait dégénérer les indépendances nationales en dictatures plus ou moins sanglantes.
Les enseignements de près de 50 ans passés, obligent à penser que l’expérience négative des indépendances qui a auto aliéner les libertés individuelles, la dignité humaine et le respect de la vie, devrait conduire les Etats africains à renoncer à leurs fameuses souverainetés et indivisibilité de territoire pour se diriger d’abord à l’intérieur de chaque pays actuel dans la voie du fédéralisme panafricain, si les populations africaines veulent s’imposer et se faire respecter sur la place mondiale.
Le fédéralisme doit commencer à l’intérieur des frontières actuelles de chaque pays, comme palier permettant d’éviter les guerres dites « tribales ». Plusieurs raisons plaident pour cette démarche :
- proximité du territoire avec les habitants,
- Démocratie sans trop d’intermédiaire,
- Liberté des individus,
Ainsi au sein des territoires plus ou moins homogènes, on ne peut plus évoquer la question ethnique, car les populations composant un territoire donné de façon théorique sont de la même ethnie.
Mais il faut vite souligner que le fédéralisme ne rayera pas de l’Afrique les questions dites ethniques, car la nature humaine a plus tendance à l’égoïsme qu’au partage.
Quoi qu’il en soit la première étape du fédéralisme au niveau de chaque pays africain révélera à ces territoires, jalouses de leur autonomie, d’abord leurs faiblesses notamment démographique, économique, politique, territoriale, et autres. La prise en compte de leurs faiblesses devra les conduire à gravir l’autre échelon celui du fédéralisme panafricain.
La coordination des mesures à prendre étant en ce moment-là, facilement réalisée.
Un fédéralisme panafricain issu de la volonté des peuples de se mettre ensemble renforcerait la liberté des individus et le progrès de ce continent.
Ce type de fédéralisme éliminerait aussi plusieurs facteurs de convoitise de richesses naturelles, donc de guerre entre pays, sur le prétexte des frontières comme il en est le cas entre le Tchad et la Lybie ; le Cameroun et le Nigeria ; le Burkina et le Mali.
Les pays africains au lieu de se faire concurrence entre eux se compléteraient comme par exemple sur les problèmes du coton, du café, du cacao, du tourisme et surtout sur la taille des usines.
La puissance politique et économique serait beaucoup visible.
22 mars 2006
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS"
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
Compte tenu de la longueur de la réponse que j'ai faite à Monsieur Camforever et pour permettre sa lecture j'ai preferé le diffuser en texte car peu de visiteurs lisent les commentaires. A cela je conseillerais au visiteur de lire le commentaire de Mr. Camforever et le texte sur "Afrique: les causes de la soumission volontaire"
A Camforever, merci beaucoup de vos interventions, je m'appretais à vous répondre suite à votre message que je vais diffuser pour que tout le monde puisse le lire; et aussi à la suite du message de Lylirose. Je suis ravi de vos deux derniers messages.
Pour ma part je voulais simplement vous dire en introduction avant de venir à votre message : "AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS"
Cela étant dit, pour tout vous dire que je n'ai jamais cherché à evacuer le rôle du blanc à l'origine de nos malheurs. C'est une réalité historique mais non suffisante. Il nous faut dépasser cette étape si l'on veut liberer notre continent. Pour ma part, ce qui m'interesse aujourd'hui c'est d'arrêter ce cycle et donc il faut une rupture même dans l'analyse, en effet le diagnostic determine la conduite du remède à prescrire, il est temps pour nous de responsabiliser nos contemporains face à leurs responsabilités car je crois que nous avons en 2006 la possibilité de briser ce cycle. Voyez-vous quand dans les années 1950 des personnages comme Um Nyobé avait vu juste pour le Cameroun, ils étaient seuls face à des sociétés destructurées par l'esclavage et les violences européennes, qui n'avaient plus de base économiques et politique solides voires culturelles. Mais à ce que je sache le Cameroun de 2006, comme d'autres pays d'Afrique ont des hommes d'intelligence et de connaissance, qui peuvent comprendre le système et l'expliquer aux autres, c'est ce que Axelle Kabou avait essayé de dire aux Africains il y a plus de 15 ans déjà, quand elle écrivait "si l'Afrique refusait le développement?" on peut aussi citer Daniel Etounga Manguelle qui réclamait la révolution mentale des Africains, dans son livre "l'Afrique a-t-elle besoin d'un programme d'ajustement culturel?"c'est ce que Achille Mbembé essaie d'expliquer dans ses livres ou même Puis dans le journal le Messager. Il est temps pour les Africains de comprendre comment fonctionnent les pouvoirs politiques en Afrique pour qu'ils ne disent pas que ce n'est pas de leur faute car ils ne savaient. La pire des choses qui puissent arriver à un homme c'est l'ignorance car c'est elle qui crée la dépendance et l'aliénation volontaire de sa propre liberté. l'ignorance est la mère de la soumission volontaire et/ou des hommes à d'autres hommes.
Si aujourd'hui comme vous dites les Africains devenaient rigoureux avec eux-mêmes d'abord je suis sûr que les dictateurs-maisons que nous avons en Afrique trembleraient et reflechiraient à plusieurs fois avant de se lancer dans leurs aventures, c'est parce qu'ils sont surs d'avoir des auxiliaires zelés qu'ils agissent ainsi et comme c'est un système, cela s'alimente facilement.
Voyez-vous un pays comme le Cameroun à fort potentiel culturel, démographique, économique est depuis 1982 dirigé par un destructeur avec l'assentiment de sa fameuse élite, alors comment comprendre cette faillite collective? On me répondra que c'est à cause des blancs! Entre nous, même si à l'origine les comportements déviants des instruits camerounais sont bel bien une conséquence de la colonisation, il est malhônnete d'expliquer cela par l'exclusivité coloniale, en regardant de près on se rend compte que parmi eux il y a des personnes qui se démarquent et dénoncent cette situation, tout comme il y a des gens qui sont conscients de ce qui se passent et adherent de façon volontaire. C'est en observant le Cameroun que Bayart avait écrit "la politique du ventre en Afrique".
Donc voyez-vous nous avons notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive et mon obsession est de pousser les Africains à le reconnaître, je ne suis pas pour l'autoflagelation, mais pour une rupture nette et assumée dans leur pratique sociale avec ce que l'Occident a fait de nous : des "soumis". Il nous faut se servir des exemples des autres peuples sur les autres continent. Nous avons le devoir de changer de comportement, justement vous parlez de la diaspora, cette dernière doit concentrer ses efforts pour modifier la situation socio-économique et culturelle du Continent. C'est facile d'accuser "le blanc" de la source de nos malheurs, mais que faisons-nous? Tenez par exemple je vais prendre l'exemple du livre, combien d'Africains achètent des auteurs africains? Je parie que les livres de Achille Mbembé sont plus lus par des non-africains que nous. La musique nous preferons des copies.
Les femmes africaines lisent à longueur de journée des magazines destinés aux "blanches" d'où poursuite d'acculturation. Les quelques rares magazines destinés aux femmes noires sont remplies des publicités de produits éclaircissants de la peau, des produits tout à fait dangereux car cancérigènes, dans ces magazines on vante la peau claire une autre tare de l'esclavage et de la colonisation; Et si ces dernières se ruinent dans l'achat de ces produits c'est parce que nos instruits et l'ensemble de nos hommes sont d'accord avec ses pratiques. Cela revele de manière implicite comme le disait Franz Fanon une autre pathologie de l'homme noir dû à son complexe d'infériorité "le rêve de la femme blanche".
Dans nos villes africaines, les instruits preferent de manière ostentatoire afficher leurs valeurs occidentales inversées que celles de leurs propres cultures, combien de ces gens enseignent leurs langues maternelles ou paternelles à leurs progénitures histoire de dire qu'ils sont évolués donc "blancs" dans ces conditions comment voulez-vous qu'ils opèrent une rupture mentale?
Allez dans la majorité des foyers des Africains en France et demandez si leurs enfants parlent les langues africaines? Ils vous répondront que c'est pour qu'ils s'adaptent facilement à la culture française et réussissent à l'ecole. La réalité est que tous les africains de la trempe de Alain Mabanckou, Achille Mbémbe, Axelle Kabou, Modibo Keita ont d'abord appris les fondements de la vie dans leurs langues maternelles, tandis que la plupart des enfants africains nés en France réussissent difficilement à l'Ecole, quand les enfants asiatiques qui parlent leurs langues et en sont fiers, sont plus nombreux à réussir car les parents de ces derniers enseignent leur culture à leur enfants. L'attitude des Africains vis-à-vis de leurs langues est un indicateur qui montre leur dégré d'attachement à leur culture, pour le Français dans le cas d'espèce-ci cela lui revele que l'Africain a été mentalement convaincu de la supériorité de la langue française sur la sienne. Et dans pareille situation comment voulez-vous qu'il respecte l'Africain, pour s'en rendre compte, le francais manifeste de l'inquiètude lorsqu'il entend des Africains parler leur langues et s'arrange à les en dissuader, pour cela il se met à l'imiter (histoire de lui montrer que sa langue sonne mal). Un Homme comme Yannick Noah l'avait bien compris et en retour les tourne en ridicule en caricaturant l'accent camerounais car le but des Français était de le separer du Cameroun. Merci Noah tu seras toujours le numero 1 camerounais de tous les temps, même si les Français te le refusent à cause de leur haine Alors que les enfants français qui naissent et grandissent en Afrique rare sont ceux qui parlent Douala, Wolof, Lingala, Bambara, Dioula en dehors des prêtres car pour eux connaître la langue c'est connaître les ressorts de la pensée d'un peuple. Dans leur grande majorité ils se REFUSENT A PARLER LES LANGUES LOCALES.
Mais les Africains vont se dépenser en energie pour justifier une telle attitude jusqu'à vouloir imiter l'accent parisien plus que le blanc lui-même car le marseillais gardera pour son identité son accent du Sud pour rien au monde. Mais voyez-vous que c'est par là que commencent les mécanismes de la soumission volontaire, se sentir inferieur au blanc et à tout ce qui s'en apparente. Mécanismes qui conduisent à la surestimation du blanc donc à la résignation, elle même entraînant dans une sorte de desespoir pour ceux qui comprennent un peu les choses à la haine viscérale du blanc.
Se démarquer de cette attitude conduit à la libération car à partir de là on va retrouver l'authentique et son intégrité. Imaginez un seul instant que tous nos medecins qui sont en Occident se dépouillaient de tout le carcan mental inculqué par les pratiques coloniales et néo-coloniales actuells en investissant nos villages, nos villes avec leur foi et le sens du partage pour soigner nos frères avec une simplicité étonnante croyez-vous qu'ils vont mourir de faim? Je ne pense pas, mais pourquoi cela ne fait-il pas? C'est parce qu'ils sont bloqués mentalement et sont convaincus qu'un médecin c'est celui qui a une voiture 4X4, une grande maison et dix femmes.
C'est pourquoi qu'en Afrique la plupart d'entre eux rentrent dans les sectes (fraternité blanche, franc-maçon, rose croix, etc...) et deviennent homosexuel car il parait que cela rend riche. Lorsqu'on commence à denoncer de telles attitudes que font-ils? Ils vous sortent l'excuse "que ce sont les blancs qui nous empêchent d'évoluer" Tant que nous n'allons pas accepter de façon lucide la critique de nos comportements destructeurs, nous serons toujours dominés par les Occidentaux (on devrait dire plutot les Nordistes car ils sont bien au nord de l'Afrique pas à l'Ouest). Imaginez un seul instant que tous les Africains vivant en Europe s'organisaient de façon légale dans des fonds d'investissement, ils pourront acheter sur les bourses de Paris, Londres, Madrid, Francfort, Amsterdam, New York les sociétés qui font la pluie et le beau temps des cours de matières premières, c'est ça l'avantage du liberalisme. En devenant actionnaires ils seront capables d'orienter la politique de l'entreprise ou même avec les dividendes ils pourront investir en Afrique, ou encore defaire les dictateurs comme le font les compagnies pétrolières ou manière quand un président ne leur plaît pas. Si les Congolais, au lieu d'accuser Total et Chirac d'avoir soutenu Sassou dans sa macabre oeuvre de destruction du Congo, s'étaient organisés à acheter des actions de Total afin de devenir actionnaires majoritaires, la situation politique de leur pays aurait déjà changer, il en est de même pour les firmes de coton, de café, de cacao, de l'aluminium, de l'acier. Cela est possible. C'est de ça qu'il s'agit. Au lieu de se plaindre des cours des matières premières Oui je m'attends à un lever de bouclier de la part des Africains pour dire que ce n'est pas possible car les blancs ne voudront jamais, d'ores et déjà je peux retorquer que c'est faux il suffit d'avoir de l'argent. Je possède des actions à la bourse de Paris, tout le monde peut acheter autant d'actions qu'il veut car l'achat est anonyme il suffit d'avoir de l'argent. Avec un fond d'investissement on peut acheter n'importe quelle société cotée à la bourse.
Voilà un exemple d'action à notre portée. Nous devons agir avec intelligence,merci.
Plaidoyer pour la Paix au Tchad
Un commentaire avait été saisi à la suite du texte " à propos de la violence des Etat africains" Comme les visiteurs ne lisent souvent pas les commentaires, j'ai jugé utile de vous donner à lire.
Plaidoyer pour la Paix, la Démocratie et la Prospérité au Tchad
Puisque (outre la volonté et le courage qu’il faut à celui ou à celle qui s’exprime, qui ose exprimer des idées autres que la pensée unique véhiculée devrais-je dire, en tout cas au Tchad et concernant le régime en place au Tchad) Amnesty International est une des rares organisations soucieuses de garantir la liberté d’expression à toute personne, je voudrais tout d’abord, en tant que "simple personne citoyenne du monde", la remercier pour me permettre de pouvoir parler librement et me placer sous sa protection, et ensuite la féliciter pour tous les efforts qu’elle fait pour non seulement assurer la liberté de la presse mais aussi protéger tous les autres droits et libertés des personnes dans tous les pays, et en particulier au Tchad.
Ceci dit, suite au communiqué de presse de Alwihda "Politico-militaires : A qui confier la lourde responsabilité de gérer le Tchad?" paru le 13 mars 2006 sur http://www.Tchad-Info.net et à la proposition de plateforme politique minimale du député Ngarlejy Yorongar, Coordinateur Exécutif Fédéral de la Fédération Action pour la République (FAR / Parti Fédération) paru le 16 mars 2006 sur http://www.yorongar.com/article.php3?id_article=105 et en m'inspirant des intéressantes idées avancées par Jean-Claude Guillebaud dans son article "Le pays sous la croûte" paru dans le magazine Télé Nouvel Observateur du samedi 4 février 2006 en p. 50, en tant que simple "citoyen lambda" (un de ces anonymes faisant partie de la majorité silencieuse que la plupart des dirigeants ne savent pas entendre et encore moins écouter, mais que ces deux auteurs prennent en considération, merci), il me semble important de vous faire part des quelques commentaires suivants.
"Le fameux changement" dont il est question au Tchad et que tout le monde souhaite depuis si longtemps, mais de différentes manières et pour diverses raisons, est effectivement en marche, sûrement de manière irréversible et peut-être très bientôt (qui sait?) en voie d'aboutissement et dans un sens peu prédictible par les acteurs institutionnels. Ce qui est sûr, pour reprendre la belle expression de l'auteur de l'article cité plus haut, c'est que le Tchad "sous la croûte" bouge.
Des milliers de voix, presque inaudibles, calmes et pondérées, commencent à fuser de ci de là. Quoique encore masquées par le bruit des discours officiels et de ceux qui font les manchettes de la presse tchadienne et étrangère, ces voix sont bien là. Poussant d'un même élan dans un même sens, tel le levain de la pâte d'un pain, elles réclament toutes une vraie démocratie et la prospérité que le Tchad devrait avoir.
Et ce changement tant attendu par la « majorité invisible » adviendra un jour prochain, très probablement de façon beaucoup plus rapide que la plupart des observateurs avisés et éditorialistes attitrés peuvent actuellement penser, car personne ne peut arrêter la marche de l'histoire, et ce quoique certains groupes puissent un moment la ralentir ou la dévier... tant que le temps du changement n'est pas venu ou que les circonstances ne sont pas tout à fait mûres, c'est-à-dire tant qu'il manque une seule et unique chose indispensable: une volonté,
- la volonté de tout un peuple de changer les choses d'un seul élan collectif, d'un seul coup tous ensemble, comme cela s'est passé avec la révolution des roses en Georgie ou la révolution orange en Ukraine, ou
- l'action pacifique d'un seul groupe écoutant la voie du peuple, comme cela s'est passé avec les militaires démocrates qui ont suscité et su mener à bien sans aucune violence la révolution des oeillets au Portugal, ou encore
- l'action, isolée au début, d'un seul homme ou d'une seule femme qui s'oppose, comme l'ont fait Martin Luther King et Rosa Parks aux Etats-Unis d'Amérique qui ont profondément transformé et de manière irréversible la société américaine, ou bien encore
- la volonté d'un dirigeant lucide qui comprend la situation, tel que par ex. le Président de l'ex-URSS, Mikhaïl Gorbatchev, qui mit sagement en oeuvre un programme de réformes politiques et économiques (la perestroïka) et permit le renversement de la dictature communiste et subséquemment la libération de tous les pays de l'ex-Europe de l'Est, ou encore le Général de Gaulle qui eut l'élégance de se retirer de la vie publique et donc de tenir sa promesse d'homme qu'il avait faite.
Tous ces exemples démontrent bien que le Tchad a de nombreuses possibilités de retrouver enfin la paix et de mettre en place une démocratie digne de ce nom, malgré tous les défis à surmonter. Comme le disait avec justesse Jacques Chirac quand il était maire de la capitale française "Là où il y a une volonté, il y a toujours un chemin", un chemin qui l'a mené à la plus haute fonction (être le plus grand serviteur de l'état). Et de même auparavant, "La Force tranquille" de feu le président François Mitterrand lui a permis de mener son parti à la victoire.
Puisqu’il est actuellement le seul candidat à oser et à pouvoir se présenter, le président du nouveau Parti Libéral du Tchad (PLT), Mika Lelita Yondoloum dont le site est http://www.PLTchad.com pourrait très bien être le prochain "homme fort" de la capitale que tout le monde attend avec tant d'impatience. Homme d'écoute, de dialogue et de concertation, Yondoloum a toutes les qualités et compétences nécessaires pour cristalliser autour de lui toutes les personnes de bonne volonté éprises de paix et pour arriver à mettre en place un gouvernement d'union nationale ou du renouveau, selon la volonté du peuple qui s'exprimera lors de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 3 mai 2006.
Certains pourraient dire que les changements cités plus haut sont des actes isolés d'hommes ou de femmes de génie et de paix, ou bien encore des mouvements extraordinaires dont peu de peuples sont capables, et qui donc ne s'appliquent pas au Tchad. Pas du tout, et ce d'autant plus que le Tchad a été une des plus anciennes civilisations (la civilisation Sao au IVe siècle avant J.-C.) et un des premiers empires africains, l'un des plus vastes et qui dura près de 10 siècles (Kanem-Bornou fondé en l'an 800)!
Est-ce idéaliste de penser que les fils et les filles de ce pays qui a donné tant de stratèges deviennent des "guerriers de la paix" construisant un monde meilleur, plus humain, plus fraternel et plus juste? Avec une volonté, tous ensemble, c'est possible.
De nombreux leaders éclairés ont permis des changements dans divers pays de manière non violente, tels que par ex. Gandhi le Mahatma (la grande âme) en Inde et Nelson Mandela en Afrique du Sud qui non seulement ont permis à leurs peuples de retrouver leurs droits et libertés, mais aussi permis au monde d'être meilleur.
Entre autres exemples, citons encore Vaclav Havel, le syndicaliste qui permit la naissance de la démocratie en Pologne, et Lanza del Vasto, l'humble citoyen d'origine italienne qui fonda avec Simone Gebelin son épouse « L'ARCHE », la première communauté fraternelle oecuménique. De plus, ce poète et mystique chrétien apporta une solution concrète aux problèmes de tous les hommes en soulignant l'importance de l'exemple: "Tu veux un monde meilleur, plus fraternel? Eh bien, commence à le faire : fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit et il grandira."
C'est cette voie qu'a humblement suivie Mika Lelita Yondoloum en commençant par sa famille, puis en construisant un solide réseau d'amitié, tant au Tchad qu'à l'étranger, composé de personnes de diverses religions et origines, et maintenant en s'engageant comme Leader du Parti Libéral du Tchad et en tendant la main à tous les démocrates (les leaders de l'opposition et de la société civile) voulant aider le Tchad à se sortir de l'enlisement politique, économique, social, financier, sanitaire et culturel dans lequel il est plongé depuis si longtemps et dont si peu de personnes semblent se soucier.
Pour signaler par quelques autres exemples que toute personne quelle que soit sa religion peut contribuer à l'avènement d'un monde meilleur, au progrès et au développement de relations plus harmonieuses entre les peuples, mentionnons
- que le prince El Hassan Ben Talal de Jordanie a été le premier à recevoir le Prix « Gandhi, King, Ikeda, Community Builders » qui chaque année récompense une personnalité qui agit de façon significative et déterminante pour la paix dans le monde,
- que le président égyptien Anouar El-Sadate et le premier ministre israélien Menachem Begin reçurent le prix Nobel de la paix pour avoir signés les Accords de paix de Camp David qui mirent fin à la situation de guerre qui durait depuis 1948,
- que l’avocate iranienne Shirin Ebadi est la première femme musulmane à avoir reçu ce prix pour son action en faveur des droits de l’Homme, des femmes et des enfants,
- que le cardinal catholique Roger Etchegaray et le musulman Mustafa Ceric, grand mufti de Bosnie-Herzégovine, reçurent conjointement le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l'UNESCO pour leur action en faveur du dialogue entre les religions, de la tolérance et de la paix, et n'oublions pas
- que pendant plus de 7 siècles (du VIIe au XIIIe siècle), outre le fait d'avoir su retrouver et préserver tous les acquis de l'Antiquité, les savants arabo-musulmans furent des précurseurs dans tous les domaines scientifiques, culturels et techniques, assimilèrent les connaissances des différents peuples conquis, et servirent d'intermédiaires du savoir entre les différentes civilisations de l'époque (Inde et autres), et que sans eux l'Europe n'aurait jamais connu la Renaissance et le monde l'éclosion de l'ère moderne que nous connaissons (dont entre autres choses, l'informatique, l'Internet et la conquête spatiale qui reposent tous sur l'invention du zéro et plus précisément du système de numérotation binaire 0-1).
Toutes ces personnalités ont été des modèles de vie pour Mika Lelita Yondoloum qui a vécu en Côte d'Ivoire, pays de dialogue du temps de feu le président Félix Houphouët-Boigny, et au Canada, pays de paix, de médiation et de conciliation. C'est la raison pour laquelle, malheureux de voir toutes les souffrances de son pays et fatigué de toutes les querelles intestines qui ne mènent à rien, il a courageusement décidé de se lancer en politique pour construire une société vivant en paix, dans la sécurité et en bonne harmonie avec les pays voisins et l'ensemble des pays amis. Rien que pour cette raison, son courage exemplaire guidé par une vision de paix, il devrait mériter le prix Nobel de la paix.
D'autres personnes pourraient argumenter en disant que ces changements ont pu intervenir car tout un peuple en masse se tenait derrière eux. Faux! C'est tout simplement le fait isolé de Rosa Parks de se lever qui, de proche en proche, donna le courage à tous les autres de dire "non, ça suffit".
Un jeune homme qui entendit un jour l'histoire de "L'homme qui plantait des arbres", le très discret "Planteur d'Ames" (qui souhaite rester anonyme, mais que Mika a rencontré), lança tout seul en 1976 un mouvement qui donna naissance des années plus tard à une vaste chaîne de fraternité composée de dizaines de millions de bonnes volontés que consacra le film "Payez au Suivant" et qu’aide la Fondation PayItForward (http://www.payitforward.org/).
Etait-ce idéaliste de penser qu'une personne pouvait demander à 3 autres personnes d'aider leur prochain et de se faire "rembourser" en aidant 3 autres et en leur demandant de faire de même? Ce n'était que le principe de la tontine africaine pratiquée depuis la nuit des temps, mais appliqué à une noble cause et avec un effet de levier multiplicateur. Et ça a marché! Il en est la preuve vivante : une seule idée mise en oeuvre avec une volonté tenace. Et s'il veut rester à couvert, c'est tout simplement que l'amour appartient à tous, comme la démocratie est le devoir de chacun.
Mika Lelita Yondoloum a cette ferme volonté d'agir pour ramener la paix sociale et la sécurité, unir par le dialogue les différents groupes religieux et ethniques du Tchad, amener l'économie tchadienne vers la prospérité et mettre en place un État de droit garantissant et protégeant les libertés et droits fondamentaux et inaliénables des individus, dont la liberté de s’exprimer et de s'informer pour toute personne et bien entendu la liberté de la presse qui est un des piliers fondamentaux de toute démocratie. Comme l'a souligné à maintes reprises Amnesty International "Les journalistes présents au Tchad doivent pouvoir travailler sans crainte d’être intimidés, arrêtés, poursuivis ou emprisonnés". De même, il est important que des campagnes de presse soient menées pour protéger les différents opposants politiques.
Quoique comparaison n'est pas raison et qu'un exemple imagé n'est jamais le reflet fidèle de la réalité, faisons une analogie avec la célèbre pomme qui tombe de Newton qui, à partir de cette simple observation (heureusement que ce n'était pas une noix de coco ou un régime de banane!), découvrit une des lois fondamentales de l'univers, et qui peut nous permettre de mieux comprendre la réalité politique tchadienne, la pomme qui tombe pouvant être, selon le cas, l'idée qui arrive à maturité ou la fin d'une période.
Aucun vent, même le plus violent des harmattans, ne peut empêcher la pomme qui doit tomber de tomber et de germer, bien au contraire. Une idée arrivée à maturité ne peut que fleurir et apporter le changement attendu par la nouvelle vitalité qu'elle produit et insuffle. Tout au plus, une tornade peut-elle l'envoyer au loin, à l'abri des intempéries pour qu'elle sème ses graines et que ce même vent de vie les fasse revenir sur la terre d'origine par la force de l'attraction auquel est soumise toute vie sur terre. En faisant fuir ou en exilant ses enfants loin du pays, toute dictature (ou nation qui se sait pas les garder en leur donnant la possibilité de vivre dignement) creuse à terme sa propre tombe, quoiqu'elle fasse.
En tous les cas, encourager la fuite des cerveaux n'est jamais une bonne chose, et prive le pays de sa plus grande richesse : les ressources humaines. On ne peut donc que saluer et bien accueillir tous ceux qui décident de retourner dans leur pays natal, et encore plus quand ils veulent partager leurs expériences et oeuvrer pour le bien commun. Se soucier du bien commun de tous est le seul ciment possible du socle sur lequel peut se bâtir une paix véritable et durable.
Mettre des conditions de durée de résidence ou de séjour, de nationalité des parents, de religion pratiquée, d’ethnie ou de pays d’origine, de sexe ou d’orientation sexuelle pour qu’une personne puisse participer à la vie politique ou être député, ministre ou candidat à la présidence est non seulement une atteinte fondamentale aux droits des personnes mais aussi un grave déni de démocratie, car l’enfant d’un pays reste toujours un enfant de ce pays et a les mêmes droits que tous les autres citoyens. Les ambassadeurs, fonctionnaires internationaux et salariés d’entreprises qui travaillent à l’étranger n’ont-ils plus le droit de voter? Les astronautes qui reviendront de leur mission sur Mars après plusieurs années de séjour dans l’espace ne seront-ils plus des citoyens?
Le président du Parti Libéral du Tchad est de ces hommes qui se sont exilés et qui se sont nourris des idées de démocratie et de paix, tout en écoutant et en comprenant les besoins des Tchadiens et Tchadiennes restés au pays, leurs familles et leurs amis de toutes les régions. Homme ayant vécu dans un pays, le Canada, qui prône le multiculturalisme, la paix, la tolérance et la non-discrimination, Mika Lelita Yondoloum est par excellence la personne qu'il faut au Tchad, et ce d'autant plus qu'il a vécu en Côte d'Ivoire où plus de 60 ethnies vivaient en bonne harmonie avant la crise que tout le monde connaît (mais qui trouvera sûrement un heureux dénouement grâce à l'esprit de dialogue qui anime tout ivoirien, et qui en tout cas a permis jusqu'à maintenant d'éviter les évènements qui se sont produits au Rwanda et des millions de morts comme au Congo et dans divers autres pays). On ne peut donc que se féliciter du retour de cet enfant du pays qui est un artisan convaincu de la paix et du dialogue.
De par sa propre pesanteur, nul fruit ne peut tenir tout seul au dessus de son arbre, et encore moins aller s'accrocher à une autre branche quand la branche qui le tenait tombe à terre, ou s'envole au loin en le laissant à son propre sort. Quand un régime doit tomber, il tombera quoiqu'il puisse faire, et ce d'autant que ses amis partenaires étrangers qui exploitent la principale richesse du pays et les bailleurs de fonds internationaux qui lui faisaient confiance le privent des ressources auxquelles il s'attendait. De la même façon que toute civilisation est mortelle, tout régime qui stagne et ne répond plus aux attentes de ses "citoyens lambda" doit un jour céder sa place à un autre. Ce n'est pas seulement une loi de vie de toute organisation qui ne peut survivre qu'en s'améliorant et en progressant sans arrêt, mais c'est un des fondements même de toute démocratie qui ne peut exister sans alternance politique selon le choix des électeurs et basée sur un programme de société.
On n'a donc pas à être déçus par la tournure des événements ou par l'attentisme des uns ou des autres, ou à se demander si le président en place partira ou ne partira pas, ou encore à demander de l'aide à tel ou tel pays (fût-il un ami puissant) ou à lui reprocher de ne pas intervenir pour le faire partir. C'est à l'ensemble des Tchadiens et Tchadiennes à décider par eux-mêmes le régime qu'ils veulent avoir. On ne peut pas reprocher à un régime, à tel ou tel pays étranger ou à tel ou tel groupe la propre incurie, la peur ou la crainte du peuple à se décider par lui-même et à choisir le gouvernement qu'il souhaite.
La démocratie requiert la participation de tous les citoyens et citoyennes. N'a-t-on pas pensé un seul instant que le président actuel (qui, ne l’oublions pas, a permis de retrouver le pluralisme et donc aux partis d’exister à nouveau) se représente non pas parce qu'il veut absolument rester au pouvoir (ce qu'on peut comprendre par ailleurs) mais parce que fondamentalement aucun des mouvements et partis politiques en présence arrive à se décider et à présenter un candidat? En tout cas, on lui donne une belle excuse sur un plateau d'argent, à défaut de lui permettre une sortie honorable! Une bonne solution serait comme l'a proposée le député Ngarlejy Yorongar de proroger le mandat du chef de l’Etat de six mois (de juin à décembre 2006) pour permettre la reprise du dialogue entre le chef de l’Etat et l’opposition et permettre aux différents candidats de préparer sérieusement leur campagne électorale.
En tant que simple citoyen lambda, je dirais même plus. Si au terme des négociations aucun accord n'est conclu et qu'il y a toujours carence de candidat par volonté délibérée de l’opposition de paralyser le processus démocratique, il est alors de son devoir de chef d'état responsable de se représenter. Que peut-il faire d'autre? Il ne peut laisser sa place que s'il y a des dirigeants capables et désireux de prendre la relève, et qui donc vont le combattre démocratiquement au cours de la campagne présidentielle qui s’en vient et des autres élections législatives et locales à venir.
C'est le droit et le devoir de tout citoyen de pouvoir choisir librement le candidat de son choix parmi tous ceux qui se présentent. Il faut donc qu'il y ait des candidats pour que le peuple puisse faire son choix. Bloquer le processus démocratique ne peut pas le faire avancer. Non seulement c'est irresponsable, mais c'est également un grave déni de démocratie, car aucune personne (et encore moins celle qui est censée nous représenter) n'a le droit de priver les citoyens de leur droit de voter. Bien entendu, il faut que les élections soient vraiment libres, justes et transparentes, et qu'elles soient placées sous l'égide de l'ONU comme cela s'est fait en Haiti et dans divers autres pays. C'est pourquoi le simple citoyen lambda ne peut qu'appuyer la demande de Mika Lelita Yondoloum et des autres leaders de l'opposition dont le député Ngarlejy Yorongar, de faire venir des observateurs internationaux, de constituer les bureaux de vote de concert avec les représentants des candidats agréés, et auparavant de reprendre à zéro le recensement général des populations sous les auspices de la communauté internationale pour en dégager la population élective et éviter d’éventuelles contestations ou fraudes.
Il est également important que des représentants de la communauté internationale siègent comme témoins (avec droit de parole pour veiller à la stricte application des dispositions du code électoral) à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et au Conseil constitutionnel, et que des représentants de la presse tchadienne et étrangère soient aussi présents pour assurer le public de la parfaite transparence de tout le processus électoral.
Quoiqu'il soit préférable qu'il y ait plusieurs candidats qui exposent chacun leur programme d'action et nous démontrent la pertinence et la validité de leurs options respectives pour permettre à tous de faire un choix éclairé, comme dans toutes les démocraties dignes de ce nom, le peuple ne doit pas hésiter un seul instant à voter en bloc pour Mika Lelita Yondoloum s'il est le seul candidat de l'opposition à toujours oser se déclarer. Non seulement il est le seul leader démocrate à ce jour à oser se présenter et pouvant constituer une majorité solide et stable, mais surtout c'est un homme épris de paix, intègre et propre, soucieux de dialogue, qui veut mobiliser toutes les bonnes volontés et qui propose un vrai changement basé sur un vrai programme de société : Paix, Nourriture, Education, Emploi, Santé et Prospérité pour tous.
Les groupes dont je parlais au début, ceux qui essaient de ralentir la marche de l'histoire, peuvent peut-être attraper une pomme qui tombe, peut-être même plusieurs s'ils sont très agiles et constamment sous le même pommier. Mais quand le temps des fruits est venu, ils ne peuvent plus stopper toutes les pommes mûres qui tombent de tous les arbres fruitiers pour donner naissance à de nouvelles graines capables de faire face aux nouvelles réalités, et donc permettre à la nature de continuer son cycle de vie fait de progrès continuels. Et quand dans tout le pays tous les arbres font tomber leurs fruits, ils sont complètement paralysés et ne peuvent que reconnaître leur impuissance à gérer la nouvelle situation. Comme il est dit dans le Coran "La vérité plane et ne se laisse jamais dominer", et quand elle est connue nul ne peut voiler son éclat.
Et même si ces groupes arrivaient à faire tourner ce lait de vie (la volonté du peuple) et réduisaient en bouillie tous les efforts fournis, le génie tchadien a su transformer le lait caillé (roaba) en une magnifique recette, de la même façon que toutes les mères et filles du Chili ont transformé une des pires dictatures militaires d'Amérique Latine en un pays démocratique et pacifique.
Il suffit de quelques pommes, citrons, avocats, oranges, mangues, goyaves, papayes, ananas, bananes, etc., et même d'une seule fleur de ketmie (oseille qui sert à préparer le karkanji, la boisson si rafraîchissante vendue à côté des commerces, des écoles, des administrations, des casernes, des bureaux d'affaires et de tous les événements sportifs), d'un seul petit bourgeon perdu dans un petit coin de terre ou dans une oasis au fin fond du désert, pour que le printemps fleurisse et que les duretés de l'hiver soient oubliées à jamais. Il y a toujours une lumière au bout d'un tunnel.
En vrai leader qui se fixe des objectifs et les réalise, Mika Yondoloum est convaincu que "tout ce que vous imaginez vivement, désirez ardemment, croyez sincèrement et pour lequel vous agissez avec enthousiasme, se produira inévitablement", comme le dit avec grande sagesse Paul J. Meyer, le millionnaire texan fondateur du groupe américain Success Motivation Institute (SMI).
Par ailleurs, Mika Yondoloum, qui n'est pas un homme de parti ou de pouvoir mais une personne soucieuse du bien commun, n'a pas d'idéologie à imposer. Il souhaite tout simplement apporter des solutions pratiques à des problèmes concrets en s'entourant de bonnes personnes, sous la direction d'un premier ministre mettant en application ses grandes orientations, et à l'aide d'une stratégie de réseautage inédit que permettent les moyens de communication modernes et dont le coeur serait un Institut National de l'Information du Tchad (INIT). Cet INIT, opérant selon les principes de l'intelligence ouverte et avec la participation de tous les responsables locaux, permettrait de connaitre chacun des besoins des populations et de trouver les ressources nécessaires (financières, techniques et humaines au Tchad ou quelque part sur la planète via le réseau Internet) pour solutionner, rapidement et au moindre cout, n'importe quel type de problème (par ex. de l'obtention d'un micro-crédit à la réalisation de grands projets, en passant par la construction d'habitations pas chères ou d'infrastructures routières).
De plus, un tel Institut placé sous l'autorité du Chef de l'état lui permettrait de connaitre en direct tous les besoins de la population et permettrait surtout de remédier à la gestion calamiteuse des fonds publics, de supprimer toute possibilité de corruption et d'opérer en toute transparence tel que le souhaitent la Banque Mondiale et les autres bailleurs de fonds internationaux. Couplé avec la mise en place d'un quartier international assurant l'interface entre les représentants des ONG et leur siège social, l'INIT permettrait aussi d'arrimer le Tchad au reste du monde. Un autre avantage d'un tel Institut est qu'il permettrait un retour virtuel des compétences et la prise en compte des connaissances et expérienes, ce qui permettrait d'enrayer les effets de la fuite des cerveaux et aux Tchadiens à l'étranger d'exporter leur savoir au Tchad et à ceux restés au pays de profiter de ce réseau de contacts.
C'est à cette évolution pacifique et démocratique que vous invite Mika Lelita Yondoloum, en mobilisant toutes les forces vives du pays, toutes les petits fleurs de ketmie jusqu'aux baobabs en passant par toutes les autres ressources que recèlent le Tchad, pour construire tous ensemble un Tchad plus juste, en santé et plus prospère. Le Tchad est-il prêt à faire sa révolution orange, des roses ou des oeillets? Sa révolution bleue, selon certains, ou sa révolution des ketmies, selon d’autres? C’est au peuple à décider, et à lui seul. Encore faut-il qu'il puisse s'exprimer et participer au processus démocratique.
Certains lui reprochent de ne pas avoir d’argent et d’être un simple citoyen de bonne volonté incapable de nourrir ses militants ou encore de donner 5000 FCFA à chaque personne qui lui manifeste son soutien. La démocratie est-elle réservée aux leaders fortunés? Est-il donc interdit à un paysan, un employé, un ouvrier, un artiste ou un intellectuel d’avoir des idées ou de briguer un mandat? C’est tout à son honneur, au contraire, d’être un honnête homme, propre et intègre, qui n’a jamais reçu de pots-de-vin, ni détourné des fonds publics. Tout ceci pour dire aussi que, comme dans toute démocratie, il est important qu’une loi sur le financement des partis politiques et la couverture (et non pas le remboursement a posteriori) des frais des campagnes électorales soit votée au plus vite.
Par ailleurs, le karkanji n'a jamais été supplanté par le coca-cola ou le pepsi, le fanta ou l'orangina ou d'autres boissons d'origine étrangère (même si elles ont un grand succès). De la même façon que le Japon a su trouver sa propre voie à partir de l'ère Meiji en écoutant l'opinion publique, en développant le savoir-faire japonais et en s'inspirant des connaissances et expériences étrangères sans renier ses propres valeurs, Mika Yondoloum s'engage à mettre en place des structures démocratiques (démocratie participative et gouvernance) qui permettent au génie tchadien de s'épanouir et d'amener le Tchad vers la prospérité qu'elle mérite et devrait avoir compte tenu de toutes les richesses que le pays possède.
Comment peut-on admettre qu'un pays potentiellement si riche soit un des plus pauvres de la planète? Quelque soit le leader en place ou à venir, il est de son devoir de supprimer la pauvreté et la misère dans toutes les régions et les quartiers pauvres des villes, de mettre fin au phénomène de paupérisation, de faire le nécessaire pour que jusqu'au fin fond du pays l'eau ne soit plus une denrée rare ou impropre à la consommation (par ex. en implantant des réseaux d'approvisionnement en eau potable ou en remettant en état ceux qui existent, en installant des stations de pompage et en mettant à disposition des bornes-fontaines dans les villages, comme a su le faire le CICR dans le Tchad oriental proche du Darfour), de dégager les moyens indispensables pour que tous les tchadiens soient en sécurité, qu'ils mangent tous à leur faim, qu'ils aient un travail décent, qu'ils puissent exercer leur profession au pays ou monter leur entreprise et exporter leurs produits s'ils le souhaitent, qu'ils aient tous accès aux soins de santé, que les hôpitaux soient mieux entretenus et qu'ils ne manquent pas de médicaments.
Comment peut-on admettre que le pays manque d'eau potable, que les paysans ne peuvent pas irriguer correctement leurs terres et que la désertification ne recule pas, quand on sait, comme le soulignent la FAO et d'autres organismes internationaux, que le Tchad, outre ses grands bassins d'eau, dispose d'importantes ressources en eau souterraine, des aquifères représentant près des trois quarts de la superficie totale du pays, principalement au nord, à l'ouest et au sud? Il manque une volonté, c'est le moins qu'on puisse dire! Comment se fait-il que le gouvernement en place n'ait toujours pas réussi à convaincre les bailleurs de fonds internationaux à s'intéresser à cette ressource et donc permettre à tous les tchadiens et tchadiennes de profiter de la plus grande et de la plus importante des richesses, l'eau, une eau qui se trouve seulement entre 3 et 800 mètres sous terre, quand on sait qu'on peut aller chercher du pétrole à plus de 2000 mètres de profondeur?
Manquerait-on de projets, d'idées ou de vision? Ne peut-on pas imaginer que l'eau permettrait au Tchad de
- développer son agriculture,
- d'être autosuffisant,
- de ne plus dépendre des produits importés ou des recettes d'exportation du pétrole qui profitent essentiellement à ceux qui ont investi de grandes sommes, et
- de développer les exportations de produits agricoles et de l'agro-industrie?
Ne peut-on pas imaginer que le karkanji devienne une boisson aussi populaire dans le monde que le Coca-Cola, le Pepsi, le Fanta ou l'Orangina, ou du moins qu'il puisse s'exporter aussi bien que l'eau Perrier française et les autres coolers européens et nord-américains, ou trouver d'intéressants marchés comme le champagne d'ananas ivoirien et les autres jus de fruit qui plaisent à tous ceux qui aiment les boissons écologiques, naturelles et saines?
Il en est de même pour tous les autres produits, biens et services. Par ex., concernant le coton, ne peut-on pas mettre sur pied une chaine de production locale intégrée (selon la stratégie des grappes industrielles que préconise Michael E. Porter, professeur à l'université Harvard, ou encore comme le fait la Côte d'Ivoire pour son eau en bouteille, son Nescafé et plein d'autres produits) et demander à un designer de fabriquer des modèles qui plaisent aux consommateurs soucieux de participer à l'essor du commerce équitable et de leur vendre directement via un site Internet ou un réseau de distributeurs?
Concernant l'Internet, comment se fait-il que le peuple tchadien n'ait pas accès à cette ressource quand on sait qu'un câble de télécommunications haute vitesse par fibre optique a été installé tout le long du pipe-line allant du bassin de Doba au sud du Tchad au terminal pétrolier de Kribi au sud-ouest du Cameroun et qu'il suffirait d'installer des bornes-relais d'un cout unitaire inférieur à 25.000 $ US pour une portée de 50 km de rayon pour brancher toutes les régions du Tchad au réseau Internet et permettre aux populations de téléphoner gratuitement dans le monde entier via des systèmes tels que Skype? De plus, la mise en place d'un tel réseau Internet par satellite permettrait de développer un système de télé-enseignement dont pourraient profiter toutes les écoles et favoriserait l'essor des centres d'enseignement professionnel et de formation continue qui font cruellement défaut actuellement.
Comme on le sait, pour faire en sorte que la manne pétrolière soit un réel outil de développement économique et social, l’exploitation du brut est soumise à un conseil de surveillance formé de représentants du gouvernement, du Parlement et de la société civile. La loi qui avait été votée prévoyait que 85% de ces revenus devaient être investis dans les secteurs prioritaires (éducation, santé, environnement, eau, développement rural, infrastructures), que 10% seraient bloqués sur un compte d’une banque internationale à l’étranger « pour les générations futures » et que 5% devaient aller d’office au bénéfice des populations de la région de Doba. Mika Yondoloum propose donc de renforcer les pouvoirs de ce conseil de surveillance pour assurer une gestion « saine et transparente » des revenus pétrolier et de créer une Caisse des Dépots et du Développement pour que les fonds versés servent vraiment affectés aux besoins définis.
Quoiqu'il ne faut pas être dupe des intentions de certains politico-militaires, le cas échéant, et que des citoyens lambda puissent être bien tristes de les voir, en tout cas en apparence, incapables d’accorder leurs violons contre celui qu'ils ne veulent plus servir ou pas servir aveuglement, ne peut-on pas s'imaginer un moment
- que les militaires ne sont pas là pour fomenter des coups d'état ou qu'ils ne se sont pas éloignés de leurs casernes pour en préparer un,
- qu'ils ne sont pas là pour choisir un leader à la place du peuple,
- qu'ils peuvent être aussi éventuellement le dernier rempart de la démocratie (comme cela s'est passé en Espagne quand le chef de l'Etat, le Roi Juan Carlos, est intervenu devant le parlement), qu'ils font (comme les policiers et diplomates par ailleurs) un noble métier indispensable dans tous les pays,
- qu'ils sont les gardiens du droit à la vie en assurant la sécurité des civils, du droit de propriété en protégeant les biens et du droit de commercer et de voyager en assurant la liberté de circulation, et enfin
- qu'ils peuvent être amenés à donner leur vie pour défendre leur patrie en danger et servir aussi en tant que forces de la paix?
N'a-t-on en d'autres temps critiqué les militaires allemands qui continuaient à servir dans une armée dirigée par le pire tyran que le monde ait connu? Ne continue pas encore à critiquer l'attitude des forces de l'ordre de divers pays européens qui obéissaient aux ordres de leurs administrations sous tutelle nazi? Y aurait-il deux poids deux mesures?
N'oublions pas que c'est des militaires qui pacifiquement ont permis le renversement du régime post-salazariste de Caetano et finalement permis l'éclosion de la démocratie parlementaire au Portugal. Toutefois, et pour dire les faits tels qu'ils étaient et non pas comme une histoire idéaliste pourrait nous le faire croire, leur intervention pacifique n'a été possible que parce que tout le peuple d'un seul élan est descendu dans la rue et leur a mis un oeillet au bout de leurs fusils. Ne l'oublions pas! Quoique la situation ne soit pas du tout la même, n'oublions pas non plus que c'est parce que le Général de Gaulle s'est désolidarisé du régime en place que la France a pu finalement redevenir une démocratie.
Ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu'une intervention de l'armée dans la vie politique soit souhaitable, ni même qu'elle soit envisageable sans le consentement du peuple représenté par ses députés. Quelle qu'en soit la raison, aucun démocratique peut admettre que des militaires servent de forces de destruction aveugle ou de déstabilisation. Dans tous les régimes dits démocratiques (les républiques et même actuellement les royaumes), la souveraineté appartient uniquement au peuple et par délégation à ses représentants qu'il choisit librement et qu'il peut changer lors d'une prochaine élection.
Il est donc indispensable (sinon toujours préférable) que la société civile tchadienne sache se faire écouter, puisse par elle-même conduire le pays vers une vraie démocratie (parlementaire et participative) et soit ensuite à même de veiller à son maintien et de la préserver par des mécanismes à créer (par ex. de gouvernance, c.-à-d. des espaces de concertation et de participation disposant des moyens de surveiller et évaluer l'efficacité des structures mises en place et des pratiques mises en oeuvre par les différents acteurs pour parvenir aux résultats collectifs voulus), et qu'elle soit toujours en tous les cas la seule à décider ce qui est bon pour elle (en veillant à protéger l'intérêt commun et à garantir les droits et libertés de chacun).
A la lecture du programme du Parti Libéral du Tchad (http://www.pltchad.com/), c'est à ce changement en profondeur basé sur la concertation que Mika Yondoloum invite tous les Tchadiens et Tchadiennes pour en finir une bonne fois pour toutes avec l'immobilisme, l’arbitraire, le népotisme, les abus de pouvoir et la dictature rampante, empêcher à l'avenir toute dérive du pouvoir, éliminer toute possibilité de détourner des fonds publics, mettre fin au clanisme, au tribalisme et au confessionnalisme, supprimer la corruption endémique, la prévarication et la concussion, et lutter contre la pauvreté, l’injustice et les inégalités.
Aucune force au monde ne peut arrêter le volcan qui surgit d'un coup des profondeurs de la terre. De la même façon, aucun des pouvoirs en place (ou ceux de puissants pays étrangers le cas échéant), tous les discours de la quasi-totalité des responsables de parti et leaders d'opinion et tous les groupes de pression n'ont rien pu faire contre la ferme volonté du peuple qui se manifeste de différentes façons, le non au référendum européen, l'essor soudain de Ségolène Royal en France, l'arrivée au Pérou de l'indien Hugo Chavez à la tête de l'état, l'élection à la présidence du Chili de Michelle Bachelet, l'enracinement de l'alter mondialisme, la révolte des banlieues, la fin de l'apartheid en Afrique du Sud, la lutte contre la ségrégation et le racisme, la croissance du commerce équitable, la reconnaissance des minorités, etc., et quelques années auparavant, l'égalité homme femme, le droit de vote et le rôle des femmes dans la société et la vie publique.
C'est vrai que "ça cloche entre les politico-militaires" et aussi avec la majorité des partis d'opposition, et que les échos de cette mésentente qui nous parviennent "laissent sous-entendre des déchirures liées au leadership". Tel qu'en France et dans d'autres pays, on ne peut que constater "l'irréalité bavarde de la politique partisane" et que "les représentations institutionnelles du réel ne fonctionnent plus", et on se réjouit que "derrière la scène, sous les paroles récitées, dans le sous-sol du théâtre social, quelque chose pousse, des réalités autres sont en germination, des paroles et dissidences fusent et s'échappent du moindre interstice", comme le dit si bien Jean-Claude Guillebaud dans l'article cité au début. L'ancien monde a fondu sous la chaleur des valeurs humaines et la soif de démocratie des peuples, "un monde qui n'existe déjà plus mais dont l'image survit à sa disparition, comme ses étoiles éteintes dont la lumière nous parvient encore". Le réel que vivent les "citoyens lambda" est malheureusement trop souvent très éloigné de la perception qu'en ont les institutions ou du moins de la représentation qu'elles en donnent (gouvernements, parlements, médias, partis politiques traditionnels, et autres organisations).
C'est pour éviter ce hiatus, cet énorme décalage entre ce que vivent les Tchadiens et Tchadiennes et les décisions prises par les institutions, ce fossé grandissant entre ce dont ont besoin les différentes catégories sociales et ce que fait l'état, que Mika Lelita Yondoloum propose un véritable changement: de pouvoir débattre démocratiquement de toutes idées sans craindre des représailles et de permettre au peuple (par des référendums, consultations et mécanismes de gouvernance) et à ses représentants (via le parlement) de pouvoir choisir et décider en toute liberté des orientations politiques à mettre en oeuvre par le Gouvernement pour le bien de tous et non pas dans l'intérêt d'une poignée d'individus. Et bien entendu, il est aussi indispensable que tous les prisonniers politiques, opposants et journalistes coupables de soi-disant délit d'opinion soient libérés.
C'est ce « nouveau commencement » que veulent les citoyens lambda et l'ensemble de la population, en commençant par une vraie élection présidentielle qui ne soit pas une autre parodie mais qui leur permette de choisir librement le candidat de leur choix et selon le programme de société qui leur convient le mieux.
PS:
Quoique cet article "Plaidoyer pour la Paix, la Démocratie et la Prospérité au Tchad" appartienne uniquement à son auteur originel (Copyright Mars 2006 Citoyen Lambda - Tous droits patrimoniaux et moraux réservés, c.-à-d. les droits de l'auteur de ladite "oeuvre littéraire" d'en permettre l'accès au public, de la faire publier et diffuser et d'en disposer comme il le veut, dans le respect de l'intégrité des idées exprimées) initiateur, grâce à la Licence Art Libre qu'il a accordée, de l'oeuvre commune produite par ses auteurs subséquents (Cercle des Amis du PLT, et al.) qui conservent la propriété de leurs apports respectifs, vous pouvez copier et transmettre ce texte à tous vos amis et connaissances, le diffuser à tous les médias en ligne, le traduire et le publier dans son intégralité sur tout site, blog ou forum, car il n'y a pas de "propriété intellectuelle mercantile" sur une idée en marche, une volonté d'amour et de paix au service de l'oeuvre commune d'un peuple.
Par ailleurs, selon la philosophie du Logiciel Libre de la Free Software Foundation (FSF) sur lequel est basé le principe de la Copyleft Attitude http://artlibre.org/licence/lal (qui reconnaît et protège les auteurs, mais permet librement la copie, la diffusion et la transformation des oeuvres de l'esprit, dans le respect du droit à la paternité des contributions de chacun), vous pouvez enrichir, améliorer ou compléter ce texte en y ajoutant vos propres commentaires et tous autres exemples qui vous semblent pertinents, sous réserve de laisser intacte cette notice et de respecter fidèlement l'esprit de ce texte (promouvoir la paix et la démocratie au Tchad, ou dans tout autre pays). Posté par Citoyen Lambda, 24 mars 2006 à 09:33
19 mars 2006
Afrique : les causes de la soumission volontaire 6
De l’Obéissance Civile Bertrand de JouvenelAprès avoir décrit, dans ses traités (perdus) des Constitutions, les structures gouvernementales d'une quantité de sociétés distinctes, Aristote, dans sa Politique, les a ramenées à des types fondamentaux, monarchie, aristocratie, démocratie, qui, par le mélange de leurs caractères en proportions diverses, rendaient compte de toutes les formes du Pouvoir par lui observées. Le mystère de l’obéissance civile La grande éducatrice de notre espèce, la curiosité, n'est éveillée que par l'inaccoutumé; il a fallu les prodiges, éclipses ou comètes, pour que nos lointains ancêtres s'enquissent des mécanismes célestes; il a fallu les crises pour que naisse, il a fallu trente millions de chômeurs pour que se généralise l'investigation des mécanismes économiques. Les faits les plus surprenants n'exercent pas notre raison, pourvu qu'ils soient quotidiens. Caractère historique de l’obéissance L'obéissance, à la vérité, résulte de sentiments très divers qui fournissent au Pouvoir une assise multiple : Statique et dynamique de l’obéissance Devons-nous donc laisser de côté ces théories? Non pas, car ces représentations idéales du Pouvoir ont accrédité dans la Société des croyances qui jouent un rôle essentiel dans le développement du Pouvoir concret. L'obéissance liée au crédit Il nous apparaît donc que dans l'obéissance, il entre une part énorme de croyance, de créance, de crédit. [1]Necker : Du Pouvoir exécutif dans les grands États, 1792, p. 20 -22. [2]Rousseau : Du Contrat social, livre III, chap. [3]Necker, op. cit. [4]J.G. Frazer: Lectures on the Early History of Kingship, Londres, 1905, p. 2 -3. |
10 mars 2006
Les causes de la soumission volontaire 5
Afrique : Les causes de la soumission volontaire par Lucien Naki
Pour trouver les causes de la soumission, je vous conseillerai de lire le livre de Ferdinand Oyono, LE NÈGRE ET LA MÉDAILLE.
À tous les MEKA et KOCUMBO qui sont complice de la tragédie africaine je leur dédie le texte du Professeur Abel Goumba, «Le rôle des élites africaines (ou le mal centrafricain)» Que chaque.«MEKA» Congolais-zairois, que chaque «MEKA »gabonais, que chaque «MEKA» ivoirien…puisse lire le texte ci-joint ,Le rôle des élites africaines, c’est un texte qui illustre les causes et les responsabilités dans la tragédie africaine.
LE VIEUX NÈGRE ET LA MÉDAILLE peut aussi aider à cette analyse « Vieux Nègre et la médaille, le (Ferdinand Oyono)* »
Ferdinand Oyono, dans Le vieux nègre et la médaille met en scène un personnage qui perd progressivement le contact avec la terre sans s'en rendre compte. Méka, le héros du roman d'Oyono, est un vieux tirailleur des deux guerres mondiales. Exemple même du "bon nègre," il a donné ses deux fils à la patrie et une partie de ses terres à la mission catholique. Pour récompenser sa générosité, les autorités coloniales décident de lui décerner une médaille lors de la fête nationale du quatorze juillet
Le roman de Ferdinand Oyono évoque les relations difficiles entre les colonisateurs et les colonisés. Lorsqu'ils sont arrivés en Afrique, les colons ont imposé leur culture et leur religion sans comprendre, ni accepter celles des autochtones. Meka prend conscience de l'hypocrisie des Blancs et des inégalités entre les deux peuples. C’est sans avoir l’air d’y toucher, par une ironie subtile, que l'auteur critique implicitement la colonisation qui cherche à détruire le plus complètement possible les coutumes, les traditions et même la mentalité des peuples africains. Il s’agit d’un livre qui invite à la réflexion sur un moment de notre Histoire, la colonisation, en montrant le point de vue des colonisés, en l’occurrence les Africains.
La perte de la dimension horizontale au profit de la dimension verticale provoque le malaise chez Koucoumbo. Le héros d'Aké Loba n'a plus "les pieds sur terre". Prise au sens idiomatique, cette _expression est bien choisie car concrètement Kocumbo n'a plus de contact avec la réalité. Il a perdu le contrôle de son être et de son corps en perdant la force de pesanteur qui l'attachait à la terre. Cette force est nécessaire à son équilibre car ce sol dont il s'éloigne est la terre natale, celle de ses ancêtres. Kocumbo est culturellement victime du malaise du déracinement. Dépouillé de son vêtement traditionnel, le vêtement moderne lui va mal. Coupé de son monde, le monde nouveau n'arrive pas à bien l'encadrer. Ainsi mal ajusté et mal adapté, Kocumbo flotte entre deux espaces diamétralement opposés; celui du haut et celui du bas; entre deux mondes incompatibles: le monde traditionnel et le monde moderne. Son malaise et son désarroi proviennent surtout de ces deux forces qui l'attirent dans deux directions antithétiques.
Le rôle des élites africaines (ou le mal centrafricain)
On a coutume de qualifier la plupart des dirigeants africains de << Révolutionnaires au bord de la Seine, mais bourgeois en Afrique >>. Cela n'est pas faux. Pour la République Centrafricaine en tout cas, c'est l'origine et la cause, en grande partie, de tout le mal dont souffre aujourd'hui le peuple mise en tutelle internationale, en fait, de notre pays.
Il ne pouvait en être autrement, si l'on se réfère à l'histoire récente du continent africain en général et du Centrafrique en particulier : << Continent marginalisé, mal parti, en état de survie, aux populations arriérées, analphabètes, ignorantes, pauvre, misérables ;
. Gouvernement des copains, incompétents, corrompus, dirigés par des roitelets, caractérisés par des abus de pouvoir, du favoritisme, du tribalisme, du régionalisme;
. Economie extravertie, encore dominée par l'économie de traite, offrant l'image de métropoles géantes aux assises fragiles, coexistant avec celle des villages affamés, aux taudis pourrissants et croulants, mondialisation de la misère et de l'incurie, etc.>>
Tels sont les quelques qualificatifs attribués couramment aux pays africains et à leurs populations.
Certes, des causes exogènes et endogènes sont souvent avancées pour expliquer le retard de l'Afrique Noire et le fossé qui se creuse de plus en plus entre pays développés et pays en voie de développement. Mais parmi ces causes, il convient de noter plus particulièrement le rôle néfaste joué par les élites et cadres africains dans le développement de leurs pays, notamment celui des élites et cadres centrafricains.
Pour mieux souligner l'origine et la cause du mal centrafricain, il suffit de suivre l'itinéraire politique des jeunes cadres centrafricains depuis leur entrée dans la Fonction publique locale jusqu'au pouvoir suprême de l'Etat.
Le jeune cadre national muni de son diplôme obtenu dans une université étrangère ou locale, dépose joyeusement et fièrement son parchemin, sur la table d'emploi du ministère de la fonction publique, comme une clé dont on se sert pour ouvrir une porte. Dès lors, il commence à lorgner du côté des personnalisées, de ses amis ou de ses collègues proches du pouvoir se familiariser avec les membres du Parti dirigeant. Poussé par l'appât du gain, il abandonne progressivement sa propre idéologie adoptée, développée et exposée depuis les bancs de l'université et à son entrée dans la Fonction publique, au profit de l'idéologie et des pratiques du Parti du chef de l'Etat. Il commence alors à se rapprocher des membres influents du Parti-Etat et à encenser le chef de l'Etat dès que l'occasion se présente, avec le désir secret de se faire remarquer. Il adhère au Parti-Etat, un parti qu'il avait pourtant combattu et critiqué naguère, surtout s'il s'agit d'un parti unique opposé à ses convictions démocratiques ou socialisantes.
Une fois dans le Parti au pouvoir , unique ou non, il cherche à entrer dans le comité de direction dudit parti, afin de se rapprocher des centres de décision , concernant surtout les postes ministériels, dont l'attribution est décidée par le Parti.
Par le jeu des luttes d'influence, des alliances éphémères intéressées, des magouilles et autres astuces , il finit par se hisser à la tête de l'appareil du Parti, ou à une place importante, avec l'arrière-pensée d'accéder au poste de ministère dans le futur gouvernement, fonction tant rêvée pour améliorer sensiblement son << confort digestif >> et son rang social.
Une fois parvenu au poste de ministre, notre jeune loup cherche à accéder, par le même mécanisme de luttes d'influences et autres ficelles, grâce à un réseau bien tissé de relations au poste de Premier ministre, tremplin pour l'accès aux plus hautes fonctions de l'Etat. Dès lors, la voie est ouverte et la tentation grande pour se présenter à l'élection présidentielle.
Voilà approximativement, en tout cas sûrement pour beaucoup, l'itinéraire administratico-politique de la plupart des élites et cadres centrafricains. Comme on peut le constater, cet itinéraire repose exclusivement sur la recherche obstinée du <<confort digestif >>. Car , adieu ! les principes démocratiques, adieu ! les sentiments nationalistes et patriotiques défendus naguère sue les bancs de l'université, dans la rue pendant les manifestations estudiantines, au sein des associations et corporations estudiantines dont les positions ont souvent été radicales en faveur de la démocratie, de la justice sociale, de la lutte acharnée contre la pauvreté et la misère , sous-tendue par l'intégrité, l'honnêteté, le courage pour braver les prisons et les brimades, le dévouement aux causes justes, etc.
Toutes ces belles théories, toutes ces prises de position seront et sont effectivement remplacées par ce que leurs auteurs appellent << réalités du terrain ou real-politik >>, mais qui, en réalité, n'est que la << politique du tube digestif >>, autrement dit la politique de la recherche exclusive du confort digestif, la politique des intérêts personnels et égoïstes au détriment de la démocratie, de l'intérêt général, du Bien commun.
En fait, les élites et cadres qui ont reçu les éléments d'une culture universelle les ont utilisés pour la satisfaction de leurs propres besoins personnels, abandonnent les analphabètes et les ignorants à leur sort. C'est ainsi que nos élites et nos cadres en sont arrivés à abandonner leur idéologie première et leurs sentiments d'humanisme puisés au << bord de la Seine >> pour s'installer en Afrique dans le fauteuil moelleux laissé par le colonisateur, devenant ainsi, << bourgeois en Afrique >>, pour le plus grand mal de leur pays.
Professeur Abel Goumba (in Ezingo N°1, septembre 1998)
01 mars 2006
L'Afrique et grippe aviare, reflexions
La peur suscitée au niveau mondial par l’épidémie de la grippe Aviaire et du chikungunya dans l’Océan Indien nous rappellent aux Africains en particulier et à l’Humanité la nécessité de faire face à des défis majeurs de type nouveaux, notamment ceux de sa survie. Ces défis sortent du cadre national et en appellent à des alliances obligatoires.
En effet ces nouveaux problèmes qui se posent aux différents endroits de la planète et des pays africains ont une dimension de survie mondiale. Ils nécessitent pour les juguler l’avènement d’un gouvernement mondial. Aucun pays actuellement ne peut y faire face tout seul.
L'exemple plus illustratif est celui du cas de la grippe aviaire. Cette épidémie révèle que les Etats ont obligation de coopérer plus que jamais. Les oiseaux porteurs de la maladie ne connaissent pas de frontières et non pas besoin des visas.
C'est ainsi que toute la planète peut être infectée et connaître des millions de morts.
Seule une coalition mondiale agissant de la même façon sur toute la planète serait efficace.Tant que chaque pays prendrait ses propres mesures, cela ne va pas enrayer l'épidémie.
Actuellement, on peut avec ironie voir l'attitude premièrement des Européens vis-à-vis des Asiatiques, et aussi celle des Africains qui pensaient être à l'abri. Maintenant tous les gouvernements sont obligés de s'associer.
Toujours pour appuyer la démonstration de la nécessité d’un gouvernement mondial , on peut évoquer le problème de la criminalité (mafia), de la sécurité de l’internet, de la préservation de la diversité biologique, de la protection de la nature contre toute forme de pollution due à l’activité humaine.
Il faut un gouvernement mondial pour réguler tout cela, tenez la croissance économique de la Chine et de l’Inde contrait le monde entier à vivre au rythme de ce pays. Ces deux pays par leur fait on fait augmenter le prix du pétrole accélérant du coup la pollution due à cette énergie, et aussi la diminution des réserves mondiales. Le problème des gaz a effet de serre trouve son acuité. Dans dix ans c’est-à-dire vers 2015, la Chine avec sa population de près de 2 milliards d’individus pourra à elle seule déséquilibrer la température de la planète et modifier beaucoup la géographie de plusieurs pays côtiers. Tout cela si on suppose qu’à ce terme près de 20 à 30 % des Chinois auront une voiture. Dans l’état actuel des choses aucun gouvernement ne peut empêcher les Chinois de s’équiper. Il y a aussi l’Inde et d’autres pays.
Dans cette logique, on peut aussi imaginer que l’Afrique s’est réveillé, du fait même de la fin des cycles de violences.
Le technologies nouvelles comme l’internet, la démocratisation des transports accéléreront l’unification du Monde. C’est ce qui risque de se passer dans les dix ans à venir.
Voilà une des raisons qui motivent les gouvernants des pays européens et nord-américains à mettre le paquet sur la recherche spatiale. La coopération dans ce domaine est précurseur du modèle de gouvernement mondial pour ceux qui vont naître. La recherche spatiale pour découvrir une autre planète propice à la vie fait partie de cette idée. Quand dans soixante-quinze ans (2080) la température de la Terre aura augmenté, fait fondre les glaces, augmenté le niveau de la mer, englouti certaines îles, il faudra aux humains penser à aller habiter ailleurs dans l’espace. C’est de la fiction mais c’est le scénario effrayant qui nous attend. Il faudra choisir qui fera parti du voyage ?
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