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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie

23 février 2006

Impressions de l'Afrique Noire en 1995 par Lucien Naki

Un commentaire de monsieur Naki avait été saisi sur mon blog à partir du site du grioo.com à propos de l'article "a propos de la violence d'Etat en Afrique"

Monsieur Lucien Naki a bien voulu  poursuivre son commentaire par l'envoi d'un article que j'ai beaucoup aimé et je me fais le plaisir de partager sa lecture avec vous.

«La tragédie de l'Afrique est que trois siècles de la lourde intervention coloniale ont laissé à la plupart des pays, des mélanges de tribus  étrangères les unes aux autres, avec seulement quelques cas de
concentrations territoriales ethniques où des communautés cohérentes pourraient remplir les conditions pour créer des états-nations (territoire identifiable, masse critique et identité culturelle et ethnique distincte). Si l'Afrique avait été laissée seule, elle se serait selon toute vraisemblance, organisée par elle-même en entités ethniques, culturelles et politiques naturelles, ou en états-nations comme l'Europe et l'Asie du Sud-Est l'ont fait.»


Impressions de l'Afrique Noire en 1995 par Lucien Naki www.katanga-freedom.org


Cinq mois passés à voyager, ça peut sembler long, mais c'est en fait une très courte période compte tenu de tous les pays que j'ai visités au cours de ce périple: Égypte, la Jordanie, le Soudan, Érythrée, le Yémen, Djibouti, Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Malawi, le Zimbabwe, la Zambie, le Botswana, la Namibie, l'Afrique du Sud, le Lesotho, le Swaziland, le Mozambique, Israël, Chypre et le Maroc. Je ne suis pas resté assez longtemps dans chaque pays pour bien le connaître mais j'ai eu une vue d'ensemble générale, bien que superficielle, des parties est et sud du continent Africain. (J'avais déjà visité plusieurs des pays du nord et de l'ouest Africain, pour la plupart en voyage d'affaires.)

Bien entendu, il n'y a pas deux de ces pays qui soient tout à fait les mêmes. Chacun a ses propres traits spécifiques, ses attractions et ses problèmes. L'avantage du rapide survol que je me suis offert est de me permettre de faire des généralisations superficielles sur certains aspects qui m'ont semblé communs dans trois groupes distincts de pays du continent; l'importance de l'Islam au nord, celle de l'homme blanc au sud et celle du tribalisme au centre. Je traiterai du tribalisme et je sauterai le problème du fondamentalisme Islamique car il fait partie d'un plus grand problème qui n'est pas seulement africain.

Je suis rentré de voyage avec la forte conviction que le pire héritage de la période coloniale est le partage arbitraire du continent en entités politiques (pays) sans aucun égard pour les réalités ethniques et démographiques de leurs habitants. Je pense que cela a irrévocablement condamné l'Afrique Noire au tribalisme et à ses conséquences négatives.
J'écris ces impressions pour clarifier, pour moi-même, les fondements de mes sentiments, actuellement très pessimistes, sur l'avenir du développement social et économique en Afrique, et aussi pour tenter de comprendre nos propres contradictions Canadiennes à la lumière de ce que ce voyage m'a appris.

On m'a dit et répété plusieurs fois dans mes conversations avec des Noirs que le premier facteur de la politique Africaine a été, est, et restera probablement toujours, l'origine tribale et ethnique des politiciens, plutôt que leur idéologie ou que les programmes législatifs qu'ils proposent pour améliorer le bien-être de la communauté. Je suis arrivé à penser que c'est là la cause fondamentale de la stagnation sociale et économique en Afrique. En effet, comment le bien-être commun peut-il être primordial dans des pays où il n'y a pas de communauté partageant la même culture, les mêmes valeurs, et les mêmes origines. Dans des territoires où les gens s'identifient plus à leur tribu qu'à leur pays, il est naturel que l'objectif du pouvoir politique est de promouvoir les intérêts de son propre groupe ethnique ou tribal aux dépens des autres groupes, plutôt que d'assurer le développement social et économique maximal de tous. Ce contexte mène tout à fait naturellement au favoritisme tribal, à l'intolérance envers toute opposition politique (qui est généralement tribale plutôt qu'idéologique), au pouvoir arbitraire, au mépris des droits de l'homme et finalement, au népotisme et à la corruption généralisée qui sont les obstacles majeurs au développement économique et social dans la plupart des pays d'Afrique Noire.

On aurait eu le même résultat, si la seconde guerre mondiale avait artificiellement réorganisé les frontières européennes en partageant les nations existantes entre de nouveaux territoires, chacun comprenant des parties des pays qui existaient avant. Par exemple, dans un pays constitué d'une partie de l'Espagne, une partie de la France et une partie de l'Italie, la lutte pour le pouvoir aurait lieu entre le parti Espagnol, le parti Français et le parti Italien, plutôt que sur la base d'une idéologie ou d'un programme. Les mêmes considérations "tribales" domineraient vraisemblablement la politique d'un pays hypothétique, artificiellement créé à partir du Danemark, d'une partie de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et une partie de la France. La violence et le "nettoyage ethnique" en ex-Yougoslavie aujourd'hui, démontrent bien que les européens ne sont pas immunisés contre "tribalisme", même maintenant en 1995.

Cela montre l'importance capitale de l'existence d'une communauté ethnique et culturelle cohérente. C'est une nécessité à l'établissement durable de pratiques politiques démocratiques effectives et à l'impartialité de la Loi dans un territoire donné. La cohérence interne est aussi une nécessité à l'établissement de relations internationales durables et stables. Aujourd'hui la Communauté Européenne, qui ne marche pas trop mal, est possible seulement parce que des accords ont été négociés entre une succession de plusieurs gouvernements s'exprimant au nom de leurs États-nation souverains, chacun démocratiquement élu, représentant les intérêts d'entités démographiques cohérentes et complètes. Ça marche parce qu'aucune "tribu" ne domine les autres.

Ce n'est pas ce que j'ai observé en Afrique Noire où la plupart des entités politiques et territoriales (les soi-disant pays) sont dominées par une tribu aux dépens des autres tribus du territoire. Cela pourrait expliquer la présence de la crainte que j'ai perçue dans presque toutes les conversations politiques que j'ai eues avec des noirs Africains ordinaires. Il m'a semblé que, pour l'homme de la rue, la peur des conséquences qu'il aura à subir si sa tribu n'est au pouvoir, constituait une motivation politique plus puissante que l'orgueil ou l'ambition de faire parue de la tribu gouvernante. Cela indique une fois de plus le manque de cohérence et l'absence d'une communauté d'intérêts entre les diverses tribus composant la plupart des pays Africains. Ces "pays" ne sont pas des États Nations. Non seulement ils ne sont pas cohérents dans leur composition, mais ils ne sont pas complets parce que les communautés ethniques et culturales d'origine, (qui aurait pu former des États Nations), ont été partagées par les pouvoirs coloniaux entre plusieurs tels "pays". C'est le terrible héritage de la période coloniale; deux douzaines d'états manquant la cohérence et l'unité de vision nécessaires à un développement durable et deux douzaines ou plus, de tribus majeures, dispersées entre plusieurs "pays" comme les Kurdes sont dispersés entre la Turquie, l'Irak et l'Iran.

Le problème de la cohabitation ethnique existe dans divers autres endroits du monde, mais nulle part ne semble-il être aussi aigu et aussi généralisé qu'en Afrique Noire. Qu'arrivera-il à l'Afrique du Sud maintenant que le pouvoir est aux mains des Noirs? Je doute que la fière nation guerrière Zoulou n'accepte indéfiniment d'être gouvernée par le Congrès National Africain dominé par les Xhosa. Je doute aussi que la nouvelle constitution actuellement en préparation qui vise à protéger les droits des minorités, ne soit appliquée assez impartialement pour empêcher les éventuels conflits entre tribus. Une nouvelle constitution peut garantir les droits des minorités sur le papier pour réduire le risque de guerres tribales mais elle ne créera jamais une communauté cohérente à partir des tribus Xhosa et Zoulou, historiquement opposées.

Je suis d'avis qu'une solution structurelle doit être préférée à une solution constitutionnelle car le problème fondamental est structurel (l'absence d'un état-nation cohérent). Autrement dit je pense qu'il serait dans l'intérêt à terme de toutes les parties, qu'on accorde à la nation Zoulou l'indépendance que certains Zoulous ont réclamée. Une solution structurelle peut difficilement être appliquée sans de considérables souffrances là où les tribus potentiellement en conflit occupent le même territoire (Bosnie, Inde, Pakistan), mais elle est possible ici car les Zoulous sont en majorité dans la province du Natal (Zululand). Un Zululand indépendant avec une écrasante majorité Zoulou transcenderait naturellement les politiques tribales (car elle n'aurait pas à rivaliser avec une autre tribu majeure dans le territoire). Un Zululand indépendant découvrirait graduellement "la politique du contenu des programmes" comme le peuple du Tigré actuellement en Érythrée, récemment devenue indépendante de l'Éthiopie. Il est évident que l'actuelle coopération présente Érythrée et l'Éthiopie est mille fois meilleure pour les deux parties que la guerre civile destructrice qui les a appauvris pendant tellement d'années, avant que Érythrée ne se libère. De manière similaire, je sens qu'un traité de libre commerce et de défense mutuelle conduisant à une coopération économique efficace entre l'Afrique du Sud et un Zululand indépendant (et aussi avec le Lesotho et le Swaziland, qui sont déjà des États-Nations), pourrait être un meilleur modèle de développement (social et économique), que l'inconfortable cohabitation actuelle de ces deux tribus majeures, potentiellement en conflit, en Afrique du Sud.

Je pense que la façon que les noirs d'Afrique du Sud exerceront leur nouvellement acquise responsabilité de détenir le pouvoir sera cruciale, non seulement pour leur propre bien-être, mais aussi pour celui des pays voisins. Si l'Afrique du Sud noire arrive à se débarrasser du problème Zoulou de la manière suggérée ci-dessus, et si elle réussit à mettre en place une constitution généreuse et impartiale capable d'apaiser les craintes des blancs et celles des autres tribus minoritaires qui ne peuvent aspirer à l'indépendance parce qu'elles n'ont pas de territoire identifiable ou qu'elles n'atteignent pas la masse critique nécessaire pour pouvoir faire cavalier seul, alors il devient possible qu'une "politique de contenus" et une réelle démocratie multipartite puisse remplacer la politique tribale et le pouvoir du parti unique en Afrique du Sud, au fur et à mesure de développement d'une réelle communauté d'intérêts.
Dans cet heureux cas de figure, l'Afrique du Sud pourrait devenir un modèle pour les autres pays africains. De plus, avec ses importantes ressources naturelles, ses infrastructures et sa base industrielle développées et sa richesse considérable, l'Afrique du Sud pourrait être la locomotive capable d'entraîner plusieurs autres pays Africains dans la voie du développement.

Si toutefois l'Afrique du Sud tombe dans le piège de la politique tribale, alors, elle sera divisée, son énergie sera dépensée inutilement dans des conflits entre tribus, les capitaux et les blancs qualifiés
partiront progressivement du pays, le pouvoir du parti unique, le népotisme et la corruption généralisée deviendront inévitables et l'économie du pays se détériorera graduellement comme celle de la plupart des pays d'Afrique Noire depuis leur indépendance. L'incapacité de l'Afrique du Sud à déjouer ce négatif "scénario africain" malgré tous les avantages qu'elle a actuellement, scellera probablement le destin des autres pays africains à végéter avec peu d'espoir de ne plus dépendre de l'aide internationale et d'amorcer leur propre développement. Je pense que, d'une manière ou d'une autre, ce qui va arriver en Afrique du Sud aura une profonde influence sur toute l'Afrique noire.

Je ne connais pas tous les détails de la situation en Afrique du Sud, maintenant qu'elle est aux mains des noirs, mais je suis convaincu qu'un résultat positif là-bas, sera salutaire à la démocratie et la Loi dans tous les pays voisins. Je sens que le premier pas sera de transcender le tribalisme en accordant l'indépendance au Zululand et peut-être à d'autres tribus (si d'autres remplissent les conditions de territorialité et de masse critique mentionnées plus haut), pour donner aux Xhosa la majorité absolue qui leur est nécessaire pour bâtir un état-nation suffisamment solide pour éluder la politique tribale, tout en garantissant les droits des minorités restantes. Je crois que ce premier pas sera une nécessité pour que l'Afrique du Sud noire découvre les avantages de "la politique de contenus" et de la démocratie multipartite.

La tragédie de l'Afrique est que trois siècles de la lourde intervention coloniale ont laissé à la plupart des pays, des mélanges de tribus étrangères les unes aux autres, avec seulement quelques cas de concentrations territoriales ethniques où des communautés cohérentes pourraient remplir les conditions pour créer des états-nations (territoire identifiable, masse critique et identité culturelle et ethnique distincte). Si l'Afrique avait été laissée seule, elle se serait selon toute vraisemblance, organisée par elle-même en entités ethniques, culturelles et politiques naturelles, ou en états-nations comme l'Europe et l'Asie du Sud-Est l'ont fait.

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19 février 2006

A propos de la violence des Etats africains

A propos de la violence des « Etats » africains

L’extrême modernisation des moyens de subsistance des sociétés africaines, due à son arrimage à l’économie mondiale,  conduit à la violence du fait que les individus n’ont plus de repères par rapport aux sociétés primitives qui ont toujours ritualisé la violence collective. Les individus à la tête des « Etats » africains n’ont plus de lien sociétal avec l’ensemble des sociétés dont ils sont issus. Dans le cas par exemple des pays exportant des matières premières stratégiques pour les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, ces pays ont la caractéristique essentielle de contenir en eux des firmes transnationales qui se comporteraient comme des Etats et utilisant à l’instar d’un Etat de la violence contre les autochtones pour faire des profits. La présence de ces firmes a contribuer à la déliquescence des Etats nation naissants, surtout dans  le cadre de l’exploitation pétrolière ou minière.

Dans les sociétés dites modernes, la régulation de la violence est confiée à une structure plus ou moins acceptée par tous. Réguler la violence est le propre d’un Etat d’ailleurs c’est à lui seul que revient cette utilité sociale. C’est pour cela que l’Etat a reçu  l’autorisation de donner la mort par exemple (par le biais de la justice qui prononce les peines capitales dans les Etats où cette peine est en vigueur), d’utiliser la force par l’intermédiaire des forces de l’ordre.

Mais ce que l’on oublie souvent que la violence non autorisée par la société, celle pratiquée par usurpation par les dictateurs-maisons en Afrique a sa propre logique, celle surtout d’éliminer toute contradiction et esprit critique au sein  de la société. Les dictateurs-maisons en détenant les pouvoirs de la force sans contre pouvoirs utilisent cette propriété non pas pour le progrès de la société mais pour une logique suicidaire d’auto régression.

Cette violence a aussi lieu quand tous les mécanismes coutumiers ont montré leurs limites. Cela veut aussi dire dans le cadre africain où on a tendance à toujours opposé la coutume à la modernité on notera que l’Etat ne pourra provenir que d’un territoire, d’une histoire, d’une culture et surtout d’une volonté supérieure des hommes habitant ce territoire et partageant de façon libre une histoire et culture communes, d’écarter toute forme de violence entre eux.

Or les différentes cultures avec leurs propres terroirs assemblés au gré de la volonté du colonisateur européen créent de façon objective les conditions de l’expression perpétuelle de la violence sur la base des identités cristallisées par l’incapacité d’un Etat unitaire à satisfaire les besoins vitaux de chacun de groupe le composant.

Cette permanence de la violence faite par un groupe au nom de l’Etat unitaire contre un groupe ou plusieurs groupes rend l’acceptation d’un Etat unitaire dans beaucoup des pays africains difficiles.

Pour arrêter avec ce cercle vicieux, les différents groupes doivent accepter une réconciliation qui elle proviendrait d’une transcendance totale à partir des objectifs communs.

Il apparaît en ce moment-là la nécessité d’un vrai projet politique commun, librement accepté par tous les groupes, qui imposerait sa loi comme seule norme et finalité.

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16 février 2006

France-Afrique immigration choisie? Un autre mensonge

Quelle immigration? choisie ou subie?

La France a toujours choisi son immigration, rappellez-vous des balayeurs sénagalais que la France est allée prendre au Sénégal et Mali, des ouvriers des usines automobiles Renault et Peugeot qu'ils sont allés chercher au maghreb pour casser le parti communiste et la Cgt qui étaient virulents et puissants dans les années 50 à 1970.
Dire que la France veut choisir son immigration est un gros mensonge politique.
Pourquoi les associations des communautés noires revndiquent des quotas?
C'est parce que la France a une politique d'immigration qui ne dit pas son mot.
Aux immigrés les plus difficiles tâches et aux Français de peau "blanche" les postes de commandement "l'élite".
Tous les diplômés noirs doivent le savoir que leur intégration dans les structures de commandement que ce soit dans le privé ou dans le public est un danger pour la France. Car elle craint que l'histoire se repète comme pour Israël, les Juifs ont fini par rejoindre leur terre et faire de ce desert un grand pays du fait du retour massif des cerveaux.
Les Africains qui travaillent et vivent ici contribuent par leur bravoure et sacrifices quotidiens à briser le grand rock de marbre de la "suprématie blanche" sur les anciens colonisés. Ces derniers sont conscients qu'ils peuvent réaliser les mêmes choses chez eux pourvu qu'on les laisse tranquilles. Pour éviter qu'ils réflichissent sur leur condition misérable surtout ne songent pas à leur retour même à l'heure de la retraite, on agite des chiffons psychologiques, pour les mettre dans des états anxiogènes et improductifs.

L'immigration un thème de plus dans la communication politique ?

A l'endroit des Français de souche, c'est aussi une diversion, à cause des difficultés éventuelles sur le CPe, Sarkozy en quête de positionnement perpetuel veut rassembler les français autour de sa personne. Les personnes qui sont visées par le CPE sont surtout les non-qualifiées, or depuis longtemps le patronnat français et l'élite française ont reservé ces emplois aux immigrés (balayeurs, femmes de ménages, gardiennage, garde malade, eboueurs, ouvriers du batiment, coursiers). Depuis longtemps la France avait fait venir ces gens.Le message est donc clair, on ne fera plus venir ces gens, on veut des immigrés qualifiés ayant fait des études chez eux, desormais vous aurez ces emplois, d'où le lancement du nouveau chèque emploi service CESU de Borloo pour inciter l'elite française à embaucher les vrais français. Ironie de l'histoire, les immigrés qualifiés qui sont sur place ne sont déjà pas intégrés. D'où on peut conclure que c'est un mensonge de plus. Sarkozy fait de la communication pour ses ambitions politiques.

Un autre élément que l'on peut tirer de cette information, l'histoire est en train de rattraper  les anciennes puissances coloniales et fait tomber un à un les mensonges  (civiliser l'Afrique) et reveler leurs crimes.
Sarkozy en bon politicien qui sait communiquer  a bien compris qu'il faut jouer sur les fantasmes de ses compatriotes. On ne doit pas oublier pas que la société française est vieille (il y a plus de vieux que de jeunes) et que son élite  a été élévée au "ya bon banania" c'est le substrat culturel de cette société.

Les pauvres pendant leur enfance à l'âge de la formation des empreintes psychologiques et des traumas identitaires, on leur a dit que les Africains étaient des "animaux" n'avaient rien à apporter à l'Humanité. C'est comme cela qu'ils voient les afros. C'est plus dur qu'eux.  C'est enfoui dans leur subconscient.

un mensonge enfoui dans le subconscient collectif
Ce n'est pas un hasard si les vieux ont tenté de faire apprendre à leurs enfants, par le biais de la loi sur "les bienfaits de la colonisation", ce mensonge. Parce que leurs enfants auront du mal à avoir des comportements de type raciste qu'ont leurs parents du fait de leur éducation ancienne basée sur le mépris de l'Afro et de l'ignorance de cette époque due cette fois à l'état des connaissances tant sur les sciences (qu'il n'existe qu'une seule race : Humaine) que sur les civilisations (toute civilisation est grandiose aucune n'est au dessus des autres) ou encore de la pseudo supériorité du "blanc".

Leur formation et construction identitaire évoluant dans un environnement de type d'égalité raciale, celui de l'humanité, les enfants d'alors ont pour idoles Zidane, Thuram, Makélélé, Corneille, Doc Gynéco et voient dans la vie de tous les jours des afros, des asiatiques de grande qualité. Pour ces enfants qui seront grands et aux commandes dans les années 2020, le complexe de supériorité n'existerait plus. Le temps est du côté de la vérité "il n'y a qu'une seule race  humaine et tout humain est mortel quelle que soit sa couleur et sa puissance" Le rêve de martin Luther King est en train de se réaliser.
Tout français qui a plus de 35 ans a cette pensée. Et seuls les intelligents s'en débarassent. Tous les africains  qui habitent la France depuis plus de 15 ans ont, parmi leurs connaissances ou relations avec les Français, étaient étonnés d'entendre des inepties de la part de ces derniers à propos de nos coutumes et histoire du continent.
Donc quand Sarkozy parle d'immigration choisie, il ne fait que surfer sur les derniers avatars du subconscient, ce qui est grave il le sait, cela se pratique déjà. Il n'apporte rien de nouveau, c'est pour cela que le MEDEF est resté silencieux, car quelle est l'entreprise ou banque française qui mettra à sa tête un afro comme PDG? Il y a bien des afros qui ont fair HEC, ENA ou autres ESSEC. Et que dit l'ordre des médecins français, à propos de tous les medecins étrangers qui demandent à être considérés?
En informatique, pour les ingénieurs afros quelle est la situation?

Une comparaison difficile avec les pays anglo-saxons

Pour faire la comparaison avec d'autres pays particulièrement anglo-Saxons, c'est encore un mensonge de dire que c'est pareil qu'aux Etats-Unis ou au Canada, voire l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Première différence de taille qui est psychologique :
Ces pays sont des pays d'essence immigrante;
Ces pays n'ont pas dans leur histoire un lourd passé colonial, donc ils n'ont pas eu de substrat culturel de supériorité; même si pour les USA il ya eu l'esclavage.
Ces pays ont compris du fait de leur histoire qu'un être humain était un être humain quelle que soit la couleur de sa peau et que pour survivre toutes les compétences étaient les bienvenues. Les USA n'ont pas hésité à nommer des Powell ou des Condoleza Rice. Pour les autres peuples dominés par les USA est-ce que la couleur de la peau de Powell ou de Condoleza  Rice a empêché Bush de faire la guerre en Irak? Non, on est surpris d'oublier qu'ils ont la peau noire. Ce qui est normal, car la couleur de peau ne compte pas.
Une autre différence de taille avec ces pays, les Usa par exemple réalise des bénéfices sur les autres pays dans la conncurrence mondiale. Son système éducatif ne pouvant donner satisfaction à 100%, les Usa ne se genent pas d'aller chercher des cerveaux ailleurs, car ils savent que l'être humain se surpasse toujours quand il est hors de son environnement originel, d'où les Modibo Keita à la Nasa, pour ne parler de tous les asiatiques qui font le bonheur de la Sillicon Valley.
Le Canada quant à lui est un cas particulier surtout la province du québec qui veut se soustrire de la tutelle de Ottawa. L'immigration représente une chance pour cette province pour qu'un jour à partir de "one man one vote" le Québec se sépare du Canada par le vote. Il lui faut augmenter sa population.
Les deux autres pays sont des pays "vierges" après avoir genocidé les arborigènes. C'est ce qui explique leur ouverture, mais là aussi il existe toujours un racisme anvers les Afros et les Asiatiques.
En definitive ce que l'on peut dire, que toutes ces gesticulations doivent donner de l'espoir à tous les peuples opprimés de la Terre.

Posté par Kibaya à 09:09 - Relations Afrique-Europe - Commentaires [3] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

15 février 2006

Pointe-Noire de 1950 à 1970

Pointe-Noire de 1950 à 1955

Le village va continuer à s'agrandir plus rapidement qu'avant et cela plus que le quartier européen  du fait de l'ambiguïté des lois coloniales à propos du foncier, le développement de la partie africaine de la ville sera de la volonté des fameux propriétaires terriens, en effet leur droits étant reconnus dans le code foncier noir des colonies.

Le quartier européen va poursuivre sa densification au gré des activités économiques et de l'arrivée des européens, cette partie de la ville est exclusivement réservée aux blancs.

Le quartier du losange va connaître un deuxième développement, par la construction de nouveaux bâtiments, quelques routes et avenues vont être créées dans cette partie.

Le village africain va abandonner définitivement la logique de l'îlot du type haussmanien.

C'est la division en petites ruelles non rectilignes, qui prévaut, les surfaces des parcelles sont différentes les unes des autres. On constate une absence de place publiques ou des terrains libres dans le village africain. Ce sont les quartiers Matende, la dernière partie de Mvou-Mvou.

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Carte de la ville de 1950 à 1955 Figure 4

Pointe-Noire de 1955 à 1960

Le quartier Mvou-Mvou va se développer sur la direction Nord vers la rivière Songolo, et se densifier en population. A cette même période va apparaître le deuxième quartier dit illégal de la ville, c'est le quartier Planches, avec son église (après) en planches de bois de couleur blanche. 

Comme toujours dans pareille situation l'occupation des terres se fera anarchiquement. Ce quartier n'aura pas assez de surface, car coincé entre la route de Brazzaville et la rivière Tchikobo. Plus tard il y aura un nouveau découpage.

Le cimetière de la ville qui devait se trouver hors de la ville, sera totalement entouré par un nouveau quartier.

A la fin de 1960, Pointe-Noire avait consommé ses meilleurs terres, il ne restait que des terres marécageuses. le développement de la ville ne pouvait se faire que par une densification des quartiers, c'est ce qui se passa à partir de 1960.

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CARTE DE LA VILLE DE 1955 à 1960 Figure 5

Pointe-Noire de 1960 à 1970

1960 sera un tournant dans l'évolution de la ville, il faut noter que c'est l'année de l'indépendance, même si l'indépendance n'est pas encore réelle, par contre les rapports sociaux ont changé, c'est-à-dire que les forces conservatrices vont redevenir fortes.

Ainsi, ce développement spatial de la ville que l'on croyait atteint va se poursuivre avec une vitesse inouïe, c'est-à-dire que l'on va franchir les limites naturelles qu'étaient les rivières et les forêts.

Ce sera la naissance des quartiers Culotte, Makaya-Makaya (qui veut dire en langue locale feuilles-feuilles, cela pour signifier que c'est une forêt très touffue), Mbota, Mbota-Louissi, (respectivement du nom des rivières, petits affluents de la Songolo) et Nkouikou.

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07 février 2006

MITTAL STEEL-ARCELOR

Affaire Mittal Steel Arcelor

L’Europe mise à nu

Récemment à la fin du mois de janvier. La levée de bouclier générale dans toute l’Europe face à la tentative d’OPA initiée par l’Indien Mittal Steel sur le leader européen de la sidérurgie Arcelor a montré qu’en matière d’économie soit disant libérale et ouverte que l’Europe était toujours dans sa vieille idéologie impérialiste « ce que l’un gagne  l’autre le perd ».

L’économie mondiale étant depuis longtemps mondialisée, les capitaux avec, fait que les réflexes protectionnistes n’ont plus leurs efficacités, selon les théories du 19ème siècle au début de la révolution industrielle en Anglettere.

La théorie de Michael Porter qui prônait l’économie gagnant-gagnant pour toutes les Nations du Monde semble être infirmer suite à l’irruption sur la scène économique mondiale de deux pays à fort potentiel démographique que l’on croyait cantonner à leur seul facteur d’avantage démographique, ces deux pays ont près de la moitié des habitants du monde. On croyait que l’Inde et la Chine allaient demeurés l’atelier du monde.

Ainsi la suprématie du « blanc » super intelligent et savant demeurerait intacte. Mais malheureusement pour l’Europe et pour le bien du monde, l’Inde et la Chine déstabilisent les marchés et les échanges mondiaux, du coup les clichés psychologiques pour les peuples dominés.

Du fait de leur croissance, ses deux pays tirent vers le haut les prix des matières premières stratégiques et seront obligés dans un avenir proche de s’approprier ses ressources en s’assurant de leur approvisionnement à la source.

D’où l’offensive Chinoise sur le continent africain et l’offensive Indienne sur l’est  Européen.

L’OPA de Mittal Steel sur Arcelor a aussi révélé plusieurs choses essentielles.

Ø      Le Nord (Etats-Unis et Europe) n’est pas prêt a joué franc jeu en ce qui concerne le libéralisme dont il se fait champion. En somme les marchés mondiaux sont souvent dans le sens où seul le Sud doit recevoir et non le Nord.

Ø     Pour une matière première stratégique, il veut s’assurer la suprématie mondiale, par tous les moyens quitte à tuer des populations du Sud attitude purement impérialiste. C’est le cas de la France qui pour s’assurer son indépendance énergétique a bafoué ses principes moraux au Congo dans l’affaire ELF en 1997 en soutenant un coup d'Etat.

C'est aussi à cause de ça que les ivoiriens soupçonneraient la France et la communanuté de manque de sincérité.

Ø      Autre part le Nord accepterait très difficilement que les entreprises ou les investisseurs originaires du Sud prennent possession de leurs entreprises par le jeu de la finance institué par ce  même Nord.

Ø      Ainsi il y aurait une liste de quinze industries stratégiques que le Nord ne voudrait jamais laisser aux mains du Sud et dans cette liste, il y a l’acier qui rentre dans la fabrication des armes de guerres, avions, trains, machines, automobiles, bateaux et autres industries lourdes de base.

C’est pourquoi l’OPA de Mittal Steel qui n’a fait que le jeu de l’économie ultra-libérale imposée au monde entier par le Nord a soulevé cette levée de bouclier et est mal vue par le Nord.

Quels enseignements les Africains peuvent-ils tirer de cette affaire ?

-         La première c’est que le Nord défendra avec acharnement sa position dominante sur l’échiquier économique mondiale.

-         La seconde, Ce qui revient à dire que l’Afrique ne s’en sortira qu’en adoptant une stratégie qui prenne en compte cette attitude( évoquer ci-dessus)

-         La troisième, du fait que le Nord dans le jeu de dupe et son attitude impérialiste chercherait à se donner bonne conscience.

Il existerait toujours une marge de manœuvre qui pourrait permettre à l’Afrique de comprendre et respecter ses intérêts économiques ; J’entrevois à la portée des Africains qui est celle de jouer sur la possibilité qu’offrent les marchés financiers mondiaux.

En effet les Africains part les biais des fonds d’investissement peuvent sur place boursière comme New-York, Londres, Paris, Madrid, Amsterdam, Frankfort s’acheter des sociétés qui exploitent des matières premières en Afrique. Par exemple l’Etat de Côte d’ivoire peut s’acheter des parts des leaders mondiaux du cacao ou du chocolat. L’Etat du Congo avec les miettes des royalties du pétrole pourrait s’acheter une partie du capital de Total sur la bourse de Paris. Il en est de même pour les autres matières : fer, cuivre manganèse. Cette possibilité est du domaine du réel et non pas de l’économie-fiction.  Par Mouélé Kibaya d'autres textes sur http://lepangolin.canalblog.com

   

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05 février 2006

Pointe-Noire

Pointe-Noire : de 1959 à 1992

Pointe-noire ayant cessé d’être la capitale du Congo au plan politique, va garder sa place de première ville économique du pays avec ses usines, son port, ses ateliers du chemin de Fer Congo Océan.

Au niveau de l’administration cette ville va perdre son autonomie, toutes les décisions en ce qui la concerne vont émaner des autorités de Brazzaville.

On verra plus tard les conséquences de ce transfert de compétences.

Le gouvernement de 1961 va commander un plan directeur pour la ville.

Avant d’analyser la deuxième partie de l’évolution de Pointe-Noire, voici en résumé les dates principales en ce qui concerne le destin de cette ville.

1961, publication du plan directeur conçu par Arsac et Guerin.

1962, premier document écrit sur la ville : création des symboles de la ville.

1966, subdivision en trois arrondissements de la commune.

1973, nouveau plan directeur de la ville dit plan Tchec et Congo objectif 2000, mais jamais publié, population de base estimée à 153.000 habitants.

1980, conception d'un nouveau plan directeur par le centre de Recherches et Techniques de l'Habitat (CRETH), population de base 195.000 habitants.

1982, adoption par l'assemblée nationale du peuple et le gouvernement du plan directeur du CRETH.

1986, Pointe-Noire atteint une croissance spatiale de 5.800 hectares, soit une densité de 50 habitants au kilomètre carré.

1990, Pointe-Noire représente à elle seule, 17 % de la population totale du Congo, avec une croissance démographique de 6,2 % l'an.

1992, la ville atteint la barre de 500.000 habitants.

1992, élections municipales et législatives.

1994, en Mai-Juin, adoption de la loi dite de décentralisation.

Croissance et consommation de l'espace

Depuis sa fondation, Pointe-Noire a connu un très fort taux d'accroissement de sa population, 4,5 dans les premières années jusqu'en 1990. Cette croissance fulgurante est simplement due à une évolution démographique de 2000 habitants à sa création, la ville compte aujourd’hui près d’un million d’habitants.

La caractéristique essentielle de Pointe-Noire, c'est son développement urbain extensif qui a pour conséquence la consommation incontrôlée de l'espace. Cette forte consommation de l'espace, est aussi due au mode de construction qui privilégie l'extension en horizontal, pour la grande partie de la ville, c'est-à-dire toute la partie Est. La ville en moins de 50 ans a grandi de façon exponentielle. Elle a consommé toutes ses terres et sortie de ses limites originelles.

Cette croissance se fait en plusieurs étapes, surtout pour les quartiers de la cité. 

Pour le centre la consommation de l'espace est encore équilibrée. 

Croissance et consommation de l'espace selon les périodes 

Dans un premier temps nous allons analyser l'évolution spatiale des terres, et des paysages. Après l'analyse se portera sur les dynamiques internes de différents tissus urbains, toujours à partir du découpage spatial. 

Nous avons divisé cette croissance en dix périodes, c'est-à-dire, les périodes suivantes : 

·       1/ période de la naissance 1922 à 1931 

·       2/ période en 1931 

·       3/ période 1936 à 1945 

·       4/ période 1945 à 1950 

·       5/ période 1950 à 1955 

·       6/ période 1955 à 1960 

·       7/ période 1960 à 1970 

·       8/ période 1970 à 1990 

·       9/ période 1990 à 1992  

Pointe-Noire de la fondation à 1931 

La ville est fondée en 1922, la ville n'est pas encore une agglomération, car pour l'heure, l'essentiel du trafic avec l'extérieur, se fait encore avec Loango à une quinzaine de kilomètres de là. 

Pointe-Noire ne doit son implantation que par la perspective de la construction du port et du chemin de fer, en fait n'est encore qu'un camp de chantier. 

Les chantiers du port et du chemin de fer viennent à peine de débuter les travaux. 

il n'y a pas encore d'implantation définitive des populations, mais dès l'année 1923, on commence à penser à l'aménagement de la ville. 

C'est ainsi que dès 1924, POINTE-NOIRE va avoir son premier plan directeur de développement. Ce plan va consacrer la division en deux de la ville, la zone européenne et la zone indigène. Dans ce premier plan, seule la partie européenne a véritablement le visage d'une cité.

La gestion foncière est réglée par les dispositifs du code foncier noir dans les colonies 1920, ce code foncier va reconnaître le droit coutumier, sur la base de la notion que la terre non fertile n'appartient à personne individuellement mais seulement à toute la communauté. Toute la partie du centre-ville actuelle étant une zone des marécages et difficile aux travaux agricoles, et vide de populations (sauf le petit village Ndjindji), Les colonisateurs français avaient pris le soin de ne pas entrer en conflit avec les autochtones. 

La division de la ville était justifiée, le développement de la partie européenne autour du port et du chemin de fer (avec la gare centrale), le développement des africains à partir des villages en l'occurrence celui de Tié-Tié (première gare du chemin de fer au kilomètre 15). 

En cette période, la ville se cherche encore, commençant son peuplement démographique, au départ ce sont les travailleurs pour les deux grands chantiers (C.F.C.O. et port), la population atteint  3000 habitants en 1928. 

Pointe-Noire en 1931 

Selon Pierre Vennetier, POINTE-NOIRE, est encore un semis de constructions éparses parmi le quadrillage des rues en terre que l'on commence à empierrer. 

pour notre part si l'on regarde la carte de POINTE-NOIRE de cette année, on voit très bien que la ville était tout simplement constituée du centre-ville actuel pour l'essentiel et la ville se terminait à l'actuel rond point du marché central. 

On pourrait dire que la ville (actuel centre-ville) était seulement la ville européenne. La ville était complète dans son organisation c'est-à-dire les zones de production et les zones résidentielles avec écoles, terrains de sport. Le port n'étant pas encore achevé. 

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Pointe-Noire en 1936 

Avec l'achèvement du port et du chemin de fer en 1934, et l'installation de la société coloniale d'électricité. la ville va connaître une certaine vitalité dans ces activités. 

Il va avoir l'arrivée des populations du pays, cette période sera celle du développement de la cité. 

L'hôpital sera construit, le marché s'agrandit, c'est la formation de la première couronne. 

Le premier quartier à être loti sera le camp chic, fait des maisons de la SCIC. ces maisons sont construites sur des parcelles d'environ 250 m². elles comprennent pour essentiel deux chambres à coucher, un petit séjour, une douche, un W-C. et une cuisine. 

le centre-ville va connaître une relative densification par l'occupation des terrains vides contenus dans le tracé directeur. 

le quartier Ndjindji va se densifier le long des grands axes, il n'y a pas des nouvelles voies. 

Les constructions sont encore sommaires, peu de constructions à plusieurs étages, presque pas. Les constructions ont en moyenne rez-de-chaussée.

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CARTE DE LA VILLE EN 1936 figure 1

Au niveau du paysage urbain, on note peu de changement dans la physionomie de la ville. 

par contre le développement économique se traduit par la densification du quartier du port. On poursuit la progression de la ville vers l'Est, par la construction du chemin de fer Kouilou, cela pour joindre Loango. 

La construction de l'hôpital général sur l'un de grands axes, va introduire à la ville le découpage en îlot. Il va y avoir la quatrième avenue du quartier de l'évêché. 

le développement spatial de cette partie  va se faire désormais de l'Est vers l'Ouest.

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03 février 2006

Gouvernants et gouvernés

Il est clair que la démocratie ne doit être ni une simple technique politique, ni une société productrice de jouissances, ni celle où les citoyens se contentent de choisir ceux qui décidéront en leur nom. On ne peut pas résoudre le problème de la coexistence harmonieuse et équilibrée entre tous par le simple processus de l'élection. L'électeur est considéré comme souverain, mais souverain de quoi? En lui donnant la possibilité d'élire un maire, un député, un chef d'Etat, on ne lui demande pas ce qu'il veut, mais qui il veut. On lui permet de se débarrasser sur quelques-uns de ses devoirs et de ses responsabilités envers le groupe. En mettant un bulletin dans l'urne, il acquiert une forme de bonne conscience : il a le sentiment d'avoir fait son devoir de citoyen, et d'être conséquemment gouverné comme il le souhaite. Il n'y a donc plus aucune nécesité pour lui d'infléchir la vie collective par des actions supplémentaires. Il peut s'endormir. d'ailleurs, dans beaucoup de cas il désire être gouverné et non gouverner. L'éducation à la démocratie passe aussi par la compréhension de cette nuance fondamentale.  par  Philippe Augier "Le citoyen souverain éducation pour la démocratie" Unesco 1994 Paris

Commentaire de Mouélé Kibaya

Ce court extrait montre un élément fondamental de la soumission volontaire celui du choix gouverner sa vie ou bien la confier à d'autre. Et c'est ce qui se passe en Afrique où  le dictateurs maison obtiennent la soumission volontaire des populations qu'ils dominent "vous m'avez élu regardez je ne suis pas un usurpateur de votre souveraineté". Pour mieux s'assurer de la soumission totale de tout le monde. C'est pour  cela qu'il se font élire à près de 100% des votes, pour dire que toute la population est d'accord avec moi, du totalitarisme sans commune mesure. Les  oppositions africaines feraient mieux de ne jamais participer laisser ces dictateurs être seul candidat. Oui bien sûr il y aura toujours certaines personnes soumises pour se présenter, mais si elles ne sont pas crédibles, cela pourrait éveiller la conscience des opprimés.

d'autres textes http://lepangolin.canalblog.com

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02 février 2006

Les différentes sortes de pouvoir

Les différentes sortes de pouvoir (2)

a) le pouvoir de dissuasion

Dans d’autres pays l’asymétrie du pouvoir peut être accentué, dans le cas où l’une des parties qui a le pouvoir de structure ou de position cherche à dominer l'autre partie, à ne plus respecter le contrat, en ce moment on sort de la  Démocratie. Le pouvoir devenant dictatorial est obligé de dissuader toute velléité d’opposition, de rébellion  et rééquilibrage du « contrat social ».

Ce type de pouvoir est qualifié de pouvoir dissuasif. C’est celui qui caractérise plusieurs pays d’Afrique sinon tous à quelques exceptions près.

Au Congo par exemple, le pouvoir dissuasif peut être illustré par les actes de l’actuel détenant du pouvoir  du fait de sa facilité à utiliser les armes pour éviter de répondre à résoudre les asymétries sociales qu’il crée. Il dissuade toute tendance pour un positionnement du pouvoir national de l'ensemble du Congo vers un consensus. Ceux qui veulent dominer les autres, comme les colons français, ont  volontairement divisé le Congo en plusieurs parties non égales, par une fausse hiérarchisation des communautés la composant. Les classes sociales ici sont représentées par les groupes dit ethniques et pour maintenir le déséquilibre, le discours politique se remplit par les vocables comme celui d’unité nationale sur la base d’une vraie fiction sociale : le tribalisme ou l’ethnisme.

Le trait essentiel du pouvoir dissuasif c’est qu’il parvient au consensus par la soumission, or en droit, n’importe lequel, ainsi que dans l’ordre des choses, aucun contrat ne peut être consensuel et durable si l’une des parties du contrat se sent lésée. « Un peuple est toujours considérable » comme le dit si bien Pierre Akendengué et ne peut indéfiniment se laisser léser et spolier. Toute forme d’oppression à une fin car contraire à la vie.

L’obtention de la soumission dans une situation de pouvoir dissuasif se fait toujours par la violence explicite ou implicite. A ce niveau-là tout dépend de l’intelligence de celui qui est en position dominante, déterminant de ce fait l’échelle et le degré de violence. On a une palette de pouvoir dissuasif qui va de l’autocratie, passant par la dictature pour finir à la tyrannie. 

Le pouvoir dissuasif non seulement utilise la violence physique, mais aussi la violence morale, psychologique et matérielle. Il empêche tout épanouissement de l’individu en le dissuadant d’affronter la mort. Ceux qui détiennent le pouvoir suprême en Afrique dissuadent toute velléité de liberté en brandissant le spectre de la mort à toute remise en cause du déséquilibre. La plupart des esprits se sont résignés à cause de cette peur de la mort « ne fais pas la politique, tu vas mourir ». L’impunité qui est sciemment organisée, dans la plupart des pays d’Afrique, participe à une politique de soumission de ces peuples.

Au Congo par exemple, depuis 1997 la permanence d’une guerre incivile dans la région du Pool est voulue dans le seul but de soumettre l’ensemble de tous les Congolais à l’oppression exercée par celui qui détient la position dominante du  pouvoir Congolais.

Pendant longtemps ce dernier s’est arrangé à dissuader de manière implicite les Congolais à parvenir à une liberté matérielle, au prétexte que « le Congolais n’est pas compétent pour le commerce et l’industrie » seul l’étranger est travailleur, et pourtant ce sont les mêmes congolais qui exercent ailleurs. Pour appuyer cette dissuasion, la dictature  sous couvert de marxisme exigeait de certificat de moralité aux candidats congolais qui voulaient ouvrir une échoppe ou un commerce. L’enquête était menée par les services secrets d’Etat, tandis que dans le même temps n’importe quel étranger ouvrait facilement une boutique ou installait une industrie. Cette dissuasion était faite pour pouvoir soumettre le Congolais, et ce n’est pas étonnant que près de cinquante ans après son indépendance que l’on ne récolte pas toujours du sel  de table dans ce pays situé au bord de la mer, que l’on importe des légumes et autres aliments pour un pays bénéficiant des grâces de la nature, il pleut en moyenne dix mois sur douze et les terres sont à 98% fertiles. Le maintien de la pauvreté des Congolais contribue à leur soumission. Et ce n’est pas un hasard si tous les pays pétroliers d’Afrique ont des taux élevés de pauvreté avoisinant les 70 à 80% de leur population globale.   (Voir rapport banque mondiale )

à suivre....................................                                                               

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01 février 2006

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Les causes de la soumission volontaire 3

Dans la quête de la réponse à cette question, je viens vous livrer un texte qui parle de la mystique du pouvoir. En effet à entendre les Africains, si les dictateurs maison sont en place c'est parce que ces derniers ont des pouvoirs surnaturels qui leur permettent de dominer, voilà une première réponse à la grande question de Hannah Arendt. La réponse de Hannah Arendt qui s'inscrivait elle dans le discours sur la servitude volontaire se trouve confortée. Les opprimés sans le savoir ont accepté leur condition. Il nous s'agit de voir comment on aboutit à la soumission volontaire.

Le texte du Docteur Mohamed Chaouki Zine, que je vais vous donner à lire, que j'approuve vous éclairera sur cette composante du pouvoir. A la prochaine livraison je viendrais illustrer ce texte, je compte sur vous pour m'en envoyer. Je vous souhaite bonne lecture.

" Mystique et mystère du pouvoir, Michel de Certeau et Michel Foucault "

Par: Dr. Mohamed Chaouki Zine

Trois notions s'imposent et nécessitent une analyse approfondie. Il s'agit de " mystique ", " mystère " et " pouvoir ". Y a-t-il un rapport étroit entre ces notions ou bien s'agit-il simplement d'une quête impossible de trouver un lien plus ou moins implicite ?

La question consiste, en effet, à délimiter les termes pour bien élucider les rapports conceptuels, les transpositions possibles et les implications réciproques. Michel de Certeau (1925-1986) et Michel Foucault (1926-1984) sont deux historiens bien connus dans la pratique historienne. Le premier dans l'histoire des croyances et, généralement, la mystique et le second est de discerner la production du discours par l'élaboration des pratiques non discursives à travers chaque période épistémique. Le premier, membre de l'école freudienne fondée par Jacques Lacan, s'intéresse aux stratégies des institutions du pouvoir en parallèle avec les arts de faire tacticiens. Il est, par ailleurs, l'architecte de l'énoncé mystique. Le second, un simple " lecteur " disait à ceux qui cherchaient vainement à lui assigner une place dans l'institution de l'ordre. Il n'a pas cessé de mettre en valeur sa philosophie du possible " Comment et jusqu'où il serait possible de penser autrement ?". Il s'intéresse, plutôt, à l'ensemble des procédures qui produisent le discours sur la folie, la prison, le sexe, le pouvoir au moment de l'élaboration théorico-pratique du savoir occidental. Qu'est-ce que la mystique ? Qu'est-ce qu'on entend par pouvoir ? Y a-t-il un rapport de type " mystérieux " qui les caractérise ? Par quel moyen et pour quel but les initiations mystiques et les dispositifs du pouvoir se forment-elles et se donnent à voir ? La mystique, selon Michel de Certeau, est liée à la voix, à la parole ou à la fable (1). Elle est la science de la seule probabilité de l'autre ou, mieux dire, une " mysticologie " de croire à l'autre et à l'altérité, anonymes et imprévisibles. Devient mystique, celui qui se détache de l'institution. Mais comme nous allons voir, la sphère de la mystique est structurellement et fonctionnellement identique à celle de l'institution. Il s'agit d'une pratique exercée sur le corps afin d'avouer son secret (d'où l'étymologie de " mystique " qui se rapporte au " mystère " et au " secret ") sous la torture et les pratiques de l'exclusion (comme le cas du corps interné tel que Foucault avait si bien analysé).

L'espace et l'enjeu du visible

L'organisation de l'espace comme instrument utilisable pour discipliner et assujettir les corps donne aux dispositifs du pouvoir leur raison d'être. Foucault montre les fonctionnements d'un pouvoir opaque et omniprésent dans chaque énonciation, c'est-à-dire l'acte de sujet à l'insu de son énoncé ou, selon le mot si cher à de Certeau, " arts de faire " stratégiques et tacticiens détournés et transposés par les ruses de la masse. Le pouvoir est partout là où l'acte épuise son énergie d'actualisation et de mouvement. Il n'est ni hiérarchique ni diagonal impliquant ainsi un dominant et un dominé, mais plutôt machinal, voire aléatoire qui fonctionne grâce à sa capacité de distribuer, classer, analyser et individualiser dans l'espace tout objet donné. Foucault isole le geste reproduit de son cadre discursif afin d'organiser l'espace visible pour qu'il soit un réseau de contrôle individuel et collectif. La répétition permanente et rythmique (2) des procès qui amplifient et perfectionnent le geste, organisent par ailleurs le discours qui articule la naissance de ce qu'on appelle " les sciences humaines ". Cette articulation est l'effet d'une organisation rationalisante qui a caractérisé l'âge des Lumières (Aufklärung), c'est-à-dire les processus de la rationalisation de la société et les rapports étroits entre les divers expériences comme la folie, la mort, le crime et la sexualité et les diverses technologies du pouvoir. Foucault décrit dans un texte suggestif la généalogie du pouvoir pastoral caractérisé par la métaphore Berger-Troupeau. La relation entre le pasteur et son troupeau et foncièrement d'affinité et de contrôle. Le pasteur rassemble, guide et conduit son troupeau dont la préoccupation est de connaître le troupeau dans son ensemble et en détail. Il s'agit de dévouement pour le pasteur, car tout ce qu'il fait, il le fait pour le bien de son troupeau. Le pouvoir pastoral suppose donc une attention individuelle et singulière à chaque membre du troupeau. La relation exprime, en effet, la soumission du multiple (les brebis) à l'un (le berger). La conception chrétienne développe l'idée selon laquelle le pasteur doit rendre compte non seulement de chacune des brebis, mais aussi ses actions les plus infimes et ses intentions les plus intimes. Ce n'est pas uniquement le rapport externe et dans les limites du visible entre le pasteur et ses brebis, mais aussi la capacité du premier de deviner le secret de chaque membre du troupeau (une conséquence morale concernant les péchés et le repentir). Ceci suppose une relation de dépendance individuelle et complète entre le pasteur et ses brebis. Bien que cette métaphore montre lucidement la formation généalogique du pouvoir pastoral, elle met particulièrement l'accent sur l'art de gouverner. D'où les études qui ont été esquissées aux XVIII et XIX siècles dans le dessein de théoriser " la raison d'Etat ". L'art de gouverner comme tâche séculière prend pour modèle l'arrière-plan sacré de la relation Dieu-Créature. La police (entendons par là une technique de gouvernement propre à l'Etat, des domaines, des techniques et des objectifs qui impliquent l'intervention de l'Etat) veille au " vivant " et s'occupe de la religion ou la qualité morale de la vie. Foucault considère les " sciences de la police ou la politique " (Polizeiwissenschaften) à la ......................................

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